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Full text of "Traité élémentaire du blason"

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GeMHALOGY COLL^CTTOW 



ALLEN COUNTY PUBLIC LIBRARY 




1833 01 



756 2619 



Digitized by the Internet Archive 

in 2010 with funding from 

Allen County Public Library Genealogy Center 



http://www.archive.org/details/traitlmentOOIabi 



ALPHONSE LABITTE 



TRAITE ELEMENTAIRE 

V 

DU 

BLASON 



i; Le Blason est la langue la plus 
étendue, la plus riche, la plus Jitji- 
cile de toutes ; une langue rigoureuse 
et magnifique, ayant sa syntaxe, sa 
grammaire, son orthographe, j 

« Granier ce Cass\gnao, » 




2.^ rnf^;'. 



. PARIS 

LIBRAIRIE DE LA SCIENCE EN FAMILLE 

CH. MENDEL, éditeur 
i/S, — Ri^e SAssas, — iiS 



1893 



TOUS DRC'TS PEiCFVÉS 



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TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



DU 



BLASON 



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Du même auteur : 



LES MANUSCRITS 



L'ART DE LES ORNER 

UN FOUT VOLL'ME IN-8° JKSCS, SORTI DES PRESSES DE l'iMPRIMERIF. 
CHAMEROT ET RENOL'ARD 



Ce bel ouvrage est divisé en trois livres : i<» Aperçu géné- 
ral sur les manuscrits et leur ornementation à toules les 
époques; 2" Descriptions, fac-similés et spécimens de 
manuscrits depuis le viii^ jusqu'au xvu<= siècle ; 3° Enlu- 
minure moderne. 

300 Reproductions de Miniatures, Encadrements, Bor- 
dures, Jniliaies et Ecritures accompagnent le teste. 

11 est superOu d'ajouter quelle importance aura cet 
ouvrage auprès de toules les personnes qui ont le goût 
et s'mtéresscnt à ces beaux; monuments légués par le 
moTcn âge; aux styles, à l'ornementation, à la miniature. 
à l'enluminure, etc., etc. En écrivant ce livre, l'auleur a 
cherclic i metlre à la portée de tous : amateurs, artistes, 
libraires, etc., et d'une maiiièi-e ab=iolumont pratique, les 
nombreu.x ducumputs qu'il a èlé i'i ttiOme de recueillir, afin 
d'en oltrir au public un assemldage aussi rationnel que 
possible, pouvant Im servir de guide instructif et facile pour 
la connaissance des époques. 

Broché, couverture en couleurs, prix : 20 francs. 

Il a été tiré de cet ouvrage 10 exemplaires nuinérolés à 
la presse, sur papier du Japon, de la manufacture impé- 
riale de riuselsu-Kioku, à Tukio. Prix : 100 Irancs. 



Pour paraître prochainement : 
LA MINIATURE & L'ENLUMINURE 

TRAITÉ PRATIQUE 



Orné de planches démonstratives et renfermant les 
meilleurs procédés pour le travail sur iv(>irc et sur vélin ; 
l'application des urs et des bronzes, les reliefs. los bruui-i et 
les ciselures, et en général tout ce qui concerne les pein- 
tures à l'eau, gouache et aquarelle, et tout ce qui a rapport 
aux arts si charmants et si délicats dcja miniature et de 
l'ealumiiiurc. 



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Alphonse LABITTE 



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TRAITE ELEMENTAIRE 



DU 



BLASON 



PARIS 

CH. MENDEL, éditeur 
ii8, — Rue d'Assas, — ii8 

1892 

TOrS DROITS RÉSERVÉS 



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AVANT- PROPOS 



M. Granicr de Cassarjuac écrivait dans la Revue 
de Paris en ÎS38 : « Le Blason est la langue la 
plus étendue^ la plus riclie, la plus difficile de 
toutes; une lanfjue rigoureuse et magnifique, ayant 
sa Sgntaxe^ sa Grammaire, son Orthographe. » 

L'Art du Blason consiste à lire et à écrire correc- 
tement dans cette belle langue. 

yous pensons être utile et rendre service à tous 
ceux qui désirent s'instruire dans la pratique des 
Armoiries, à la jeunesse studieuse, privée aujourd'hui 
de cet enseignement supérieur et pourtant si nécessaire, 
en leur offrant une Méthode simple et facile, à l'aide 
de laquelle ils puissent acquérir en peu de temps 
tontes les connaissances concernant le Blason. 

Alphonse Labitte. 



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TABLE DES CHAPITRES 



Pages. 

Origine des Armoiiies 1 

Des Émaux j 

Des principales Pièces d'Armoiries 1 o 

Des Écus 17 

Des Charges. Des Pièces honorables ordinaires.... 37 

Des Pièces honorables sous-ordinaires 43 

Généralité des Figures 57 

Des Meubles d'Armoiries 60 

De la place des Meubles 73 

Des Figures 79 

Des Astres 81 

Des Quadrupèdes 8-i 

Des Oiseaux » 98 

Des Insectes 107 

Des Poissons 107 

Des Reptiles 109 

Des Montagnes ; 1 10 

Des Fleurs, .arbres, t^ruits, etc IH 



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TABLE DES CHAPITRES 



Des Figures artiliciellos 

Des Figures chimériques ou de fantaisie 

Différents termes qu'on emploie en Blason 

Des Timbres 

Casques ou heaumes 

Des Pavillons 

Des Tenants et Supports 

Des Devises et des Cris de guerre 

Dictionnaire abrégé des termes employés dans le 

Blason 

Quelques Armoiries avec leur lecture 

Comment doivent se faire les Empereurs, Rois, Ducs, 

Marquis, Comtes, etc 



Pages 

121 
143 

i;.7 

164 
168 
168 
172 

173 



263 



Aiciç-?ur Aube. — luip. L. FatJiojT, 



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TRftlTÉ ÈLÉNlENTfllRE 



DU 



BLASON 



ORIGINE DES ARMOIRIES 



Considérées comme des signes guerriers servant à 
reconnaître, au milieu des comljats, une nation, une 
tribu ou un chef, ics armoiries remontent à la plMs haute 
antiquité. A une époque où les uniformes étaient incon- 
nus, où souvent larmure cachait corps et visage, il était 
nécessaire que les chefs pussent se faire reconnaître par 
quelques marques distinctives, à leurs soldats. Aux 
temps les plus reculés, on trouve de nombreux exemples 
de ces images allégoriques. Homère, Virgile, Euripide, 
Valèrius, etc., nous représecitaient leurs héros portant sur 
leurs boucliers et sur leurs casques divers emblèmes ; les 
Romains, après eux, font un- usage multiple de ces figu- 
res, symboles ou enseignes ; les Égyptiens, les Assy- 
riens, les Mèdes, les Hébreux, les Carthaginois s'en ser- 
vaient également. Il ne faudrait pas cependant en conclure 
que les hommes de ces temps héroïques et fabuleux aien 



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2 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

conru l'usage dos armoiries comme institutions de 
noblesse et qu'elles fussent, pour eux, un héritage 
conservé de père en fils, d'honneur, de courage ou de 
vertu. Elles ne furent, selon nous, que des marques mili- 
taires et des signaux employés à se reconnaître dans les 
combats. 

C'est à l'époque des Croisades qu'il faut faire remonter 
l'origine des armoiries se transmettant par hérédité. Elle 
prit, dès son début, un grand développement en France, 
et s'étendit bientôt en Allemogne, en Angleterre et en 
Italie. On voit des écus dans les sceaux de Louis le 
Débonnaire et de Charles le Cros ; les armoiries parais- 
sent dans les sceaux vers la fin du x" siècle, et plus 
fréquemment dans ceux du xr- siècle ; l'aigle ligure dans 
les sceaux des margraves de Lorraine (979 à 1037) et sur 
le drapeau (adlers fahnc) du palais impérial à Aix-la- 
Chapelle (977). 

Au moyen âge, le droit de porter des armoiries n'était 
pas réservé exclusivement à la noblesse ; sans parler des 
villes, des églises et des diverses corporations, beaucoup 
de familles bourgeoises partageaient cette distinction : 
les artistes et les ouvriers avaient leurs monogrammes ou 
quelque marque particulière qui servait à les distin- 
guer (1). En sont témoins les nombreux exemples qu'on 
en trouve sur les monuments sépulcraux du moyen âge. 



(1) Dans un ouvrage intitulé : Wolanslandige Adelszierde, dns 
ist, Scue Anleilung zu der Sogenanten, Herald oder Waypen- 
Kunst, L'im, 1694, page 4, il est fait mention expresse des marques 
et des écussons dont les autorités permettaient l'usage aux ouvriers 
marcLands et bourgeois de certaines villes. 



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DU BLASON 6 

Les signes employés pour rappeler et perpétuer les 
actions les plus mémorables <les guerriers, images et 
syiLboles qui caractérisent l'imagination à la fois hardie 
et naïve de la noblesse féodale, par leur diversité et leur 
nombre, créèrent cette langue particulière quieutbesoin, 
pour être bien comprise et correctement interprétée, des 
héraults spécialement chargés d'en maintenir les règles 
établies. 

Voici, d'après Lacépède, dans son Hictoire de l'Europe, 
quelques-uns de ces signes hiéroglyphiques. La croix 
simple ou double, bordée, dentelée, crénelée, ouvrée, 
pâtée, fleurdelisée, paraissait sous différentes formes et 
retraçrJt les combats livrés pour conquérir la cité sainte. 
Un palmier rappelait l'Idumée ; une arche, un pont alta* 
que ou défendu avec valeur ; une tour, un château pris 
de force; un casque, une armure enlevée à. un ennemi 
redoutable; une étoile, une attaque de nuit; un glaive, 
un combat singulier; un croissant, la défaite d'un musul- 
man terrible ; un pal, une bande, une barre, un chevron, 
des palissades, des barrières renversées ou détruites ; un 
lion, un tigre, le courage indomptable ; un aigle, la bra- 
voure sublime. Voilà l'origine de tout le système des 
armoiries. 

On fait dériver le mot Blason de l'allemand blasen, qui 
signifie sonner du cor, parcç que le hérault d'armes son- 
nait du cor pour annoncer l'entrée d'un chevalier dans 
l'enceinte d'un tournoi et proclamait la forme et la qua- 
lité de ses armoiries. 



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DES EMAUX 



Comoie nous venons de le dire, les figures employées 
siu* les armes ov' armoiries se composaient de signes se 
rapportant à. quelque action éclatante de celui qui les 
portait, ou elles étaient simplement composées de sujets 
pris dans la nature ou purement imaginaires ou de con- 
vention. 

Elles étaient représentées généralement par des métaux 
et des couleurs, et comme ces dernières n'auraient pu 
résister aux injures du temps, on les émaillait pour leur 
donner plus de durée, ce qui leur a fait donner le nom 
d'émaux. 

11 y a, dans la composition du Blason, 2 métaux, 
o émaux et 2 fourrures. 

Les métaux sont : l'or (jaune), Vargent (blanc). 

Les couleurs sont : Vazur (bleu), le gueules (rouge), le 
sinople (vert), le sable (noir), et le pourpre (violet). 

Les fourrures sont : le vair et l'hermine. 

Outre ces désignations, il y a la couleur de carnatim 
pour les figures, le corps humain, etc., la couleur natu- 
relle pour la terre, les animaux, les plantes, etc. Enfin, de 
l'hermine on forme la contre-hermine, et du vair le contre- 
vair, et avec l'or on a fait le vairc, contrc-cairé d'or. 

En gravure on est convenu de représenter les émaux. 



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TRAITE ELEMENTAIRE 



savoir : l'or, par un grand nombre de petits points (fig. 1) ; 
l'argent, tout l>Ianc (fig. 2} ; l'azur, par des lignes hori- 
zontales (tig. 3) ; le gueules, par des lignes verticales 
(tig. 4); le sinople, par des lignes diagonales à droite 




Fi:;. 1. Or 



Fis 2. Arsent 





Fis;, 3. Az 



Fij. -t. Gueule 



(fig. 5); le sable, par des lignes horizontales et verticales 
qui se croisent ((ig. C) ; le pourpre, par des lignes diago- 
nales à gauche (fig. 7}; le vair (1), par l'azur chargé de 



(1) Le vair, comme la belelle, a le veatre Irès blauc, miis sou 
dos est d'ua gris bleu cendré. 



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- DU BLASON 7 

petites pièces d'argent en forme do clochettes renversées 
(fig. 0) ; l'hermine (I). par l'argent chargé de mouche- 
tures de sable (fig. 8). 





Fiç. 5. Sinople 



Hs. G. Sable 





Fij. 7. Pourprp 



Fig. 8. Hermine 



(1) L hermine, dont le pelage est d'un blanc incmacplé en hiver, 
sert généralement île fourrure aux souverains. Les armoiries des 
ducs de Bretagne ont, dès le début du Blason, contenu l'hermine. 



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TRAITE ELEMENTAIRE 



Comme on le voit, la contre-hei-mine est formée de 
sable semé d'hermines d'argent (fîg. 10); le contre-vair 
en aboutant à leur base les cloches ou en les opposant 
les unes aux autres (fig. 1 1). 





Kig. 0. \'air 



Fi;:;. JO. Contre-IIcriniue 



3 F=j ^^ ^ 




Contre-Vair 



Fis;. 12. 
Vairé, Contre-Vairé d'or 



A ces différenls termes, il convient, pour le blason 
étranger, d'ajouter deux autres couleurs : ïorangé et la 
sanguine représentée par des lignes diagonales tirées du 
chef gau';he à la base droite de l'écu et croisées par des 
lignes horizontales ; la sanguine (rose) par des lignes qui 



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DU BLASON 9 

se croisent diagonaleinent du chef gauche de l'écu à sa 
base de droite, et du chef de droite à sa base de gauche. 

Il est uoe règle absolue dans le blason de ne jamais 
placer couleui' sur couleur ni métal sur métal. Ce serait 
une faute non seulement grossière, mais qui ne doit 
jdmais exister, de mettre un lion d"or sur un champ 
d'argent, ou un aigle de gueules sur un fond d'azur (i). 

Voici ce qu'un auteur ancien (2) nous apprend sur les 
significations des divers émaux employés en armoiries : 



De l'or 

Le premier lieu, et toute preeminèce a esté de tout 
temps donnée à l'or pur et fin, estant seul ordonné (par 
les Anciens) pour les nobles, et n'estoit permis à aucun de 
porter l'or, ne dorure, s'il n'estoit noble ou chevalier. Ce 
que les Romains ont longtemps observé depuis. Et ce 
pour autant qu'il est le plus noble, et le meilleur de tous 
les métaiLX. 

En blason d'armoiries, des Vertus, il signifie Fo\', Force, 
et Constance. 

. Des sept planètes, il représente le Soleil, le plus beau et 
noble luminaire, auquel sont comparez les justes perse- 
\érans et la Loy et crainte de Dieu* 

Des douze signes, le Lyon. 



(1) Exceplioa principale est faite pour les armes à l'enquerre. 

(2) Jérôme de Bara. Le Blason des Armoiries, Lyon, 1581. 

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10 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Dos douze mois, Juillet. 
Des iours de la sepmaine, le Dimanche, 
Des pierres précieuses, le Ghrisolite, dit topase. 
Des aages, l'Adolesence, 

Des fleurs, le Soulci, dit des Anciens, Héliotrope, l'Oeil- 
let d'Inde, et autres. 

Des nombres, un, trois, sept. 
Des uietaulx, sov-même. 



Argent 

L'argent en blason d'armes, des Vertus, signifie Espé- 
rance. 

Et est mis pour Pureté, Innocence, Hucailité, Beauté, 
Victoire, Félicité et Blancheur. 

Des sept planètes, il représente la Lune. 

Des douze signes, l'Escrevice. 

Des douze mois. Juin. 

Des jours de la sepmaine, le Lundi. 

Des pierres précieuses, les Marguerites dites Perles. 

Des quatre elemens, l'Eau. 

Des quatre complexions, le Flegmatique. 

Des aages. Enfance. 

Des fleurs, le lis et la Roze blanche et autres. 

Des nombres, deux ot onze. 

Des métaulx, soy-mème. 



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DU BLASON 11 

Gueulles 

Par lois expresses estoit ordonné des Anciens, que nul 
ne portast de gueulles en ses armes, s'il n'estoit prince, 
ou noble, ou par eux permis et ottroyé. 

En blason d'armes, de.- Vertus, signifie Charité. 

Et pour marque de Hautesse, Magnanimité, Vaillàce et 
Hardiesse. 

Des sept planètes. Mars. 

Des douze signes, le Mouton et le Scorpion. 

Des douze mois. Mars et Octobre. 

Des iours de la sepraaine, le Mardj. 

Des pierres précieuses, l'EscarboucIe, le Rubis, le Coral 
et autres. 

Des quatre eleniens, le Feu. 

Des quatre saisons, l'Automne. 

Des quatre complexions, la Colère. 

Des aages, Virilité. 

Des fleurs, le Girofle, ou Œillet, et Rozes rouges. 

Des nombres, trois et dix. 

Des métaulx, le Fer, duquel, du temps des Anciès 
Romains, se faisoyent anneaux, desquels on honoroit les 
vaillans soldats. 

Azur 

Azur, signifie en blason d'armoiries, des Vertus, iustice. 
Et représente Loyauté, Louange, Beauté, Clarté, Pureté, 
Scièce, Gentillesse et Renommée. 



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12 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Des sept planètes, Venus. 
Des douze signes, le Taureau et la Balance. 
Des douze mois, Avril et Septembre. 
Des iours de la sepmaine, le Vendred\-. 
Des piorres précieuses, le Saphir, le plus plaisant à la 
veuë après l'Esmeraude, etc. 
Des quatre elemens, l'Air. 
Des quatre saisons, l'Esté. 
Des quatre complétions, le Sanguin. 
Des aages, Puérilité. 

Des fleurs, les Aubissoins, et autres infinies. 
Des nombres, quatre et neuf. 
Des métaulx, le Cuivre, dont par art se fait de bel azur. 



Sable 

En blasons d'armes, le sable signifie des Vertus, Pru- 
dence. 

Et pour enseigne ou marc|ue de Constance, Patience, 
Simplesse, Douleur, Tristesse, et Fermeté. 

Des sept planètes, représente Saturne. 

Des douze signes, le Bouc et le Verse-eau. 

Des douze mois. Décembre el Janvier. 

Des iours de la sepmaine, le Samedy. 

Des pierres précieuses, le Diamant, qui est dur et 
solide, l'Agate, la Chelydoine, le Geratien et le Marbre 
noir. 

Des quatre elemens, la Terre. 



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DU BLASON - 13 

Des quatre saisons, l'Hyver. 

Des quatre complexioas, la melaneholique. 

Des aages, la Décrépite. 

Des nombres, cinq et huit. 

Des métaulx, le Plomb, le plus mal propre et lourd de 
tous les autres métaulx, dequoy, outre le plomb bruslé, 
se fait de beau noir, aussi bien que le blanc dit de plomb, 
et massicot qui est iaune. 



Sjnople 

En blason d'armoiries, des Vertus, le synople signifie 
Force. 

Et est marque d'Honneur, de Liesse, d'Amour, deCour- 
toisie, de Beauté, de Bonté et de leunesse. 

Des sept planètes, Mercure. 

Des douze signes, les Gémeaux et la Vierge. 

Des douze mois, May et Aoust. 

Des iours de la sepmaine, le Mercredi'. 

Des pierres précieuses, l'Émeraude, le Jaspe. 

Des quatre saisons, le Printemps. 

Des aages, Jeunesse. 

Toute espèce de verdure, comme Prez, Bois, Champs, 
et autres telles choses. 

Des nombres, six. 

Des métaulx, l'Argent vif, dont par art se fait du beau 
verd, comme le cinabre. 



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14 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



Pourpre 

Pourpre, estoit ordonné anciennement non seulement 
pour le vestement et décoration des Monarques et Roys, 
comme estant préféré à toutes autres couleurs, pour l'ex- 
cellèce de son prix, couleur et beauté, naturellement 
trouvé en Orient, ce qui n'est vers nous, d'autant qu'il est 
composé (de gueuUes et d'azur). Mais en leurs armoiries 
tenoit cùme le premier rang des couleurs et pource 
estoit-il grandement magnilié, et entre quelques nations 
n'ul n'en osoit orner ses armes non plus que de l'or. Cela 
estant réservé spacialement pour le Prince, Satrape, 
Tyran, ou Roy, comme ces noms ce sont souvent changez 
entre plusieurs nations. 

Signifie en blason d'armes, des Vertus, Attrempance. 

Représente Abondance, l'Argesse, et Dignité, Grâce de 
Dieu et du Monde. 

Des sept planètes, Jupiter. 

Des douze signes, le Sagittaire et les Poissons. 

Des douze mois, Novembre et Febvrier. 

Des jours de la sepmaine, le Jeudy. 

Des pierres précieuses, l'Opale, en variété de splen- 
deur, l'Amethiste, THiacinthe, et plusieurs fines pierres. 

Des aages, Viellesse, 

Des fleurs, Iiis dite Flambes et autres infinies. 

Des nombres, sept et douze. 

Des métaulx. l'Estain (sans l'aide duquel les beaux 
esmaux ne se formeroyent), etc. Aucuns l'approprirent 
en signification aux nues et à la fouldre de Jupiter. 



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DES PRINCIPALES PIÈCES DES ARMOIRIES 



La pièce principale des armoiries est Vécu (bouclier) 
(fig. 13), puis viennent le timbre, le pavillon, les tenants et 
les supports, les devises, les cris de guerre et les bande' 
voiles (fig. 14). 




Fis. 13. Eeu surmonté du timbre 



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16 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



^oat^iy^S^ 'l^^ Cri de 5. 



BanderoUe '^~t ,i 
Lambrequin 

Pavillon 



Support 



Fig. U. 



Timbre 




Tenant 



Devise 



Le timbre se plaçait au-dessus de Técu, c'était la cou- 
ronne, le casque ou le chapeau ; le heaume, le cimier et 
quelquefois les devises et les cris de guerre. 

Le heaume est l'ancien casque des chevaliers (dans 
l'Art héraldique (1), il était placé de face ou de prolil, et 
selon la dignité du possesseur, il avait la visière baissée, 



(1) Le mot héraldique dérive du mot héraut. Les hérauls d'armes 
étaient des hommes coasidérés, chargés de l'instruclioa dans les 
règles du blason, qui se trausmeltaient oralement. Ils assistaient aux 
tournois et déterminaient les marques d'honneur dont les chevaliers 
avaient mérité. 



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DU BLASON 



17 



enil'ouverte, ou grande ouverte avec plus ou iroins de 
grilles, >'ous reviendrons sur ce sujet dans le cours de ce 
traite. Occupons-nous tout d'abord de la pièce principale 
qui est l'écu (1). 

Les armoiries les plus anciennes, se composent simple- 
ment d'un écu à deux émaux : l'argent et le sable (fig. 1 j 
et 16\ Peu à peu, les armoiries devinrent plus compli- 





Fij. 15. Ecu à C i-maux 
(argcQt et -uLle; 



Fiç l(î. Eca >■ ? finaux 
(argent et 5abli'_i 



quées, et on finit même par peindre celles sculptées en 
pierre et CQ bois. L'usage de surmonter l'écu de timbres 
a été introduit avec les tournois, où les chevaliers sus- 
pendaient leurs casques au-dessus des boucliers. 

■ Des ECUS 

L'éou autrefois employé en France était presque rectan- 
gulaire (fig, 17), 



(I) Suivant Tacite, les Teutons auraient porté des boucliers en 
osier peints de couleurs très vives. 






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18 



TRAITE ELEMENTAIRE 



Fiç. 17. 
Première forme de l'écu 



mais depuis très longtemps, Tusage a prévalu de lui 
donuer la forme d'un quadrilatère de 7 parties de largeur 
sur 8 de hauteur, arrondi aux angles inférieurs et terminé 
en pointe au milieu de sa Lase. L'écu de cette forme 
constitue l'écu français proprement dit {fig. 18). 




Fig. 18. Ecu français 



Toutefois celui des dames et des demoiselles nobles est 
en losange ou en ovale, mais ces formes n'ont été défini- 
tivement adoptées qu'au xv siècle ; elles sont également 



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DU BLASON 



19 



usitées en Angleterre pour les femmes nobles (1} (fig. 19 
et 20). Quant aux veuves, elles portent depuis le xvi« siècle 
(Jeux écus accolés (fig. 21), c'est-à-dire placés à coté l'un 
de l'autre; celui de droite est aux armes du mari, celui 
de gauche aux armes de la femme. 





Fii'. 19. Eeu des demoiselles nobles. Fisr. iO. 




21. Ecus des veuves (accolés) 



(1) D'après quelques auteurs, M. Gourdon de Genouilhac a rap- 
porté que ces formes de l'écu, adoptées par les femmes, représentent 
le bouclier de leur honneur ; elles avaient dû en prendre la forme en 
harmonie avec leur sexe. Ils invoquent, à l'appui de cette opiDion, 
l'usage qu'ont les veuves d'enlourer leur écu d'une cordelière qu'el- 
les retirent dès qu'elles contractent un nouveau mariage. (L'Art 
héraldique, par H, Gourdon de Genouilhac.) 



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20 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



Parfois encoi-e, on se sert d'écus accolés pour y placer les 
armoiries de deux états incorporés. 

Les femmes mariées portent le blason accolé en en 
parfy (fig. 21 et 22) : 




Fiî. 3-J. Parly 

Anciennement les hommes faisaient usage d'un écu 
entièrement carré, que Ton appelait : écu en bannière, 
parce qu'il avait la forme de l'enseigne des chevalieis 
bannerets (fig. -23^ 



Fis. ?3. Ecu en Lannit're 



Enfin, on rencontre encore une espèce d'écu dit couché, 
parce qu'il est incliné sur le côté. C'est la position natu- 
relle du bouclier quand on le porte suspendu au cou. Il 



7 ii;i«j 










•Kii. 



DU BLASON 



21 



. paraît qu'à l'origine on représentait généralement Técu 
de celte manière ; on ue l'a redressé qu'à l'époque où s'est 
introduit l'usage de le timbrer d'une couronne (fig. 24). 




Jr'iç. 4. Ecu couché 

Les pays étrangers .ont, comme la France, des formes 
particulières d'écus. Ainsi, les Allemands se servent d'écus 
échancrés de mille manières (fig, io), tandis que les 
Espagnols préfèrent les écus ronds (iig. 26), et les Italiens 





Fiir. -2:-,. 
Eo.u ccLaiicri; alleainnil 



Fie. 26. 
Eca ronil e-pagnol 



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TRAITE ELEMENTAIRE 



les écus ovales (fi.q. 21). Enfin, en Angleteii'e, l'écu royal 
est circulaire, tandis que celui de la noblesse est semblable 
à l'écu français modifié dans sa partie supérieure (fig. 28) ; 
on distingue encore d'autres formes d'écus, les cens en 
cartouches, mais elles sont en dehors des lois héraldiques 
(fig. 32). 




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Fi™. 27. Ecu ovale italien 



Fig. 28. Ecu anglai* (noblesse) 



Voici encore d'autres formes d'écus usités en AUemagn e 
et en Espagne : 





£cu3 allemands 



Fis. 30. 



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DU BLASON 



23 




Fiï. 31. Ecu espagnol 




Ecu en cartouche (non héraldique) 



Oa distingue dans un écu points ou positions : ce sont 
les diverses places que les figures peuvent occuper. Mais, 
avant de les énumérer, il faut savoir ce qu'on entend par 
le côté dextre et le côté semestre de l'écu. Ces expressions 
sont relatives à la position de l'écu quand le chevalier le 
porte au bras gauche. Pour ce chevalier, le côté dextre 
est réellement à sa droite, et le côté senestre à sa gauche, 
mais c'est l'inverse pour le spectateur. Pour ce dernier, la 
dextre de l'écu est donc le côté qui se trouve à sa gauche, 
et la senestre, la partie qui se trouve à sa droite. Il est 
donc facile de connaître les noms donnés aux neuf posi- 
tions de l'écu. Le milieu ou centre de l'écu s'appelle aussi 
cœur ou ahime ; la partie haute se nomme chef, la partie 
Lasse se nomme •pointe. 



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24 



TRAITE ELEMENTAIRE 






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Chef 



Milieu 
Cei'tre 
( œiLT 

A aime 



Point~ 



•Fig. 33. Point; ou po;iLioiis de l"éca 



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B 
D 

E 

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Fis. 2-1. 

A indique le chef de droite ou dextre. 

B ^ le chef du milieu. 

C — le chef de gauche ou seneslre. 

JD — le point honorable. 

— le centre de l'écu. 

— le nombril au bas de la fesse de l'e'cu. 
■— la partie dextre de la pointe de l'écu ou 

base de droite. 

— la partie seneslre de la pointe de leci 

ou base de gauche. 

— la pointe de l'écu. 



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DU BLASON" 



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Quelle que soit sa forme, l'écu est simple ou compose. 
L'écu ~imple, qu'on appelle aussi écu plein, est celui qui 
ne présente qu'un seul émail, c'est-à-dire qu'une seule 
couleur, tandis que l'écu composé, qui se nomme égale- 
ment écu dioise\ offre plusieurs émaux. Les divisions de 
l'écu composé, qui sont affectées à une couleur diffé- 
rente, sont séparées Tune de l'autre par des lignes qu'on 
appelle partitions. On distingue quatre partitions princi- 
pales, lesquelles se foi ment toujours d'un seul trait : 1° le 
parti, qui partage perpendiculairement l'écu en deux par- 
ties égales {iïg. 3d) ; 

1 



Fig, 35. Le Parti 

2° le coupé, qui le divise aussi en deux parties égales, 
mais horizontalement (fig. 30) ; 



Fig. 36. Le Coapé 



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26 



TRAITE KLEMENTAIRE 



30 le taillé, qui est formé par une diagonale allaut de 
l'angle senestre du chef à l'angle dextre de la pointe 

(fîg. 37) ; 




Fiï. 37. Le Taillé 



4" le tranché, qui résulte d'une diagonale menée de l'an- 
gle dexlre du clief à l'angle senestre de la pointe (fig. 38). 




Tiz. 38. Le Tranché 

L'écu est dit parti, coupé, taillé, tranché, suivant qu'il pré- 
sente l'une ou l'autre de ces partitions. 

En multipliant ou en comljinant les partitions princi- 
pales, on obtient de nouvelles divisions, qui se nooiment 
répartitions. Les répartitions composées de deux parti- 



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DU BLASON 



27 



lions sont :. Vecarlcle (fîg. 39), du parti et du joupé ; 
l'écartclé en sautoir, du tranché et du taillé (tlg. 40) ; le 
gironné, du parti, du coupé, du tranché et du taillé (fîg. 41). 





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Fis. 39. Ecartelé 



Fi", 40. Ecartelé en sautoir 




Fil. 41, Le Gironné 



Il y a, de plus, le l>andé, en Pal, en Fasce, en Barre, en 
Pairie, en Mantel; TEcartelé et conlre-écartelè, l'Écartelé 
et Parti. Les lignes des divisions sont le plus souvent 
droites, quelquefois elles sont ondées, mais celte der- 
nière manière est relativement moderne. 



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28 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





Fiç. 42. En B 



Fig. 43. En Pal 




Fiff, 41. En Fasc 



Fîg. 15 En Bar 




Fia . 40, En Pai 




Fig. 17. En Manie. 



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DU BLASON 



29 




Fi?. 4S. 
Ecartelé et Conlre-Eoarlelo 



Fis. 49. 
Ecartelé et Parti 



Le Pal, la Bande, la Fasce, répétés dans reçu, se dit 
Falé, Barré, etc. 





Fis. jO. Pale 



Fis. ôl. Barré 









Fi?. 52. Fasc 




Fij. 53. Baailé 

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30 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



On trouve aussi d'autres écus qui ne sont pas divisés en 
parties égales ; citons entre autres : La Dcxlre, Le Senes- 
trc, Le Chape, L'Enchausse, L'Emanché, L'Embrassé à dcx- 
tre et à sencslre, Le Flanqué, L'Enclave, Le Velu, Le Darpo. 



Fisr. 54. Le Dextro 





Fie. 57. L"Encliaussa 



Fij. 58. L'émanché 




Vis, 59. L'embrassé à sene^tre 



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DU BLASON 



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Fisr. 60. 
L'embrassé à dexire 



Fig. 01. Le flanqué 





Fis. C?. L'enclavé 



Fis:. 63. Le vptu 



Fig, 64. Le darpo 






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32 



TRAITE ELEMENTAIRE 



Voici quelques termes, résultant des répartitions, et qui 
aident à distinguer les quartiers du blason : 

Coupé de deux, Parti coupé de deux. Parti de deux coupé 
d'un, Parti de deux couj.é de deux, Coupé mi-parti vers 
la pointe, Ecaitelé et parti le premier, Lcarlelé et parti le 
iecond. 



Fig. 65. Coupé de rieus 



1 2 

3 4 

5 b 



Fiï. <36. 
Parti coupe de deux 



1 


2 


5 


4 


5 


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Parti de deui coupé U'uû 



1 


2 


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4 


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Fie. (>'< 
Parti de deux coupé de ileus 



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DU BLASON 



33 




Fig. tj9. Coupé mi-parlie 
vers la pointe 



12 3 

4 5 6 



Fig. 70. Eoarlelé et parti 
le premier 



1 2 5 

4 5 6 



Fi?. 71. 
Ecartelé et parti le second 



Parmi les lignes courbes qui divisent l'écu, on distingue 
les suivantes : 

La dentelée, engrenée, ondée, nébnlée, h crénelures droites, 
à crénelures obliques, dentée, dancliée, en lambel, etc. 



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34 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





Fis. *■-• Dentelée 



Fie. 73. En^relee 




Fi^. 71, OnJée 




Fil. 73. Nebu 




Fiir. 7G. 
Crènelures liroiies 




Créneiares obLiqncs 






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DU BLASON 



35 



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Fie. 78. Dentée 



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Fiç. 79. Dancbée 




t'?.'^. Enlambel 



Dénié est un terme ancien ainsi que les mots danchc ou 
denché. On peut encore se servir de ces dénominations 
bien que celle de dentelé soit plus moderne; elle s'em- 
ploie généralement pour la croix tracée avec une dente- 
lure. • 

Les termes engrené ou engrelé sont employés pour les 
pièces qui ont comme bordure des dents fines dont les 
intcrval'es qui les séparent sont arrondis. 



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3^.-37 



DES CHARGES 



Des Pièces Honorables ordinaires 

Tout ce qui peut cire [Adcr dans le ehaiip d'un eeu, 
soit qu'il le euuvre entièrciiieut, soit [)urtiellcment, se 
nomme cltanjc. 

On appelle piècca honorables les marques qui résultent 
de la distribulion inégale des émaux. surTéeu ; elles oceu- 
pent environ le tiers du champ de léeu et en touehent 
ordinairement le bord ; chacune de ces pièces a sa signi- 
lication et sa position déterminée : ce sont les premières 
pièces qui aient été mises en usage dans le blason. Après 
le chef, qui occupe, comme nous l'avons déjà dit, la plus 
haute partie de l'écu, il y a la fasce, qui est placée au 
milieu horizontalement. Le pal occupe le milieu de l'écu 
verticalement, lacroix s'étend par ses branches jusqu'aux 
bords de l'écu, et laisse quatre cantons vides ; les formes 
des croix sont très variées ; nous en donnons les dessins. 
La bande est posée diagonalement de la droite du haut de 
l'écu, vers la gauche du bas, la barre diagonalement de 
gauche à droite ; le clicvron est formé de deux pièces qui 
se terminent en pointe au milieu du haut de l'écu. Le 
sautoir a la forme d'une croix de Saint- André. La cham- 
paijne occupe la partie la plus busse de l'ecu. 

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38 



TRAITE ELEMENTAIRE 



Fis. î^l Le chef 



Fis. S3. La fasce 




Fi-. S:^,. L.> ...il 




Fi;:. SI. La croix 




Fis. 85. La bande 




Fis. SG. La bi 



DU BLASON 



39 





Fi^. S". Le clicvroa 



Fiï. S8. Le snutoir 




Fij. 89. La Clir.mpaçue 

On distingue vingl-qua'.rc sor'.cs de croix ; ce sont les 
suivantes ; 




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Fig. On. Eu.'rcl.e 



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40 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




ri-. 9-:. Aicz 




Fis. 93. Polfn.ip cl 



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Fij. 91, EuL-rée 




Fi:; 95. Vi(f<e 

(On voit !•-• cliaaip de itcu dans 

les vijej]. 





Fig. 90. GrmuoUe 



Fijf. 97. Cbar^iJe en csar 



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DU BLASON 



41 









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Fi^. 93. CsLL 



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Fiï. 99. 
A queuo= J'berminp' al.outée? 




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Fi'-. li>:>. Ei'otpe 



Fiï. loi. Hecroi-elt'B 




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Fis. 103. Fleurileli-ée 



Fiu'. 10:î. Pommotée 



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4.2 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIPwE 





Fiif. lui. ijri^r<iue 



Fisr. 10.5. De Lorraine 




Fiç. 100. 



Î20E 



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Fr". 107. Erhiquelèe 





Fier. lOS. Fourol.eU-fr 



Fis. 109. Trellée 



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DU BLASON 



43 





Fiç. 110. Frétée 



Fii^. lU. Lo-ansi-e 




Fier. \li. Pcrr.iniirO 




Fii". 113. Givrée 



Pièces Honorables sous-ordinaires 



On voit encore le.s pièces honorables suivantes : Le 
Giron, La Bordure, L'Orlc, Le Pairie, UÈcussnn, Le Franc- 
Quarlier, Le Canton, La Pile, Le Chef Pale, Le Fret, enfin 
Le Treschenr, «pii est un écu encadré de feuilles de lierre. 



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44 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Fis. lu. Lfi iriron 



Fis. 115. La bordure 





Fi?. 110. L'orlu 



Fiç. 117, Le pairie 



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Fij. lis. L écusi 



Fis. 119. L« fianc qu.irlier 



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DU BLASON 



45 



V\2. 120. Le caïUon 




Fi?. 1?3. I-e fret 









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01. La i.lie 
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Fi?. 122. Le Lliofp^le 









l!3.4^ 



Fie. 124. Le tre=cbeur fleuri 



Fia-. 125. Le tréoheur .Teurl 
et eontre-Ufctri 



4 



I IJ! i » 



4G 



TRAITE i:li;mextaire 



Nous trouvons encore le Gironné : c'est le champ de 
l'écu recouvert de girons (fig, 12(3). 




Fiç. 12o. 



On est convenu de représenter le lioaume ou le casque 
par le chef; le Pal représente la lance; la Hande et la 
narre le porte-épée ou baudrier ; la Fasce, l'écharpe ; la 
Croix est une des pièces honorables que les chevaliers 
ont pris lors du temps des Croisades ; le Sautoir repré- 
sente réi)ée; le Chevron la botte et les éperons ; la Bor- 
dure et rOrle prennent la signilication de la cotte 
d'armes. 

A ces pièces honorables, il faut comprend"e d'autres 
pièces qui dérivent des premières et qu''on appelle pièces 
diminuées : 



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DU BLASON 



47 



Le Comble est moindre d'importance que le Chef 

WM/y///M/M\ 



Fig. 127. Le comble 

La Devise, tiers de la Fasce : 




Fig. 138. La ileThe 

La Vcrgctte, de la moitié du Pal : 







Fiç. 129, La Tcrsette 



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48 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Le Filet en croix, le quart de la Croix : 





























Fis. lo*}. Filet en oroix 



VÈla'ié, le quart Ju Chevron 




F15. 131. L'étaîé 

Le Flanquis, le tiers du Sautoir : 




Fi;. 132. U» Oanquii 






:•;,;. -.; ■• ' /A'i 



DU BLASON 



49 



Les Trangles sont des Fasces dimiaut'es de la moitié et 
nP se posent qu'en nombre impair. 

Les Burèles ou divises ont les deux tiers ou la moi lié 
des Fasces. Les premières sont toujours en nombre. 

Les Jumelles se posent deux à deux 'le mot l'indique) et 
sont très étroites ; elles s'appliquent en Fasce, en Pal, en 
Croix, en Bande, en Chevron, etc. 

Les Tierces se posent trois à trois. 

La moitié de la Bande se nomme Culice. 

Le tiers de la Bande est le Bâton: lorsque le Bùton est 
raccourci, on l'appelle Péri en Djnde ; s'il va de la partie 
seneslre à la dextre de l'écu, il prend le nom de Péri en 
Rnrrc et désigne la bâtardise. 





Fiç. 111.1. Le= Iran 



Fis. ir>-l. Le Imrèlps 



Fis. 135. Les jumelle» 




Ftç. 136. L«i titre*» 



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50 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





Fis. 137. Le eotice 



Fi?. 138. Le bâton 




Fig. 139. 
Bâton péri en banje 




Fig. 140. 
Bùton pi-ri en Lirre 



La 1'''^ diminution de la Bordure est la Fillière. 





Fi?. Hl. La mii. re 
(1) D'Hozter dil à tort brisés. 



Fig. 14?. .CheTron= i!'-joint-- 1 







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DU BLASON 



51 



La 2'-' fliminulioii de la Dordure qu'on dit aussi Engreîce 
à cause des ondulation^ qui la composent, est UEngre- 
lure. 




1 i;^. L'etiLTreluri' 



Il existe, après les pièces précédentes, d'autres pièces 
d'un ordre différent ; elles sont employées dans le Blason 
en sommes égales et sont appelées Sc'antes-partition^. 

Elles ont aus^i leurs significations et quelques-unes 
d'entre elles tirent leur dénomination, comme la généra- 
lité des pièces héraldiques, du temps des Crçisades. Voici 
les principales : 





Fis. 144. L'échiquier 



Fie. 145. Le lo-anai; 



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7 f•il!•'•'■:^ ■ •' ...'niii'.;. •" j >.', '-, 1' 1* >■ •■.lut '•?)> '>!il 



52 



TRAITK ELEMENTAIRE 





Fis-. 14;j. F.e U^f 



Fiï. 147. Le fiettc 




Fig. 1-18. Li' [.luiiiet.- 




Fi^. 149. Le Pjpillouné 



A ces pii'îoes il convient d'ajouter : 

Les Bcsants ; ils <ont toujours formée d'un métal; Les 
Tourteaux, qui ont la mrme forme que les Besans, mais 
qui peuvent être de couleurs ; Les Maclns, losanges percés 
d'un autre losange ; Les Bustrcs, losanges ayant un rond 
en leur centre ; Les Dillctlcs, figures reclangulaires plus 
longues que lari-'es ; Les Annelcts, petits anneaux; Les 
Vires, certain nombre d'anneaux qu'on doit ^spécifier, et 
enfermés dans un principal. 



l'ï- rsu. 






lue; .iM' 






DU BLASON 



53 





Fi?. 15â Le? be-ant5 



Fis. 151. Le> tojrteau>c 





Fi?. 1V2. Lfs ma.-le'i 



Fiï, 153. Le= mitres 





Fiir. 154. Les Lillelle^ 



Fi^. 155. La^ annelelf 



A 



54 



TRAITE ELEMENTAIRE 




Fiïr. IM, Le< tii-c* 



Lorsque ces pièces sont répétées dans un l)lason, on 1rs 
nomme suivant leurs positions : 





Fis. 15T. 2 et 1 



Fi;. 158. 3 2 pI 1 




Fiir. 159. En Lin.ie 



Fiir. W). En orle 



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V 



DU BLASON 




Fi-. 101. En sauluii 



Fi^, ICÎ. En pairie 




:T:r=q 



Fiy. IC". Eb £aif» 



n en est de nirmo pour toules aiilrcs pièces : 






Fi?. 105. En pal 



*«a> n3 Jo< ;i 



5G 



TRAITl': ÉLÉMENTAIRE 





Fis. 107. En croix 




Fis. 163. D(î l'un en l'autre 



Les n^sars et los Tourteaux sont employés génorale- 
mr-nt pour rp[)r<'sentcr le Monde, la Terre ou le Ciel. 

Les Maeles et les Rusîres signifient Sagesse, Fidélité, 
Constance. 

Lee Billettes : Force, Résolution, Fermeté. 

Les Annelets : Richesse. 

Les Vires : Sagacité. 



. il . .J 
i;[ .''l .'.' . n 



GÉNÉRALITÉ DES FIGURES 



Voici, en outre, les figures qu'on rencontre communé- 
ment dans le Blason et qu'on doit nécessairement pouvoir 
désiiiiier : 





Fiir. 1G9. Alerlon 



F15. 170. Annllles 








Fis 1:1, Ba.lekite 



Fis. 172. Bars 



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58 



TRAITE ELEMENTAIRE 





Fi?. 173. Bi?ie 



Fi-. 174. Boutcroie 



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Fi'-. 17Ô. Bii- .lliuv^ 




Fij. 170. Brovc4 





VIj. 177. Bu.tc 



Fig. 17S. Buis 



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L^.l 



DU BLASON 



59 





Fi'^. i7'J. Canelle, 



Fig. ISO. Chau-isolrapc 





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Fi". ISl. C.quivi'i 



Fig. 1S-. Conii. 





Fi^. 1«. Dt'fon. 



Fiî. ISl. D.uioire ou idalui 



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60 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 







Fi~. 1S5. K. ot 



Fi?. ISG. Fu^ée 





Fi^ 1S7. Couple 



Fi^. 1S8. Créiiu 



juier 





Fis 289. nex'roW.oK 
avet îoc taii'ja 



Fi£, 100. Feruiâii 



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DU BLASON 



61' 




Fi-. 191. l'ov 



Fi-. ICC. Frelle 








Fi^'. 19;!. Fpuille rie 



F.-. l'.H. Gfl 






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Fi^-. Vi'j. Gui vie 



I lï. J'Jli. (jonri'DC 



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62 



TRAITE ELEMENTAIRE 





Fiï. 190. Iloa-^relte 



Fi2. 200. riuchet 



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Fiï. 201. Liâuii/el 



Fiï. 202. Lo-ani-e 



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DU BLASON 



63 





Fi". 203. Lun 



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Fi?. 204. Macle 





Fi:.-. 205. ùtelle 



Fi5.20G. Palenôlre 







Fig. 207, Quintefeuille 



Fijj. 203, Roc d'écliiiîaier 



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64 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





Fig. W9. Uume 



Fig. 210. Tie.-cefeuiUe 





Fil.'. 211. Vannet 



Fis. ?1?. \'ire 





Fig. £13. T'He d* aiaari; 



Fm-, 214. Tau 



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DU BLASON 



65 





Fig. 2Î5. Chappton 



T\t. 21C. CMi 





Fig-. 217. Coorènne antique 



Fis. 219. Etai à» Crois» 




Tig. 219. BoBlsreUe 




FI?.. 220. PenUlpLu 

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TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





Fij. 221. Pignon 



Fij, 222. Yeux Lamaios 



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Fia. ?23, Haaiefon a loup 



Fiij. 221. Quinlaine 





Fig. 225. Fer* île moalia 



Fig. 226. Phéou 



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DU BLASOM 



67 





Fi?. 237. Cran.:elin 



FI5. ^2S. Chapeaa Je fer 



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F'.j. 2-29. Appautné 



Fiç. 2rîO. Dard i cornière 





Fig. 231. EnCIé 



Fie. 232. Ai^rniié 



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TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



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F'iL'. '2?>'i. Rai-= d'e-caihouol 



Fi-, ?34. Hure 




Fis. 235. Cliabot 



A 



DES MEUBLES D'ARMOIRIES 



Los pièces lionoral>!(\5, ainsi que le champ de l'écu, 
peuvent être changées d'antres pièces qu'on appelle mcn' 
blés d'armoiries ; tels sent : les animauv de toute espèce, 
les étoiles, les croissants, les comètes, les clefs, les tours, 
etc. Suivant leur nombre, les meuMes ont des positions 
déterminées sur Tècu. 

On distingue diftèrentes sortes d'armes ou d'armoii-ies, 
par exemple : les armes pures et ]ili ines (I), que les aines des 
famille- ])or!ent sans aucun mélange, telles que lenrs 
ancéircs les ont portées ; les armes brisées, que les cadets 
ont augmenté de quelques pièces, pour être distingués de 
leur aine ; les armes parlantes, où il y a quelques figures, 
pièces ou meubles qui font allu-ion au nom de la famille 
qui les porte; les armes de concession, accordées par des 
souverains à certaines personnes, en récompense de 
quelque service important ; les armes chargées, où l'on 
ajoute d'autres armoiries par suljstitution ; les armes 
subslituées. qui ôtent la connaissance d'une famille par 
suite de la substitution des biens et d'armes faite ù une 
personne ; les armes à enquérir ou armes fausses, qui sont 
oonlre les règles du blason, comme, par ex(nupl(% celles 
dont le champ de métal est chargé de pièces pareillement 

(1) Ou plaines. 



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f') f) 



70 



TRAITÉ Î:LÉME\TAIRK 



de métal, ou ceWoa dont le champ de couleur est chargé 
de pièces de couleur ; ces armes donnent occasion de 
s enquérir pourquoi clics sont de la sorte. 





Fi 5. 330. 
Arme* purp« pt plein" 



Fig. 337. 
Armes briJéo» 



Les armes de succession sont celles qui se transmettent 
aux héritiers d'un nom. Les armes de décotion sont celles 
accordées pour quelque trait de courage ou d'éclat fait 
en faveur de la religion. 

Il y avait aussi les armes de prétention, c'étaient celles 
qu'un roi ou seigneur s'attribuait, prétendant avoir le 
droit de les porter, comme celles par exemple des rois 
d'Ang:eterre après la mort de Charles VI; ils portaient, 
dans leur écu, les armes de France écartelécs au premier 
quartier. 

Les armes de pa/ronHar/c, qu'on ajoutait à celles qu'on 
avait en reconnaissance d'un bienfait. 

Les armes d'alliance, ajoutées également après l'union 
de plusieurs famille^. 



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DU BLASON 



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Les armes de :ommunaulé, qui appartenaient à un 
Ordre religieux, à une Société, à un corps de métier,, à 
une corporation. 




Fis. 238. 

LA COMULXAUTÊ DES IMPBIUELB; 
Dt LYOX. 

Dargent à un chevron ilazur. cliaTçro 
<i une mollelle d or. » 




LA r.OMMLSAL'Tt DKS IMPRUIEL n-' 
ET LIBGAlRb: OE ROLtN. 

De ?able à nn livre ouvert ilaru'ent. 
acoompau-né de trui-s Heur* de U- 
d'or, l'une en clicf cl les dcu\ 
autre; aux tlanc-. •■ 



ARMES DE COMIIU.NALTE 




310. Anne? parlante? 
(Cmjuv-^^ 



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Fi:-. 211. Armes parlante» 
(Du Frenno) 



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72 



TRAITE- ELEMENTAIRE 




Fis. 24?. 

r.LAiOXS DES J-lcniTAlNS ET MAITRES d'eiOLE DE 3Ill-<T 

D azui-. A une ni.iLn <le oarnatinn [«in-e d'argent, uiouvanle 

(ia llano sene-tie et tiTiiiiil 

une plume au;-i darr.-nt a.\ec laipelle elJe foruie un A d'or. 




Fi:.-. -.'1 '.. .\rii:r>- [i ,ri inte 
,Miill.'t,,d'..,a.iui.ullol. 
u'Jeule-. 




Fiî. ",'11. I.a rf^niiM nruté 
de- liii|iriiui"ur~ el I.ilirnri-- 
réanie a celk'dc^ l'aji'-lieii 
de Brea. 




Vi;. '21'). Clpinionl 
(Ariiioi Je Corporalioii) 




^Aiiiit- (le <Jori".iatn.n, 



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DE LA PLACE DES MEUBLES 



Nous avons pijcédemment vu, quelles places occu- 
paient, dans l'écu, les pièces honorables. Leurs positions 
naturelles peuvent se modifier. 

Exemples : 



fis. 217. Fascc Lauijée 



Fij, 2iS. Fa.-ce aLab;ée 



Fij. 210. Pal en Qanc désire 




Fk'. -200, Pal en flanc jcncstre 

5 



f'AiiiûiizA 



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74 



TRAITE ELEMENTAIRE 



Le Chef peut être abaissé, le Chevron est quelquefois 
abaissé, couché, versé, contourné ; ils peuvent égahraent 
être : double, adossé, entrelacé. 

Les Meubles sont mis Tun sur l'autre dans les figures 
suivantes; en les lisant, on doit toujours mentioaner 
dans quel ordre ils so présentent ; si l'écu en contient un 
nombre tel qu'on ne paisse les compter et s'ils se per- 
dent dans ses extrémités, on ne les indique pas, on dit 
alors que Técu en est semé : 





Fi?. 231. L'aa fur l'aatr 



Fis. 252. 2 et 1 





Fig. 253. 3 et 3 



Fir. 231. 3 et 3 



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DU BLASON 



75 



Fi^. 255. o, 3 et 3 



Fis. 256. 2, 1 et 3 




f ig. 257. D'argent ?emé 
d'étoile; d'azur 



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Fig. 258. D'azur <emè 
de be^ans d'arsent 



Bien que rÉchiqiicté, le Fuselé, le Losange, le Vairc, 
clc, remplissent l'écu, on ne le clil poui'laut pas semé de 
losanges, de vaircs, clc, mais on en compte seulement 
les traits. 

bn compte encore les Lamhcls, les Crénaux : 



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76 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



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Fig. 239 

D'argent a un laabel J'azur 

a 3 pendants 



FLc. 260 
D'argent à 2 fasces crénelOes 
d'aznr, la première 
à quatre pitcei, la ieconde à 



Voici encore la place ou position de certaines Pièces ou 
Meubles : 



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Fig. 261. L'an à l'aotra 



Fiir. 262. L'un en l'autre 





Fij, 203. BrocLaal sur le tout 



Fis. 26L bur le tout du tout 



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DU BLASON 



77 



On dit Meuble : abaissé, allumé, accroupi. 
Exemples : 




Fig. 265. Accroupi 





Fi». 267. Abaissé 



Fig. 268. Eployé 



Nous pensons qu'il est inutile d'expliquer des définitions 
absolument parlantes ; rt'-cureuil est accroupi ; les flam- 
beaux sont allumes; les ailes sont abaissées ei éployées, 
etc. 



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DES FIGURES 



Il y a quatre ger.'^es de Figures qui entrent dans la 
composition du Blason : 

1° Les Figures qui sont propres au Blason ; 
2° Les Figures Naturelles ; 
3° Les Figures Artificielles ; 
4° Les Figures Chimériques. 

On entend, par Figures propres du Blason, les partitions, 
les pièces honorables et toutes celles que nous avons fait 
connaître dans les chapitres précédents. 

Elles sont le plus fréquemment employées dans les 
armoiries et en sont les pièces les plus belles et les plus 
importantes. 

Les Figures ou Meubles' naturels sont : le Soleil, la 
Lune, les Étoiles, les Croissants, les Comètes, les Clefs, 
les Toursj les Montagnes, les Animaux, les Plantes les 
Hommes, etc., etc. 

Les Meubles à figures d'animaux les plus usités sont : 

Le Lion, qui signifie Grandeur, Courage, Générosité. 

L'Aigle, qui a la même signification. 

Le Léopard : la Force, la Stratégie. 

Le Coq : la Vigilance. 

Le Chien : la Fidélité. 



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80 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Le Cheval : la Noblesse, la Docilité. 

La Cigogne : la Charité. 

Le Serpent : la Prudence. 

La Mouche à miel : le Travail, la Concorde. 

La Fourmi : l'Aide, la Prévoyance. 

Les Meubles ou Figures artificielles sont : les Harpes, 
les Lyres, les Kpées, les Lances, les Cil)oires, les Sceptres, 
les Arcs, les Roues, etc., etc. 

Les Meubles ou Figures Chimériques sont : les Sirènes, 
les Centaures, en général les repri'sentations que nous 
offre la Mythologie et les êtres qui n'ont jamais existé". 

Les Figures tirées du système jilanétaire dénotent la 
Gloire, la Puissance, la Force et la Grandeur, etc. 

Celles des principaux Animaux : le Courage, la Force, 
la Prudence, l'Activité, etc. 

Les Tours, les Montagnes, les Catapultes, proviennenc 
des faits de guerre. 

Les Figures des Quadrupèdes sont plus honorables que 
celles des Oiseaux, et ces dernières le sont plus que celles 
des Poissons. 

Tous ces Meubles ou Figures ont leurs attributs géné- 
raux et particuliers, ou des termes qui désignent leurs 
qualités, leurs positions, etc 

Pour les Astres, on dit que le Soleil est dans sa gloire, 
levant,' coucharti, éclipsé, etc. 

La désignation des Animaux varie aussi suivant leur 
position. On dit d'un animal qu'il est rampant, lorsqu'il 
s'élève sur ses jaml)es postérieures ; il est rampant (jardicn 
quand, dans cette position, sa tète est tournée de côté ; 



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DU BLASON 



81 



il est passant, lorsqu'il marche ; il est couchant, lorsqu'il 
et couché sur son ventre. 

Quand le Cerf marche rapidement, on le dit élancé ; 
quand les Oiseaux ont les ailes étendues, on les dit 
éploijés. 

Les Poissons sont nageant ou plongeant, selon qu'ils 
sont placés dans l'écu horizontalement ou perpendiculai- 
rement. 

Les Arbres sont écoles, ébranchés, arrachés, etc. 

Exemples : 

Des Astres 




Fis, se. Dnui «i gloire or. 
'eize rayons, 8 droit* et 
8 ondovants alterné?,. 



Fiç.ïïTO. Levant (angle Jextre] 



^liïna 




Fîj. 271, Coarbant .'an^le 
s^ne«tTi;j 




Fig. 272. Moavanl (angle 
infètienr ou au bord oe l'éca 

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TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Fis. 273. Eclipsé ou éteint 
(*ans yeux, ni nez, ni bouclie) 




Fisc. 274. D'arçeot rayonnant 
de 5 pièces do gunule-i iiioa- 
vante< de l'anile *ene«lre. 





Fig. 2T5. Croi^iant 



Fi?. 276. Renversé 




Fisr. 277. Couché ou tourné 




Fig. 278. Contourné 



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DU BLASON 



83 



Un Monde se dit globe, il est souvent surmonté d'une 
croix. 







Fiï. 2:9. Glohe 



Fij. 280. Aquilon 




Fi?. 281. Lune 



L'Étoile, en général, a cinq raies ; on doit toujours indi- 
quer le nombre de ces raies ou pointes s'il dépasse ou s'il 
n'atteint pas cinq. 

S'il j a un rais plus long que les autres, on le dit 
caudé. 



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84 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





Vis. 2S?. Etoile à h rai-i 



F.g. 283. Cau,)é 



La Comète a huit rais, dont celui de la base a trois fois 
a longueur des autres : 




Fis. 2Sl, Comotée 



Les Animaux sont presque toujours tournés vers la 
dextre ; s'ils regardent le sencstre, on les dit contournés. 



Des Quadrupèdes 

Le Lion est l'animal qu'on rencontre le plus fréquem- 
ment dans les armoiries. 

Le Lion est toujours rampant ou naissant et ue montre 
qu'uQ œil et qu'une oreille : 






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DU BLASON 



85 












^à'^Vr-r^lI 






Fie . 285. Lion rampant 

Il est naissant lorsqu'il ne montre qiiR la moitié supé- 
rieure de son corps : 




F15. 283. NaU^ant 

Regardant le flanf senestre, on le dit contourné 




Fig. 2S7. Contoarné 



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86 



TRAITÉ ÉLÉMRNTAIRE 



Lorsqu'il semble sortir d'une pièce quelconque de l'écu, 
on le dit issant : 



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Fi". 2SS. Usant 



S'il porte une couronne sur sa tète, on le dit couronné. 
Si ses gritTes sont d'un émail autre que lui-même, ainsi 
que sa langue, on le dit armé et lampassé : 




Fig. 2S9. Cou.oQDé, armé et Unjpas>é 



Il est diffamé quand il ne porte pas de queue, ou si 
primitivement, ayant langue et griffes:, ces dernières 
aient été retranchées par le souverain en mémoire d'une 
faute, d'une action diffamante : 



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n.r .'l'.ii "p mi; ■<.t>< ••'\'iif< 






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DU BLASON 



87 




Fis. 290. Diffamé 

S'il n'a ni griffe ni langue, il est morne 




Fiç. 291. Morn« 



S'il a la queue double depuis sa racine, on le dit four- 
chu : 




Fig. 2&'3. Queue foorchoe 



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•:• ■ I. .■■ir^---:. i.î .■'--!•. • » / '"-i h ? 



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88 



TRAITE ELEMENTAIRE 



Quand ?on corps se termine en queue de dragon, on le 
dit dragnnne : 




Fis. 29.1. Dras-nnné 



Si ceJte partie inférieure du Lioi est une queue de pois- 
son, il est dit marine : 




Il est mons^rweur lorsqu'il est dragonne et qu'il a une 
tète humaine : 



•I n«» .nnRC-i! '•'' ■' 



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DU BLASON 



89 




Fis. 295. Moa<lru.îux 



Quand il e>t revêtu d'un manlelet, on le dit manteté 







Fis. 200. MantPlé 



On voit aussi plusieurs Lions dans une armoirie ; s'ils 
se regardent, on les dit affrontée ; ados'iés s'ils se tournent 
le iloi ; au nombre de trois et pins, on les appelle lionnel% 
et plus souvent lionceaux : 



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90 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





'='ig. 297. Aïïrontés 



Fis-, 298. Xâ.o^fé^ 







Fis. 299. Lionceaux 



Le Lion sans crinière s'appelle lionne: 




Fis. .TOO. Lionne 






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DU BLASON 91 

Uu Lion sans tète se dénomme défait ou décapité : 




Fig, 301. Lion déf.iil ou iléc;ipité 

Le Léopard diffère du Lion par la position de sa tète 
qui est toujours de face, montrant deux 3'eux el deux 
oreilles; il est toujouj's passant ou allant. 

Aussi, lorsqu'on voit un Léopard rampant ou ravissant, 
sa tête de face, on le dit Léopard Lionne : 




Fig. 302. Léopar.l armé 
et It^mpassë 




F15. 303. Léoparil palJé 



, //M <4.,: ; ' 1. , Of : ■' • '\ll' lli '_■•■ •■■i ''-1 
■ , I .i..:;rM ' 



92 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




On trouve des tètes de lions, de léopards et d'autres 
animaux dans les blasons ; on les dit coupées, arrachées : 



Fi;. 305. 3 Tète= t\f léopanls arrachées 



Pour le Cerf, on le dit massacre ; lorsqu'il n*a que ses 
bois; en rencontre, la tète vue de face; ces désignations 
appartiennent aussi au Bœuf, au Relier, etc. : 









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DU BLASON 



93 





Fi:;. 306. Massacre 



Fi^. 307. En rencontre 




t'i". 308. En rencontre 



Enfin, voioi quelques Figures d'animaux souvent usitées 
en armoiries ; les enemplea suivants suffiront à connaitre 
les désignations générales : 





Fig. 300. Tijre courant 



Fig. 310. Panthère passant 



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94 



TRAITE ELEMENTAIRE 





Fis- ^11. Our- [M.. 



paî^ant 



Fig. 312. Loup rdTi;?ant 





FLg. 313. Cerf élancé 



Fig. 314. Bœuf pa«-ant 



Sans SCS harnais et nu, lu thoval est gai ; avec ses har- 
nais, il est capararonnc, barde, housse; on le d\i cabro\ 
levé sur ses pieds poitcriou/s ; courant, si ses pieds ne 
posent pas sur le sol : 



Jîî. 



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DU BLASON 



95 





Fiq. jlj. Clicv.il cabr 



Fig, Ijl6. Cour,ii] 





¥\s. 317, Gai 



Fijj. 31S. CoucLianl 



Positions diverses de dillérents animaux 





Fig. 319. Coorant 



Fig. 320. Rampant et colleté 



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96 



TRAITE ELEMENTAIRE 





Fis. 321. CoiSé 



Fig. 322, Sanglier pa??axit 




Fis. 323. Hare allumée 




Fiî. 324. Tète» (tl argent a Iroii 
tètes (le chiens de gueules, 
2 et 1). 





Fis. 325. Eléphant 



Fis. 326. Télé d'ours maiolce 



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DU BLASON 



97 





Fi-. 3-J7. B 



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Fig. 3^8. Bouc effrayé 





Fig. 3-29. CoQ-u 



Fig. 330. Enlù 




Fi?. 331. Cactoaà 



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98 



TRAITE ELEMENTAIRE 



Des Oiseaux 

Une des Figures qa'on rensoatre très souvent dans le 
blason, est celle de l'Aigle (1). 

Anciennement, les grands seulement en ornaient leurs 
écus. Nul n'osait porter cette figure dans ses armes, si 
elle ne lui était octroyée par le souverain. 

L'Aigle est habituellement représentée le corps de face, 
les ailes étendues, la tète regardant la deitre, n'ayant 
que deux ailes et deux pattes munies de leurs griffes : 




Fig. 332. 

Lorsque son bec n'est pas du même émail qu'elle* 
même, on dit de quel émail il est; on la dit béque'e de. De 
même pour sa langue qu'on dit lampassée de, et pour ses 
griffes ou serres qu'on dit année ou onglée de tel ou tel 
émail. 



(1) £mplo7ée ea terme d'armoirie, aigle eat fémiaia. 



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DU BLASON 



99 



Si une aigle a la tète tournée vers le flanc senestre de 
l'écu, on la dit contournée. 
Il V a encore l'Aigle à deux tètes : 





Fig. 333. Contounn. 



Fis. 334. A ileax lêtes 
(aigle impériale) 



Elle est essoranle quand elle semble prendre son vol, et 
essorée en plein vol. Ces deux positions sont très rares. 

Quand on rencontre plusieurs Aigles dans une armoi- 
rie, on les dit des Aiglons, Aiglaîs ou Aiglettes, à la 
volonté du lecteur : 



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Fi». 335. Aieion^, aii.'iat< ou aiglettei 



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100 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



Les Aigles représentt''e3 sans beo ni pattes, au vol 
abaissé et toujours en nombre, se disent Alérions: 




Fis. 33(3. Alérions 



Le Coq peut è're crête, becqué, barbe, membre, armé 
d'un autre émail que lui-même : 




Fg. 337. Cûci'criié 



On le dit hardi ou chantant, s'il lève une patte ou s'il a 
le bec ouvert. 

La Merlelte est un petit oiseau représenté de profil, les 
ailes fermées, et qui n'a ni bec ni pattes : 



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DU BLASON 



101 




Fis. 33^. 



La Candie est faite de même, mais elle possède bec et 
pattes. 




Fig. 339. 

Le Cygne, qu'on dit Alcyon, représenté nageant, sou- 
tenu par son nid ; sans ce dernier, il conserve sa dénomi- 
nation propre. 

La Colcmie, souvent essorante : 



6. 



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102 



TRAITE ÉLÉMENTAIRE 




Flsr. 3-40. Es>or:inte 



Lorsqu'elle est d'argent, on la dit Tourlcrelle. 
La Corneille est toujours de sable : 




Fig. 341. Corneilles 



Le Faucon est encore un des oiseaux le plus rép.'xndu 
ea armoirie. Il est chaperonné, la tète couverte d'un ctia- 
peron : 






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DU BLASON 



103 




Fiç. 312. 

,'ongé, s'il est enchaîné ; perché, s'il est dans cette posi- 
tion; grilleté, s'il a un grelot. Ne pas oublier d'indiquer les 
différents émaux de ces attributs. 

Les autres oiseaux de chasse se blasonnent de la même 
façon qiie le Faucon ; tels le Gerfaut, TÉpervier, etc., 
ainsi que le Vautour. 

Le Perroquet, qu'on appelle aussi Papegaux, Papegai, 
vêtu de sinople, est généralement placé de profil: 




Fiç. 313. Perroquet*,- pape^aii 



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104 



TRAITÉ ÉLÉMENTAmn 



La Grue, dont latlribut qui lui est propre est un caillou 
placé dans sa patte dextre levée, qu'on nomme vigilance : 




Fig.'_nu. 

Celle vigilance n'est indiquée que lorsqu'il est d'un 
émail autre que son tenant. 

Le Paon, s'il étale sa queue, se dit rouant ; il a trois 
aigrettes sur sa tète. 




Fis. 315. Rouant 



Si les yeux placés sur sa queue sont d'un émail autre 
que lui-même, on le dit miraillé. 



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DU BLASON 



105 



Le Pélican se trouve peu en armes; quand on l'y ren- 
contre, c'est habituellement dans la position que l'on con- 
naît, c'est-à-dire se becquetant la poitrine pour donner sa 
chair en nourriture à ses petits. Les gouttes de sang qui 
tombent de sa plaie se disent Piété ; en indiquer l'émail, 
s'il n'est pas semblable à lui-même. 

Le Héron se dit Aigrette. 

La Bécasse a un long bec. 

La Pie est représentée au naturel, elle est de profil et 
arrêtée sur ses pattes. 

L'Hirondelle est généralement représentée de sable et 
volante. 

Le Hibou est souvent perché. 

Le Geai, le Pigeon, la Perdrix, se rencontrent aussi 
dans le blason, ainsi que l'Autruche, la Safrre(l), la 
Caille, l'Alouette, etc., mais plus rarement que les précé- 
dents. 

Quand on renconire deux a'ies ouvertes, jointes à leur 
base, on les appelle vol. 




FIr. 346. Vol 



[I) La salfre est une^aigrette de mer. 



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106 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



Une seule aile, s'appelle demi- vol. 
Il y a le vol alaissé, lorsque les deux ailes se referment 
vers la base de Técu : 




Fis. 347. Vol abaissé 



Le dcmi-iol est représenté avec une seule aile 




Fis. 318. Demi-vol 



Le vol en banncret, se dit du vol, ou des deux ades 
éployées placées sur un cimier : 



lu. "ilij'.r -.'.i: <<; . .rr.- -j; j-.'i î . .. i-i<aiL iJ 



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DU BLASON 



107 



Des Insectes 

Quelquefois on voit dans des Armes des insectes, tels 
que Papillons, Sauterelles, Fourmis, Mouches, etc. : 




Fig. 349. Saaterelle pariant 



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Fiï. 350. Trois papillons 
Tolant-i 



On dit miraillés lorsque lu couleur des yeuî n'est pas 
celle de l'insecte. 



Des Poissons 



Voici les principaux poissons qu'on est susceptible de 
rencontrer dans le Blason : 

Baleines, Marsouins. Dauphins, Saumons, Seiches, Bar- 
beaux, Chabots, Truites, Turbotsi 
Un petit poisson placé entre plusieurs se nomme 



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108 



TRAITE ELEMENTAIRE 




Fi^. 351, TiTjile ini-e en 
fasce picoloe il Or 




Fi'-'. 3ÔL'. Cli.ibot 





Fig. 353. l)oupliin 



Fig. .354. Barbeaux 



La Baleiuo est furlé et allumée quand ses dénis et son 
œil ne sont pas, comme émail, semblables à elle-même. 

Le' Chabot a la lùte en haut do 1 ecu, le bas est légère- 
ment courbé. 

Le Dauphin est très courbé, ayaut la tête et la queue 
tournées vers la de.xtre de l'écu. 

Il peut être couche, quand ses extrôm'iLés se portent" 
vers la, pointe de léeu, versé lorsque c'est vers le chef. Il 
est souvent couronné. Il est allumé, loré, barbé, crçlé^ s'il 



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DU BLASON 



109 



a l'œil, les nageoires, la barbe, les crêtes d'un émail diffé- 
rent à lai-Dième. 11 est pâmé, quand il a les jeux fermés 
et la gueule ouverte. 

Tous les autres poissons conservent la dénomination 
générale de poissons. 

L'Écrcvisse se voit eu pal sur l'écu, la tète vers le 
chef. 

La Coquille conserve sa dénominalion, mais si on la 
rencontre renversée montrant le creux, on la dit Vanncl. 



Des Reptiles 

Les reptiles i'orment une classe d'animaux qu'on ren- 
contre dans les Armoiries. Le serpent est dénommé Bisse; 
la Biss^ est placée en pal, la tète à dextre et ondoyante 
(quand elle est autrement, l'indiquer). Si sa langue est 
d'un émail différent à elle-même, on la dit langucc. 




Fifî, 335. Bi5=e ondoyante 



Si la Bisse tient vu enfant dans sa gueule, on la dit 

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110 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



guiore, et elle est halissante qnsinà l'enfant est d'un email 
pai'liculier ;Voir Généralité des Figures, page 61, fig. 105). 

Vue de face, la Guivre est rampante; de protll, elle est 
en pal. 

Un serpent qui a une seconde tète à la queue est 
appelé J/ap/iis6t'/ie(l), et le serpent ailé est un Amphii^- 
lèrc. 





Fi^. ooô. AuipIiiibL-ue 



Fig. 3ô7. i\imiliiplOie 



Le Crocodile, comme le Lézard, est généralement repré- 
senté la tétc vers le chef de l'écu, c'est-à-dire en pal, on 
le dit monlant. 

Eniin, nous trouvons dos Grenouilles, des Limaces, des 
Limaçons. Ce dernier a sa tèlc hors de sa coquille et 
montre ses cornes. 

Les montagnes et les rochers trouvent leurs places 



(1) Qui marche des deux cotés. 



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DU BLASON 



111 



dans le BlasoQ ; on doit toujours indiquer le nombre de 
leurs mamelons, qu'on appelle coupcaux. 




Fij. jôS. Montogne \ 5 «onpeaux 

Des Fleurs, Arbres, Fruits, etc. 

Les fleurs le plus souvent represcnîees sont : le Us, la 
Hose, la Grenade, l'Iris ou Flambe, l'fJLillet, le Souci, le 
^éuupllar, le Pavot, le Chardon, le Lin, la Pensée, la vio- 
lette, le Muguet, etc. 

Ce n'est guère qu'au \n^ sièe'e que la tleur de Lis a pris 
place sur les Blasons ; il ne faut pas confondre sa forme 
avec le lis de jardin. 





F;-. 303. F!:ur Hp li. 



Fis. o.V). Li= dt j^rilin 



... .'ior-if 



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112 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



M. Gourdon de Gonouilhac a longuement et savamment 
parlé de cette tleur héraldique dans sou beau Traité (1) ; 
nous y renvoyons le lecteur qui désirerait avoir les 
détails que nous ne pouvons donner dans cet ouvrage, 
dont le cadre doit être forcément restreint à la limite que 
nous lui avons assignée. 

La Rose est tracée ouverte, ayant cinq téuilles alternées 
de cinq pointes avec un bouton au centre. 




Fig. 361, Ro>e 

Sfelle a une tige, on la dit soutenue ou tigde, et si elle 
a des feuilles, elle est fouillée. 

Si la tige et les feuilles sont d'un émail particulier, on 
Findique, de même pour les nervures des feuilles, qu'on 
appelle nercées^ 

Les autres fleurs se blasonncnt do la mémo manière. 
Voici deux exemples : 



(l) VArt héraldique. 



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DU BLASON 



113 




Fiç. 3u"-. D'or a Iro'i-i 
Heur; de bourrache d'azur 




Fig. 303. D'rtr.enl à un 

pavot lie f ourprc. 

«a graine ou -semence de gueal 



Quelquefois, les fleurs ne sont pas des couleurs héral- 
diques, mais représentées naturellement : on les dit alors 
au naturel. 

Les légumes ne sont pas dédaignés dans le Blason, on 
y voit des Choux, des Fèves, des Asperges, etc. 

On rencontre également des semences telles que le Rlé, 
l'Orge, l'Avoine, etc. ; des herbes, des fougères, etc. 

Des racines, comme celles de Mandragores, de Raves, 
etc. 

11 se trouve en armoiries des arbres dont voici les prin- 
cipales espèces : 

Palmier, Olivier, Sicomorc, Chêne, Laurier, Tamaris, 
Pin, Grenadier, Oranger, Cyprès; des arbres ù fruits; 
Pommier, Poirier,. Cognassier, Noyer, Cormier, Pécher; 
puis des Mûriers, des Frênes, des lapines, du Lierre, des 
Taillis, des Bois, etc. 

Presque tous les arbres fig'irent dans le Blason. Nous ne 



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114 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



donnerons que quelques exemples suffisants pour la con- 
naissance de ces nombreuses Figures : 

Les arbres sont avec feuilles ou sans feuille, avec fruits 
ou sans fruit. 

S'il est sans feuille, on le dit effeuillé on sec ; s'il a des 
fruits, on le dit fruité : 





Fig. 364. De ?ueulc à un 
]>alniicr a'or 



Fig. 3<DÔ. Dor h un olirier 
de «ioople fniilé do pourpr» 





Fi!r. 3<>'î. D'ot à on poîrit»r de 
«inople fiuite il arireot 



Fipf. Ziu. D'arsent à un pia 
de sioople ïmite d -ic 



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DU BLASON 



115 







Fig. 3fj^. Dp ïTjPules à un 

fie«ne rie sinople, 

accoUê tl entouré a un liene il'or 




Fi^. 369 He poaq>re 
a un arbre <ec li or 



Quanti un arbre ne représente aucune essence spéciale, 
on ne le qualifie que du nom d'arbre. 
Le fruit du Chêne sur l'arbre se dit cnglanlé. 




Fjç. 3T0. D'driieDl à un clii-n* de jicalfli onjlanté ri'or 



Quand un arbre montre ses racines, on le dit arrache ; 
si ses branches sont coupées, on le dit c'branché. 

Cne branche d'arbre est dite écoice lorsqu'elle est 
représentée seule, ses menues branches coupées. 



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116 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Fiu'. 371. De cueuie* a une 

branche eootee 

li or ou a un ecot d'or 




Fi?. 373. n azui- a ? ocoU 
il'or en sautoir 



Les feuillos d'arbres sont quelquefois roprésontées seu- 
les dans le Blason, il faut spécifier leur nombre et leur 
position ; lorsque leur tête regarde la pointe de lecu, on 
les dit renversées. 




Fig. 373. D'or à '.roU feuille-" 

de lauriers 

lie sinnpif mi-e< en p?l 



Fiç. 371. De sueule» i tint 

feuilles de cin-ne 

d'or, deux en chef, trois en pal 



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DU BLASON 



117 




Fiar. :17j. D'areenl a cin i feuilles de lieire. de gueules 
renverjeej et posées 2, 2, l 



Los fpuilles le plus souvent représenlées sont celles du 
Ire/le, tn'okts ou tierce- feuille'. 




Fig. 370. Feuille de t,rè!l« 




Fisf. 37". D'or à trois lierce- 
feuille^ d azur 



Elle.s sont seules^ ficviées, en nombr'^, sur croix, fascc, 
bande, rtc. 

]1 en est de ait^me pour les tVuits, dont voici les plus 
usités : 

Grenade, Orange, Noix, Coing, Corme. Glands, Pommes, 
etc. - 



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118 



TRAITÉ ÉLftMFA'TAIRE 



Les fruits sont feuilUs s ils ont des feuilles à la tige, 
tenus s'ils sont à une branche, soutenus s'ils pendent à 
une branche sans avoir d'altrihut. 




Fi*. 3T3. GrensJe feu liée. 

D'argent à uae kreaade 

de gueule?, feuiliéo Je méice 




Fis. .379. De >inople i une 
pom ne d'oraD^e d'or 




ris. .ISO. D azur i troi- "land- il'or 



Les rinceaux sont les branches d'arbres avec des feuil- 
les, enlacées et croisées. 

Le cep de vi^ne est fruité lorsqu'il a son raisin. 

Le Millet se représente en branches, bien que ce soit 
une semence ; on nomme ses branches épis : 



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si 



' Il I.' • '-.nn'.' • ' . ■iCutiii 9au 



DU BLASON 



119 




Fis. 3?1. D'azur i IroU épU de Millel dor 



La gerbe conserve sa qualification 




Fig. 3S?. D'azur à la eerbe d'or 



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'.. •. .'T-jinr.'» ■'<<•:<» cl 



FIGURES ARTIFICIELLES 



Les Figures Artificielles (jonsisfent dans toutes celles 
autres que nous venons d'énoncer. Elles sont foit nom- 
breuses, et il laudrait tout un recueil pour les déter- 
miner. 

Nous nous bornerons ;i une nomenclature succincte, 
nous attachant ù reproduire celles qui sont le plus usitées. 
Nous en avons déjà fait connaître quelques-unes dans le 
chapitre : (Jénéralité- des Figures. 

Dans ce dédale d'emblèmes, la T^nir s'y trouve tracée de 
différentes manières. 

Lorsque les pierres qui la composent ont des joints 
d'un autre émail qu'elle-même, on la dit maçonnée ; si ce 
sont les fenêtres, la porle, elle est ajouri-c. Quand elle a 
une herse, on la dit hersc'c, et elle est yirouettée quand 
elle a à son faite une girouette. 

Quand elle est recouverte d'un toit, elle est couverte, et 
essorée si ce toit n'est pas de son émail. 

La Tour est généralement ronde, lorsqu'elle est carrée 
on doit le mentionner. 






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1-23 



TRAITE ELEMENTAIRE 




Fig. n83. D'azur à troi= loar- 

d'or ransèe^ 

«ui une terra<-e de -able 




Fjg.^.^l. D'azur il un chiiteau 

ouvert J or, dinjonie 

Je trois t-ur= de raèine 




Fig. 383. De gueuler à la tonr fermée, d'argent maçonnée de ?aLile 

Quelquefois la Tour est surmontée d'auties petites 
tours qu'on appelle donjons ; on indique leur nombre et 
leur émail quand ce dernier n'est pas celui de la tour 
proprement dite. 




Fis. 3S6. Do !meulp= i une tour fermée. ti'Hrient donjonné Je troi-; tours 
de même, et maçonnée de »aLle 



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DU BLASON 



123 



Le Château est uu bâtiment flanqué de tours rondes 
couvertes ; il est couvert lui-mt^me et crénelé ; s'il n'apas 
de toit, on le dit dc'courcrl, et masure s'il est en ruine fi). 




Fiï. 3?7. Chiteau girouette 

Un Mur ou une Muraille ont un certain nombre de cré- 
neaux, en indiquer le noml^re, et si les joints de leur 
maçonnerie diffèrent comme émail d'eux-mêmes, en 
énoncer l'émail. 

Une muraille en forme de degré se dit pignon ; on en 
dit le nombre de marches, et si ses montants sont char- 
gés. 

Lorsque cette muraille s'élève pyraraidalement, en 
l'orme d'escalier de part et d'autre, on dit pignoné. 

On appelle Ville une muraille derrière laquelle s'élè- 
vent quelques maisons avec un ou deux clochers. La 
Ville peut être également maçonnée d'un autre émail que 
le sien. 



(1) Quelquefois on donne le nom de château à une grosse tour 
donjonnée (voir fig. 3S-i). Celte figure représente les armes de 
la ville de Btllêrae. 



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12i 



TRAITÉ ELEMENTAIRE 



Il est bon aussi d'iadiquer si elle est simple, fermée, 
elc. 





Fil'. 3^?. Formée 



Fis. 3S9. Ouvi^rtr 



On roncontre dans le Blason une Maison isolée, une 
Cliapdle : quand cette dernière a sa cloche d'un autre 
émail qu'elle-même, on la dit campanéc. 




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Fiï. 39t). De içueule- à une chapr.lle tlaiyent 
r irapant'î d'uzur 



Un Pont a un certain nombre d'arches qu'il est néces- 
saire d'indiquer, ainsi que l'email de ses pierres et de ses 
raroiiS s'ils diffèrent comme couleur de lui-même. 



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DU BLASON 



12d 




Fis. ^^1- 

D'azur, à un pont fie Iroi-' arclie?, posé sur une riv'uTP il'rtrsent 

-unuonté iie troi? tours 

écraleujent .l'arireut. ouvert et ma.-onné Je sable. 



Nous trouvons encore Je portail, qui est une porte sur- 
montée généralement d"ua cintre et ayant ses montants. 

La vcrtcnclle, qui est la bande de fer qui tient la porte 
sur ses gonds. 

La herse sarrasine, qui représente une porte de ville. 
Elle est formée de six pals alésés et a'guisés par le bas, 
ayant cinq traverses en fasce, clouées,. et un anneau à la 
première traverse. 

Le badelaire {voir fig. 171), garni d'une boulcrolle, 
(fig. 174). Lorsque le fil de la lame est d'un émail diffé- 
rent à lui-même, on le dit aiguisé en indiquant de quel 
émail. 

Les clous désignés sous leur nom propre; ils sont le 
plus souvent à tête carrée et en pointe ; les clous de la 
passion sont de forme triangulaire. 

La lance, qui est futée lorsque son fût est d'un émail 
différent à elle-même; si son fer est coupé vers la pointo^ 



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126 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



on le dit c'nwussé, et s'il est m deus morceaux, on dit la 
lance éclaire ou brise e. 

La /Icchc, dont les plumes ou le Lois est d'un au re 
t'mail qu'elle-même, se dit fûiée quand c'est le bois, et 
empennée quant} ce sont les plumes ; comme la lance, elle 
peut être émousséc ; si sa pointe est en bas, on la d'il tom- 
banle ; si la flèche est sui* un arc, on la dit cncochée. 

Généralement, deux flèches se posent en 'sautoir, trois 
flèches sont généralement liées et on les dit empoignées. 

Les fci'i de lance, fers de j ivclot, fers de hallebarde, fers 
de pèche se trouvent également dans le Blason et peuvent 
être éivouisé.<. 





Fi?. 39-3, F.-rs .ie fl.S-he 



Fi?. TO3. Fers .le lialîrbirJe 



Les Cors, Cornol- ou Trompes, qu'on désigne sous le 
nom de huchet. Le huchet est pendu, attaché ou lié à un 
autre émail ; s'il est at!aché, il est embouché, enjuiché 
lorsque son embouchure est aussi d'un autre émail que 
lui-même, et virole si ce sent ses viroles. 



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DU BLASON 



127 




Fi?. 39t. Hucliet. 
De sab.'e au hutliçt d argent lie et virole d'nr 



Le lac d'amour est un rordon circulaire et ealrelacé ; 
les bouts en sorlent l'un à dexfre et l'autre à senestre. 

Le fermail, qui est une J>oucle avec son ardillon, est 
représenta rond ; s"il est en losange, ou le dit ù Vantiqur. 




Flg. 3ÎÔ. D'.izar au fermml d'or 



La molette d'éperon ditîVre de l'étoile en ce qu'elle a 
habituellement sj.\ pointes et toujours percée au milieu ; 
si les pointes ont un nombre inférieur ou supérieur à si.v, 
il faut l'indiquer. Si la molette tient à la l)ranche de l'épe- 
ron, on la dit colletée. 



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128 



TRAITK KLEMENTAIRE 




Fis. 396. Molplte. 
De -rtieules a la molelto d'or 



Les escarboucles sont de plusieurs sortes ; elles sont 
percées, pommetécs, accolées, fleuronnées : quelques-unes se 
terminent en forme de cœur. 




Fi^. nO". D azur a une 
e*carbouc!e accolée tl'arijeaf. 
__ [pommelée île çuedle> 




Fiç. 3>8. De sneule- 

à une escarboucle percée, 

tleuronnée et pommelé<; 

daCarer.t 



Le fer à cheval, qui a six trous ; et si ces six trous sont 
d'un autre émail que lui-même, on le dit cloué. 

La houssette, qui est une bottine ; elle est éperonnéc 



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DU BLASON 



129 



quaûd elle est munie d'un éperon dont leraail est diffé- 
rent à elle-nième. 

Le triangle, qui est plein et posé sur sa base; s"il était 
évidé, il faut l'indiquer ; il est verse lorsqu'il ne repose 
que sur une pointe. 

Les Cloches, seules ou avec leur battant, qu'on dit 
bataille lorsqu'il est d'un émail difl'érent. 




Fig. 399. De gueule à une cloche d'argent balaiilée ilazur 

Les Grillcts, Grelots, se trouvent quelquefois couchés, 
en nombre, ou semés. 




Fis. 400. D'azur à deux srillels d'or 



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II. 1 iti:.: il .■jbivi 



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130 



TRAITE ELEMENTAIRE 



La (7/6'/' est posée de différentes manières, elles peuvent 
être adossées, en sautoir, etc. 




Fi^. 401. De jueuloi â Jeux clef^ d'argent en ^auloir 

Les Maillets j presque tous de dilTérentos grandeurs et 
formes ; il s'en trouve peu qu'il soit nécessaire de spéci- 
fier ; uu Marteau, tcpeadant, est rcconnaissable, et Von 
doit en indiquer les dilTércnts émaux, soit du .nanchc qui 
peut être cniboulc, et la boucle qui termine le manche. 




Fis. i(T2. Ve pojrpre à un aiirleau ri or. Ip ninnolie 
tle îinoplo omLoulu dari:eal a Id boucle pemlaate tie ijucule* 

L'Ancre, dont on spécifie les difTércntes parties lorsqu'el- 
les diCTèreut comme émaux ; elle peut être mise en pal ou 



il. 



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i._ : lii"' !'i; 






DU BLASON 



131 



en fasce ; indiquer quand elle est dans cette dernière 
])osition. 




Fig. -103. De iinople à une ancre tlari-ent, le IroLic de L'ueule.< 

Le Nacire ou Vaisseau et tout bâtiment de mer qu'on ne 
peut rcconnaitre ; il est équijc quand il possède ses 
agrès ; flottant ou voguant quand il est sur la mer ; 
habillé lorsque ses voiles sont d'un émail dillerent à lui- 
même, et flamme lorsque ce sont les flammes qui diffè* 
rent comme émail. 



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Fig, 101. D'azur au navire fluttanl il'yr sur une mer 
êcalcment Jor 



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132 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

La llamme ou fea. qui est généralement do gueules 




Fig. lOô. 1) azur a trois llamuip* ile irneules, "2 el 1- 

(:irme= a ea^iueirp; plu- rorre.teuieat. il iHuilrsit placer lei Ib.iiuie- île gueule--, 

sur an champ d or ou d arsonl 



Enfin on rencontre des Fontaines, des Crosses, des 
Aiguières, des Couronnes, etc., et tous objets aussi inat- 
tendus que disparates et qu'on désigne généralement 
par les termes qui leur sont propres. 





FIt. 106. FonUine 



Fis. 407. CroJ?e 



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DU BLASON 



133 



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t'vj. in3. Cuurona-j 



Fil-, lœ. AiiuK-rc 



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DES FIGURES CHIMÉRIQUES 
OU DE FANTAISIE 



Dans les Armoiries on voit plusieurs sortes de Draçjons 
ailés ou sans ailes, rampant ou passant, terrestres ou 
marins. 

Le DriQon marin n'a jamais de pieds, mais il a des 
nageoires, et sa queue se termine eonimo celle du poisson. 

Le Drajon terrestre u la queue du serpent munie d un 
dard avec deux pieds. 

Le Dragon est représenté de protjl, ses ailes sont celles 
de la chauve-souris, et sa langue est agrémentée d'un 
dard. Lorsque cette dernière n'est pas de la couleur de cette 
Figure, on la dit lanrjuce, en désignant de quel émail. 





F'i:.-410. Din-on. 
D'azui au ilrairoa n'a-'-'-fnt 



Fiij -111, D'azur à Iroi? 
"draïoa" d or, 2, l 



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13G 



TRAITE liLKMENTAIRE 



Le Dragon représoni»'- avec un visage humain, ayant 
une barbe composée de serpents, se di( monstrueux. 

Le Griffon a la partie supérieure du corps de l'Aigle, et 
la partie inférieure du Lion : on ne le voit que rampant et 
de profil : il a quatre jambes et deux aile>. 




Fi^. 412. Griffou. 
D'argent au ^nfron di' sueulo* 



Le Phcnijc ressemble à une A'gle ; il est de profll, les 
ailes ouvertes, et toujours posé sur un bûcher appelii 
immortalité. Si celte dernière diffère comme couleur du 
Phénix, en indiquer rémail. 




Fis. 413. l'henix. Ûazar au phénix d or 



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DU BLASON 



13Î 



L'Hydre, comme nous l'avons dit, a sept tètes, dont la 
dernière vers la base de Técu est pendante. 




Fis. 4U. Hydrp. 
D'iiTsent à uue livdre de sinople 



La Salamandre, semblable i un Lézard, mais avec un 
ron plus long, la langue et la queue terminées en dard ; 
on la voit placée au milieu d'un feu ardent qu'on dit 
allumé, quand son émail est diiïérent de l'animal. 




Fi?, 415. S.ilnmnndie. 
D'arienl à nni- «alaraindre d or, aJlumèe de lueule 



La Sirène a le buste d'une femme jeune et belle; à par- 
la* du nombril son corps csi celui d'un poisson. Elle tient 
d'une main (la destre)un miroir, et de l'autre un peigne : 

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f.l ino!,. , 



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138 



TRAITE ÉLÉMENTAIRE 




Fia. 416. Sinne. 

Wdznr à une «iréne aj Lu<t>? ir.irsent. la pnrlic in^ërieure de pourpro 

sur une mer d'arsent 



Si elle sort d'une cuve ou d'un puits, on la dit Méluunc. 

La Chimère est, comme la Sirène, un buste de femme, 
et le reste du corps est celui d'un Lion, mais ce dernier 
prend naissanne immédiatement au-dessous des seins, et 
ses bras sont des pattes de Lion ; ses jambes sont celles 
du GrifTon et sa queue celle du serpent. Quelquefois, la 
partie inférieure de son corps est celui de la Chèvre. 




Fia. 417. Chimère. 
D'or à une cliimérc de irueutc- 



La Ilarpi: est encore un b-.:ste de femme, mais ?-os bra- 



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DU BLASON 



130 



sont lemplacés par des ailes étendues, et la partie infé 
rieure de son corps est celui de l'Aigle. 




Fig. 418v riarpip. 
D'aro-ent a unf harpie rfe cueul 



Le Dinh'c est un homme, nu, ayant une barbe, des grif- 
fes aux mains et aux pieds, des cornes de cerf sur la tète, 
une queue recourl>ée, et des niles de chauve-souris ; il a 
une ceinture. 

Le Sphinx a la ttMe et les seins d'une jeune tille, le corps 
d'un Chien, les pattes du lion: quelquefois il a la queue 
d'un Dragon. 

11 est représenté en repos. 




Fi?. 413. Sr-binx. 
D'a2Qr à un sphinx d'argent 



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140 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



Le Lion ailé, le Lion mariné, dont nous avons déjà 
parlé, le Cerf ailé sont aussi des Figures chimériques. 

La Licorne a la forme d'un Cheval, mais^son front a une 
longue corne, des pieds fourchus et une barbe de Chèvre. 

Quand elle a la tète baissée, on la dit en défense; quand 
elle a les pieds de devant â terre, on la dit accroupie, et 
quand, étant assise, ses pieds de devant sont levés, on la 
dit acculée; elle e^t toujours saillante. 




Fi». 420. Licorne «aillant». 
De sable a. une licorne saillantu a'urseal 



Le Centaure, dont la partie supérieuro du corps appar- 
tient à l'homme et celle inférieure au cheval. 

11 est minotaure, quand celle dernière partie est celle du 
taureau ; il tient habituellement une massue de la main 
dextre. 



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DU BLASON 



141 




Fiç. 4?1 
D'azur à un minolaurc ii"o', icnint ol =upf>orl.int uno ina--uc <lo sable 



Enfin, s'il ih^nt un an'', il prend le nom de Sajillairr. 



■.'.!>.V.t\iAV. .i. :■•■(: ■>[ i'iin^.| i. .Ml !••).. i! ' ' rjiln't 



Nous donnons quelques Meubles, Attributs ou Figures, 
placés dans le Blason, soulignant en itclique les termes à 
employer. 



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Fiç, A-2-2 

D'argent à la face de gueules, accompagnée 
de trois merlettes de sable. 




Fis. 424 



De gueules à une Licorne passante d'argent 
accoméc et onglée d'or. 



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144 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Fi--. 425 



De guculos, ù la bande d'argent accosU'c 
de deux cotices d'or. 




Fis. i-y> 



D'argent, à la Licorne aculce 
de sable. 



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DU BLASON 



145 




D'argent à une montagne de sable, allumée 
et (lamboijanlc de trois tlammes île gueu- 
les lorlillanles en pointes vers le 
chef. 




Fis. 42S 



De gueules, à la bande anchée ou courbée 

d'argent, chargée de deux poissons 

d'azur affrontes et étendus le 

long de la bande. 



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146 



TRAITE ÉLÉMENTAIRE 




FLg. 429 

D'argent à la Crois d'azur anglée de 
clous de même. 




Via;. 13<) 

D'azur à quatre piles renversées d'argent 
appointées vers le chef en chevron. 




Fig. t:u 

D'or à la Montagne d'azur ardente 

et enllamméc de iiueules. 



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DU BLASON 



147 




D azur à deux fleurs de f.vs à tiges arrachées 
et passées en sautoir d"argcnt. 




D'azuf à la fleur de lis d'or, deux éper\ icrs 

d'argent affrontés, perchés et arrêtés sur 

les deux feuilles recourbées de la 

llcur de Lis. 



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148 



TRAITE ELEMENTAIRE 




De gueule», au Miroir arrondi d'urgent borde 
d'un cercle, poniinetc de môme. 




Fi?. l;35 

De gueules ù un chien braqué, assis d'argent. 




Fis. 4M 

Burelé d'argent et d'azur à la bande de 
gueules brochant sur le tout. 



DU BLASON 



149 



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Fin. 43 



De gueules à la croix d'argent cantonnée 
de quatre coquilles de même. 




Fig. 438 

De gueules à trois pals d'argent chaussé 
d'or, coupé d'az'jr à une fasco vicrée d'or, 







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: Fig. 139 

De gueules à la bande cnmponée d'argent 
et d'azur. 



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150 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Fi;;. 410 

Parti et contrebande d'or 
et de SLieules. 




Fig. 441 

D'azur au pal contrebressé d'or. 



Nous pensons qu'il est inutile de donner toutes les 
Figures héraldiques qui dérivent des pièces mises en 
opposition ; les deux exemples ci-dessus en indiquent 
leurs diverses positions. Nous trouvons parmi elles : 

Le contrccote, le contrecomponné, le contremanché, le 
contrefascé , le contre jlambant, le contrechiquelé, le contre- 
paie, etc. 



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DU BLASON 



151 



Le covirepassant se dit des animaux qui passent et 
contrepassent : 




Fis. U2 



D'argent à deux t'cuveuils, de gueule, 

l'un sur l'autre^ l'un passant et 

l'autre conirepassant. 



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Fi?. 143 



De gueules à deux phéons ou fers de dard 
triangulaires contrepoiés en pal d'or. 



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152 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

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Fig. 114 

De gueules à la fasce potencée et contre-potencée 
d'argent remplie de sable accompagnée de trois loups d'or. 




Fig. llj 

D'azur à deux Griffons d'or contrerampants 
à un arbre de sinople. 




Fig. 116 

D'azur au chevron d'or, à deux Lions 
adossés et contre-issints des flancs du chevTon de même. 






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DU BLASON 



153 




D'azur à une Harpe cordée d'or. 



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Fiiï. 448 

De gueules au Château à trois tours 
d'argent, loulissé de sable. 




Fi?. 419 

D'azur au Faucon d'or empiétant une 
Perdrix d"or. 



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154 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




FI5. 450 

D'or à la bande d'azur empoignée par une 

patte de lion de sable mouvante du 

flanc dextre de Técu. 




F^. 451 

D'azur à trois annelets entrelacés l'un 
dans l'autre en triangle d'or. 




Fi?. 452 

D'azvir à deux clefs d'or adosséea en pal 
et entretenues par le bas. 



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DU BLASON 



155 




F.ç. -l.Vt 

D'azur ù Jeux chevrons d'argent, l'un 

failli à dextre, l'aulre à senestro 

(rompus sur les flancs et séparés). 



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Fiç. -154 

D'argent à deux fasces nouées de pourpre. 




Fiï. 4Ô5 

De gueules à la Maison carrée d'argent 
ouverte et ajourée de sable, pignonnee de pièces d'argent. 



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156 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




D"or au chevron raccourci 
de gueules. 



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Fi?. 157 

De gueules à la fasce aiguisée 
d'argent. 



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DES TIMBRES 



On entend par timbre tout ce qui se met au-dessus de 
l'écu, pour distinguer les degrés de noblesse ou de 
dignité, soit séculière, soit ecclésiastique : comme la tiare 
papale, le chapeau des cardinaux et des évèques. les 
crois, les mitres, les couronnes, les bonnets, et les cas- 
ques ou heaumes. 

Le casque, une des pièces essentielles de l'armure du 
chevalier, a dû nécessairement entrer dans les armoiries, 
quoiqu'on trouve de ces dernières qui se composent sim- 
plement d'un ècu sans timbre. 

On a distingué les timbres ouverts et les timbres fermés; 





Fis. 40%. Timbre oirert 



Fr. 4â9. Tunto* ferait 






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158 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

mais cette distinclioii était ineonnue un .\royen Age : on 
ne connaissait que les derniers pour les armoiries tant 
nobles que bourgeoises, et tels que le chevalier portait son 
casque au tournois. Parmi les armoiries modernes, il en 
est dont le timbre est composé dautant de casques qu'il 
y a de (igures différentes dans Técu, c'est surtout en 
Angleterre et en Allemagne qu'on rencontre cette profu- 
sion. Alors le casque du milieu est vu de face, les autres 
sont vus de trois quarts ou de protil, et de manière que 
leurs visières soient tournées plus ou moins vers le 
casque du milieu. Lorsque Técu est penché, le casque 
est tourné du côté droit de Técu. Cette position de l'écu 
est la plus ancienne (1). 

Les casques ou heaumes employés comme timbres de 
l'écu, indiquent la qualité, le rang, la noblesse des per- 
sonnages, suivant leur métal, leur position, leur nombre 
de grilles, etc. 

Les empereurs et les rois portent le casque d'or ouvert ; 
seuls, ils ont ce droit ; s'ils le ferment, ilsdoivent y placer 
onze grilles. 

Les princes portent le casque demi-ouvert. 

Les princes et ducs non souverains, les grands digni- 
taires, ont le casque d'argent à neuf grilles ; les marquis 
à sept grilles ; les comtes et les vicomtes à sept grilles 



(1) Comme nous l'avons déjà dit, on appelle, dans le blason, c3lé 
droit de l'écu, celui qui, en réalité, se présente à jçauche à celui qui 
voit l'écu en face. Le chevalier étant placé derrière son bouclier, et 
va de face, le côté qui paraît à sa gauche est sa dextre Aussi les 
pièces honorables, placées à droite de l'écu, sont les plus distin- 
guées. 



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DU BLASON 



159 



également ; les barons et gentilshommes d'ancienne race 
le portent en argent bruni avec cinq grilles. Les autres 
gentilshommes doivent porter le heaume en acier poli 
avec trois grilles. 

Le nouvel anobli a le casque en fer, fermé, morne. 

Le bâtard porte le même casque que le précédent 
tourné à droite, contourné. 

Les cimiers sont les ornements supérieurs des casques. 
Ils reproduisent souvent les figures de l'écu, et sont des 
mêmes émaux qu'elles. F^es plus anciens cimiers représen- 
taient des trompes ou des ailes. Plus tard, les figures des 
cimiers se multiplièrent comme celles des écus. Exemples : 





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Fig. 462 



Flg. 463 



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160 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Les lambrequins sont des morceaux d'étoffe qui descen- 
dent soit du dessus, soit du dedans du casque, et accom- 
pagnant l'éou pour lui servir d'ornement ; ils doivent être 
des mêmes émaux que le champ de l'êcu et des pièces (du 
moins de la pièce principale) qui s'y trouvent. 

Nous entrons dans quelques détails sur les lambre- 
quins, pour démontrer, par des faits historiques, que ces 
derniers ont donné naissance aux ornements végétaux 
qu'on voit dans les entourages de beaucoup d'armoiries, 
et dont aujourd'hui on parait avoir oublié l'origine. 

Le lambrequin n'était primitivement autre chose qu'un 
coupon d'étoffe de forme carrée. Cette forme était domi- 
nante jusqu'au commencement du xiv siècle, si ce n est 
qu'on arrondissait parfois les coins et le bord inférieur du 
laiiibrequin. Plus tard, on commenta par en denteler le 
bord inférieur, puis on en garnit tout le contour de den- 
telures semblables, jusqu'à ce qu'enfin ces dentelures 
prissent la forme de feuilles. 

A partir du xv*" siècle, toute la surface du lambrequin 



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DU BLASON 



161 



ne présente plus qu'un seul réseau de feuilles nettement 
découpées. Cette forme, qui subsiste depuis, était 
employée non seulement à la décoration des armoiries, 
mais encore au costume de tournois, comme on le recon- 
naît dans beaucoup de dessins du Moyen Age. 




Fi-. 405 



Les rouronues dans les armoiries sont de diverses espè- 
ces, suivant le rang de celui qui les porte. On distingue la 
couronne papale, les couronnes impériales et royales. 
Celles de la noblesse varient aussi suivant les degrés 
d'illustrations : il y a la couronne ducale; les couronnes 
de marquis, de comte, de vicomte, de vidame, de baron. 
D'ailleurs la présence des couronnes dans les armoiries 
de la noblesse est aue à un abus qui s'est introduit vers 
la fin du .Moyen Age ; et l'usage insignifiant qui consiste 
à mettre une première couronne immédiatement au-des- 
sus de l'écu, puis une seconde au-dessus du casque, est 
une invention toute moderne. 

Les ornements propres aux couronnes d'armoiries se 
composent principalement de feuilles gothiques. Dans 



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162 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



l'origine, les cintres des couronnes impériales et ro3'aIes 
étaient garnis de feuilles semblables, de nos jours on leur 
a substitué des perles. Les cintres qui se réunissent dans 
la partie supérieure de la couronne, portent des figures 
de lions, d'aigles, de croix, etc. 





Fig. l6Ci. Courdoxi'? impériale 



Fis. 407. Couronne i ovale 





Fi-'. 468. TurLa 



Fi^'. 409. 
Couronne ila Daupiiin 



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Fis. 4T0 
Couronne de* Enfant- .le France 



Fiî. 4T1 
Coorooa» ducali 









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DU BLASON 



16^ 



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^'JM^feili 




rig. 47?. Couronne ce oiar.jui: 



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F\^. i~'^, Coaroane île comte 




Flj. 471, Couroace de vieomle 




F1-. 475 
Couronne tie barja oa tortii 




Fig. 476. Couronne i)e V'iilame 




Fi-. 477. Tortil 




Fig, 478. Chapeau 



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164 



TRATTl': ÉLÉMENTAIRE 



Casques ou Heaumes 





Fiij. 479. Souverain 



Fis. 480. Prince et duc 





El? 4SI. Marquii 



Fiî. IS?. Cûuite et vicomte 



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DU BLASON 



165 





liL-, 183, Baron 



Fis. 484. Noble 





Fil. 485 Nouvel anobli 



Fi". 48d. Bàlaid 



Les chapeaux servent de timbres aux armoiries des pré- 
lats et des abbés ; ils se distinguent par leurs émaux et 
leurs agréments, tels que cordons, houppes, glande, etc. 
Le chapeau des cardinaux est de gueules ; cciu des 
archevêques et des évèques, de sinoples; celui des abbés, 
de sable. Il y a des armoiries de prélats où l'on trouve 
des chapeaux, des couronnes et même des casques. 



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166 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 





¥]•-'. 487. Tuue 



Fi^. 488, 
Mitre des archevêque? et évt-gue: 




Fig. 40'J. Anlicvénna 



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DU BLASON 



167 




Fig. loi. Evèque 





Fis. 49-,'. ALbé régol'ier 



Fis. 493. Abbe?*e 




Fi;. 191. Prieur 



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168 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



Des Pavillons 

Oa entend par pavillons, des couvertures en forme de 
tente qui revêtent et enveloppent les armes de quelques 
souverains ; ils se composent du comble, qui en est le 
chapeau, et de la courtine, qui en fait le manteau. L'inté- 
rieur du pavillon est d'hermine, et l'extérieur présente 
ordinairement les figures principales de l'écu. Les pavil- 
lons des armes de souverains moins puissants n'ont pas 
de comble. 



Des Tenants et Supports 

Les tenanls et les supports sont des figures peintes a 
côté de l'écu, et qui semblent le supporter. Ces figures 
représentent des anges, des sauvages, des animaux. On 
dit tenants lorsque ce sont des figures humaines, et sup~ 
ports lorsque ce sont des animaux. 



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DU BLASON 
Voici quelque-) exemples : 



169 




F15. io:>. 

GiimaJili, piLncc l'i- Munat-o, a ]'our ttnaul- "J inoinc? ik- S,ial-.Vuj-u5!.ia 




Fis. 4%. Tca.int-' 



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170 



TRAITP: ELEMENTAIRE 




Ki;-'. WT. TcQ.ul- 




Fiu, iOS. Supi.oils 



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DU BLASON 



171 




Fi^'. lO'j. D'E-coui.lenu de Sounli-, =upi'Mi-l- île Lenellof 




Fi?. 3*». GfU-- d-; Liulree, -uj.jon- duar; muselé? accolés 



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172 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



D3S Devises 



Les Dcciscs sont des inscriptions héraldiques qui sr 
trouvent sur des banderoles pratiquées, soit au-dessus, 
soit au-dessous des armes de quelques souverains. 

Les Banderoles, qu'on a aussi appelées phylacièrei, sont 
des ornements en forme de bandes déroulées, destinées li 
recevoir des inscriptions qui se rapportent aux armes 
qu'elles accompagnent. Leur forme se règle d'après les 
espaces qu'elles doivent occ ipn', leur disposition es! très 
variée (fig. oOI^ ;>02 et ;;03i. 





Fis. Dtjl. 



Fis. 502. 




Fi?. ôO.'î 
Bamleroles ou pIiyl.icUTe- 



Monuments de valeur, de courtoisie et de magnanimité, 
les devises étaient souvent un proverbe, une expres-^ion 
naïve, analogue aux Figures représentées dans l'écu. 



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DU BLASON 173 

La Maison de Bourbon avait pour devise ; Espérance. 

Les Rois d'Angleterre : Dieu et mon droit. 

Les Rois d'Ecosse : Jn dcffens (pour ma dejfense). 

Les chevaliers de l'Ordre de la Jarretière : Honni soit 
'^ui mal y pense. 

La Maison de Montmorency : Dieu aide au premier 
baron chrétien. 

Philippe-le-Hardi, duc de Bourgogne : Moult me larde (1). 

Avec les devises, nous devons parU.r des cris de guerre. 

Les cris de guerre, au Moyen Age, ressemblent à nos 
cris : France, en avant, jetés dans les mêlées modernes par 
nos officiers français. 

Les vassaux d'un suzerain s'y ralliaient lorsque les pre- 
miers le faisaient entendre ; les porte-bannières le 
criaient pour encourager les soldats à combattre vaillam- 
ment ; chaque chef belligérant, chaque camp avait son 
cri de guerre. 

Le cri de guerre se transformait quelquefois en devise, 
et il faisait partie de l'héritage sans conteste de l'aîné des 
familles. 

Voici quelques exemples : 

Les anciens rois de France avaient pour cri de guerre : 
Mont-Jotjc-Sainct-Dcnijs. 

Les ducs de Bourgogne : Monl-Joyc-Sainct-Andrc. 

Les duos de Normandie : Diix-ayc-dame (Dieu aide 
monseigneur). 

Les comtes de Champagne : Passacant, passavant U 
meillor (que le plus bra\e s'avance contre nous). 



(1) Origine du mol moutarde. 10. 



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DICTIONNAIRE ABRÉGÉ 



TERMES EMPLOYES DANS LE BLASON 



Abaissé. — Ce mot sert i désigner, dans le blason, les 
pièces qui sont au-dessous de leur position ordinaire. Un 
chef de concession, de religion ou de paironnage peuvent 
tenir la place du chef des armoiries personnelles qui se 
trouvent alors abaissées. 

H en est de même pour la fasce, le chevron, lorsqu'ils 
sont placés plus bas que lé tiers àa centre de l'écu, situa- 
tion ordinaire de ces pièces. 

Se dit aussi des oiseaux dont les ailes sont pendantes 
vers la pointe de l'écu. Se dit encore comme synonyme de 
diffamé et de déchargé en souvenir d'une faute, lorsque les 
armes renferment quolq:ic figure destinée à rappeler cette 
faute ; un lion qu'on avait vu primitivement dans un bla- 
son avec sa langue et ses gritfes, et qu'on retrouve démuni 
de ces dernières, est diffame, abaissé. 

Aboutâ. — $0 dit des différantes pièces d'armoiries, 
mises bout à bout, comme deux épées, deux tlèches, etc. 

Lorsqu'une pièce est garnie d'un bout ou se termine en 
forme de bout, on la dit aboutée. 



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17Ô TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Abîme. — Point central de l'écu. Ne s'indique que 
lorsqu'une pièce, occupant cette place, est accompagnée 
d'autres pièces ; il est inutile de la spécifier lorsqu'elle est 
seule et qu'il n'y a aucune désignation de place. 

Abeille. — Presque toujours représentée montant, les 
ailes ouvertes. 

Accompagné. — Lorsqu'une pièce honorable en a 
d'autres en séantes partitions, comme la croÙK se dit 
accompagnée de quatre étoiles, de seize alérion«, etc. 

Accompag-nement. — Se dit de toutes les pièces qui 
entourent et accompagnent lécu extérieurement, comme le 
timbre, les supports, etc. 

S'emploie encore, comme il est dit ci-dessus, pour toute 
pièce principale accompagnée de pièces secondaires. 

Accolé. — Se dit de deux écus ou de deux pièces join- 
tes ensemble, comme les armes de France et de Navarre 
étaient accolées sous une même couronne : l?s femmes acco- 
lent leurs écus à ceux de leurs maris ; les clefs, les otelles, 
lus losanges, etc.. peuvent t^tre accolés; se dit aussi des 
ligures entortillées, comme un serpent enserrant un arbre 
dans ses plis, une vigne grimpant, après un échalas, etc. ; 
le* épées, les bâtons, les bannières placées derrière l'écu. 
en sautoir, se disent accolés. 

Les animaux qui ont des colliers d'ordre de chancellerie, 
des couronnes passées au cou, se disent encore accolés ; ne 
pas confondre ce dernier sens avec celui de colleté, qui ne 
s'emploie que pour un simple collier. 

Accorné. — Se dit de tous les animaux pourvus de 
cornes d'une autre couleur que celle de l'animal. 

Accosté. — Se dit des pièces placées dans le ■'ens d'une 
pièce principale qu'elles accompagnent, ou accostent. 

Accouplés. — Liens qui servent à accoupler. 



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DU BLASON 177 

Accroupi. — Se dit de tous les animaux assis ou 
ramassôs comme les lièvres et les lapins. 

Acculé. — Un cUeval cabré se dit acculé, et la même 
désignation s'emploie pour tous les animaux qui se renver- 
sent sur leurs pieds de derrière. 

Se dit encore de deux canons apposés sur leurs affûts, 

Achenients. — Lambrequins en forme de rubans. 

Adextré. — Se dit de la pièce principale d'un écu qui 
est accompag-iit' d'une autre fùocc à sa droite. 

Adossé. — Désignation de deux animaux placés dos à 
dos; de deux clefs aJossées, c'est-à-dire ayant lour^ panne- 
Ions en dehors, etc. 

Affronté. — Le cont.-'aire de ci-dessus. 
Deux animaux placés front à front, deux choses qui sont 
apposées de front. 

Affûté. — Lorsqu'un affût de canon est différent au 
canon, on le dit affûté de tel émail. 

Agace. — -Nom donné quelquefois à la pie. 

Agité. — Se dit de la mer lorsqu'elle est représentée 
agitée. 

Agneau. — Toujours représenté de profil et passant. 

Agneau pasciL — Figure représentant un agneau, 
une croix avec banderole d'argent, chargée d'une croix de 
gueules entre ses pieds de devant. 

Aigle. — iFéminin en blason) oiseau de proie, symbole, 
de la puissance et de la majesté. L'aigle à deux léte^, c'est 



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178 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

l'aigle impériale. Charlemagne mit une aigle à deux lèles 
dans ses armes. Etendard, enseigne. 

Aigliaux. — Aigles de petites dimensions. 

Aiglons, Aiglettes. — Petites aigles chargées eu 
nombre sur un écu. 

Aigrette. — Nom donné au héron. 
On nomme aussi aigrette la loutlc de plumes dont les 
chevaliers ornaient leurs casques. 

Aiguière. — Vase à anse et à bec dont on se servait 
autrefois pour mettre l'eau sur les tables. 

Aiguisé. — Se dit de toutes les pièces dont les extré- 
mités peuvent être aigués, comme le pal, la fasce, etc. 

Aile. — Derai-vol. 

Ailé. — Se dit des figures qui n'ont pas d'ailes dans la 
nature et qu'on emploie dans le blason, comme un cheval 
ailé, etc. Ln oiseau est ailé lorsque ses ailes sont d'un • 
émail ditférent à lui-même ; il en est de même pour les 
insectes etjes ailesdes moulins à veut. 

Ajouré. — So^dit des jours d'une tour, d'une maison, 
d'un chiUeau, quand leurs fenêtres sont d'un émail dilfé- 
rent à eux-mêmes. Ce terme s'emploie encore pour toute 
pièce percée à jour et qui laisse voir l'émail du v-'hamp de 
l'écu. 

Ajouté. — Créneaux d'un émail parlicnlior à un ^lief 
crénelé. 

Ajusté. — Attribut d'une flèche ou d'un trait posé sjjr 
la corde d'un arc. 



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DU BLASON 179 

Alcyon. — Cygnn nageant, soutenu par son nid. 

Alaise ou alezé. — On désigne ainsi les pièces honora- 
bles qui ne touchent pas aux Jjords de l'écu. 

Alérions. — Pelils aiglons sans bec ui pattes et repré- 
sentés en nombre sur l'écu. 

Allumé. — On désigne ainsi les yeux des animaux dun 
émail particulier à eux-mêmes ; ce mot est encore employé 
pour tout attribut dont la flamme est d'un émail autre que 
le leur. 

Alterné. — Se dit des pièces qui se correspondent: 
dans récarlelè, ic premier et le quatrième quartier sont 
alternés. 

C'est aussi l'attribut des pièces d'émaux ditlérents et de 
formes régulières qui se suivent en s'alternant successive- 
ment. 

Amphiptère. — Serpent ailé ayant une ou plusieurs 
tètes à la queue. 

Amphisbène. — Serpent à deux tètes, une tête à cha- 
que extrémité de son corps. 

Anché — Se dit d'un cimeterre ou d'un Ladelaire 
recourbé. 

Angle. — Se dit de la croix et du sautoir, lorsque des 
figures mouvantes semblent sortir des angles. La croix de 
Malle des chevaliers français est anglée de quatre fleurs de lis. 

Ancïe. — Se place en pal dans le blason. 

Ancré. — Se dit d'une pièce qui 5e termine par une 
ancre. 



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180 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Ancolie. — Fleur imaginaire à trois pétales, ligée et 
feuillée. 

Ancorné. — Attribut des animaux dont la corne ou le 
sabot est d'un émail particulier. 

Ange. — Plutôt employé comme ornement extérieur, 
en support. Dans l'écu, on le trouve les mains jointes, les 
ailes élevées vers le chef. 

Angeime ou Angemme. — Fleur artificielle à six 
pétales, arrondie, qui n'est ni tigée, ni feuillée. 

Angou. — Javelot anlifiuc. 

Anilé. — Fer à moulin. 

Auillé. — Attribut des croix et des sautoirs dont les 
extrémités se terminent en anilles. 

Animé. — Se dit lorsque les yeux du cheval sont d'un 
émail dilTérent à lui-même. 

Annelet. — Petit anneau. Image de rélerailé. 

Antique. — Se dit des couronnes à pointes de rayons, 
des coiirures anciennes grecques ou romaines, des vètc- 
Hients, des bâtiments et des niches gothiques ; un buste de 
femme est dit à l'antique lorsqu'il est coiU'é à la mode grec- 
que ou romaine. 

Appaumé. — Main ouverte dont la paume est appa- 
rente. 

Appointé. — Tout ce qui louche par les pointes ; deux 
chevrons peuvent être appointés; trois épée?, mises en 
pointe, peuvent être appointées en cœur, etc. 

■ Aquilon; — TCtc d'enfant, les joues gonflées, soufflant 
avec force. 



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DU BLASON 181 

Arbre généalogique. — Figmc Iracùe en forme d'ar- 
hre, ioù Ton voil sortir, comme d'un troue, diverses bran- 
ches de consanguinité, de parenté; à droite celles cadettes, 
à gauclie celles puinces. 

Arc. — Se représente ordina rement en pal, la corde à 
dcstre. 

Arc-en-Ciel. — Se place en face et en bande de qua- 
tre émaux : or, argent, gueules et sinopic. 

Archières. — Lor.->que les cmbraiures des tours et des 
châteaux sont d'un énrail particulier, on les dit archières. 

Ardent. — Synonyme d'allumé. Buisson, montagne, 
bois, etc., qui semblent brûler. 

Argent. — L'un des deux métaux employés dans le 
blason. 

Armé. — Se dit des ongles des lions, des grilFons, des 
aigles, etc., des pointes des flèches lorsqu'elles sont d'un 
émail autre que celui de leur fût. 

Se dit aus^i dun homme, soldat ou cavalier, vêtu de ses 
armes. 

Armé de toutes pièces. — S'emploie pour un dextio- 
chère ou un senexirochère cuirassé et tenant un glaive à la 
main. 

Armes. — Se dit des signes héraldiques peints ou Ogu- 
rés sur l'écu et sur la cotte d'armes (Voir chapitre des Meu- 
bles d'armoiries). 

Armes à enquerre. \ Contraires aux règles établies 
Armes fausses. / pour le blason. 

Armes parlantes. — Qui expriment le nom de la 
famille qui les porte par les figures qu'elles représentent. 

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182 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Armes qni chantent. — Ancienne dtlinilioii des 
armes paiianles. 

Armes diffamées ou abaissées. — Celles qui ont 
subi, pour un fait indigne, un relrancbement ou un abais- 
sement quelconque. 

Armes brisées. — Celles qui distinguent lus cadets ou 
les bâtards, en ollVant des brisures, des limbols, des bor- 
dures, des barres aux armes plaines. 

Armes plainos ou pleines. — Mot venant de planus 
plane, sans aucune brisure ni charge, portées par les aines 
d'une maison. 

Armes chargées. — Celles qui onE reçu de nouvelles 
pièces. 

Armoiries, synonyme darmcs. — L'ensemble des 
armes, l'écu avec son accompagnement. Les armoiries sont 
un accessoire des titres de noblesse et ne peuvent, non plus 
que ces titres, rire usurpées au préjudice de droits acquis ; 
mais chacun a le droit de prendre et d'afficher des armoi- 
ries qui ne sont pas la propriété d'une famille. 

Armoriai. — Qui a rapport aux armoiries. Recueil d'ar- 
moiries. Dictionnaire ou Catalogue des armoiries d'une 
nation, d'une proviiice, d'une famille, dessinées, peintes ou 
décrites. 

Armorié. — Un objet quelconque sur lequel on a peint 
ou gravé des armoiries. 

Armorista. — Celui qui fait des armoiries, qui écrit ou 
enseigne la science du blason. 

Armure. — Eou, boucliei*, représentant des armoiries, 



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DU BLASON 183 

Arraché. — Se dit des arbres, des plantes dont on voit 
les racines; des tètes d'animaux qui semblent arracljées 
avec force de leurs corps. 

Arrêté. — Position ordinaire des animaux qu'on dit 
passant. Animal posé sur ses quatre pieds. Nefs, vaisseaux: 
ou galères, sans voiles ni mais. 

Arrondi. — Se dit de certains objets qui, étant rond? 
habitueiicmcut, ont certains traits ou ombres qui servent à 
faire connaître leur position arrondie, cominc les boules, 
pour les distinguer des tourteaux, les serpents miscn rond, 
les biancLes d'arbres, etc. 

Arrondir. — Repréî-enler une pièce en relief sphé- 
rique. 

Assis. — Se dit de tous les animaux représentés assis 
sur leur derrière. 

Attribut. — Ce qui est propre et particulier i Técu et 
sert à caractériser les pièces et figures héraldiques. 

Avant-mur. — Se dit d'un pan de muraille joint à une 
lour- 

Azur. — Email bleu des armoiries. 



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Badelaire. — Cimeterre ou sabre au large trancliant, 
recourbé vers la pointe. 

Bâillonné. — Se dit des animaux qui ont un bâton entre 
les dents et dont on doit spécilier l'émail. 

Baleine. — Selon ses émaux, on la dit fijriée de ses 



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184 TRAITÉ ÉLKXH'INTAIRE 

dents, allumée de soa œil, peautroe de sa queue, lonée de 
ses nageoires. 

Bande. — Pièce honorable. ^ 

Bandé. — Toute pièce de l'écu couverte de bandes. 

Banderole. — Ornement en forme de ruban, ordinai- 
rement placé sous l'écu, et dans lequel est inscrite la 
devise. Appelée aussi liston. 

Banneret. — Attribut en vol placé sur le cimier. 

Bar. — Poisson repr^'scnté de prolil, la tête en haut, et 
un peu courbé vers la de.xlre de l'écu. 

Barbé. — Se dit des ligures humaines, des coqs, des 
dauphins et des comètes quand leur barbe ou leur cheve- 
lure sont d'un émail différent à eux-mêmes. 

Se dit aussi de la rose pointée. 

Bardé. — Synonyme de caparaçonné et de paré. 

Baril, barillet. — l^n tonneau se désigne sous le nom 
de baril ; plusieurs tonneaux se disent barillets. 

Barre. — Pièce héraldique honorable. 

Barré. — Se dit dans le même sens que bandé, c'est-à- 
dire des pièces de l'écu couvertes de barres qui vont diago- 
naleraent de gauche à droite. 

Barre-basse. — Synonyme de Champagne. 

Barre de bâtardise. — Barre étroite qui couvre sur le 
tout, indiquant les armes d'un bâtard. j 

. Bastoigne. -*■ Pièce héraldique. -; 



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DU BLASON 18^ 

Bastille. — Se dit des pièces qui ont dos créneaux ren- 
versés, regardant la pointe do l'écu, Eeu couvert do tours. 

Batail. — Ballant d'une cloche. 

Bataillé. — Se dit d'une cloche dont le battant est d'un 
autre émail qu'elle-même. 

Bâton. — Pièce héraldique généralement employée 
comme signe de brisure. 

Blâton-péri. — Bande ou barre diminuée ne touchant 
pas les bords de l'écu. 

Becqué. — Se dit des oiseaux dont le bec est d'un email 
différent à eux-mêmes. 

Beffroi. — Pièce héraldique. 

Beffroi de "Vair. — Vair formé de trois traits. Le 
Beffroi de contre-vair ei.t également formé de trois traits. 

Basant. — Pièce héraldique d'or et d'argent. Rappelle 
les pièces de monnaie de Byzance. 

Besant tourteau. — Pièce ronde, mi-parlie métal et 
mi-partie émail. 

Bélier. — Se représente de profil, passant, les cornes 
en spirale. 

Besanté. — Une pièce d'un éru est besantée lorsqu'elle 
est chargée de besants en nombre indéterminé ; si les 
besants sont en nombre limité, en indiquer la quantité. 

Bigarré. — Se dit des ailes du papillon et de toute 
figure qui a diverses couleurs. Synonyme de diapré. 



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18G TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Billette. — Pièce héraldique en carré long. 

Bîlletté. — Se dit du champ de l'écu semé de billelLes. 

Bisse. — Nom donné aa serpent. 

Blason. — Assemblage de tout ce qui compose Técu 
armoriai. Connaissance de tout ce qui est relatif aux 
armoiries. 

Blason funèbre. — Armoiries d'une personne décédée 
qu'on appose sur les tentures funèbres et sur le catafalque. 

Blason funéral. — Armoiries représentées sur un 
tombeau. 

Blasonnaire. — Généalogiste qui fait le blasonncmont. 
Blasonnement. — Action de blasonnor. 

Blasonné. — Ce qui est représenté selon les régies du 
blason. 

Blasonneur. — Celui qui blasonnc. 

Blasonner. — Peindre ou dessiner les armoiries avec 
les nii'taux^, les couleurs ou les traits qui leur appartien- 
nent. Expliquer les ar:noirio3 dans les termes propres a la 
science du Jjlason. 

Bocquet. — Fer de lance ou de pique. 

Bonnet à l'antique. — Bonnet retroussé et pointu. 

Bouc. — Se représente de profil et passant. Debout, il 
est dit saillant. 

Bouclé. — Se dit d'un animal qui a une boucle passée 
dans le nez. Collier qui a une bande d'un émail dilTérent à 
lui-même. 



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DU BLASON 187 

Bordé. — Se dit des croix, des bandes, etc., et de tout 
autre objet ayant des bords de did'érents émaux. 

Bordure. — Piùce héraldique. Brisure qui entoure l'écu 
et qui est toujours différente de l'émail de l'écu. 

Boule à l'antique. — Boule ou fermail en forme de 
losange. 

Bourdon. — Long bâton surmonté d'un ornement eu 
forme de pomme que portaient les pèlerins. 

Bourdonné, — Synonyme de pommelé. 

Bourrelet. — Torsade, aux couleurs de l'écu, placée 
sur le casque et point do jonction habituel des lambre- 
quins. 

Bouse. — Espèce d'.M majuscule barré au centre, en 
usage dans les blasons anglais. 

Bouterolla. — Pièce héraldique représentant la gar- 
niture placée au bout d'un fourreau de badelaire ou d'épée. 

Boutonné. — Centre des fleurs qui est d'un émail dif- 
férent à elles-mêmes. 

Branché. — Synonyme de tige, mais s'emploie de pré- 
férence pour les branches d'arbres. 

Brebis. — Figure toujours représentée paissante. 

Bretessé. — Se dit des pièces crénelées alternative- 
ment dans le haut et dans le bas. 

Bris d'huis. — Synonyme de vertenelle. Barre de fer 
servant à tenir une porte sur ses gonds. 



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-188 TRAITÉ ÉLllMENTAIUE 

j Brisé. — Espreàsion dont on se sert pour les armoiries 
des princes et des cadcls d'une faniilieoùse trouve quelque 
changement par addition, diminution ou altération de 
quelque pièce, afin d*en distinguer les branches. Se dit 
aussi, par mauvais principe, d'un ou plu?ieurs chevrons 
disjoints par le sommet. 

Briser. — Moditlcation des armes comme il vient d'être 
dit ci-dessus. 

■ Brisure. — Généralement on emploie comme brisure : 
le lambel, la bordure, le bâton, etc. Les bâtards ont comme 
brisure une barre posée en travers et brochant sur toutes 
les pièces de l'écu. En somme, c'est une pièce changée, 
augmentée ou diminuée par les cadets, puînés ou bâtards. 

• Brochant. — S'emploie pour les pièces passant tout 
entières d'un cùlé de l'écu à l'autre en couvrant la partie 
des pièces qu'elles traversent. La pièce brochante peut être 
émail sur émail ou métal sur métal. 

Broyés. — Instruments qui servaient à broyer le chan- 
we. Festons. Pince à serrer le nez des chevaux. 

Buffle. — Se repré.-ente avec un muffle gros et court et 
un bouquet de poils entre les cornes, 

Burelles ou Burèles. — Pièces héraldiques, petites 
fasces, 

Burelé. — Se dit d'un éou rempli de burèles, en nom- 
bre pair, et n'excédant pas douze, de deux émaux dilfé- 
rents, 

~ Bas. — .\nciennc dénomination de buste. 
Buste. — Fête et poitrine humaines. 
Butte ou Bute. — Outils de maréchallerie. 



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DU BLASON , 189 



Câblé. — Se dit de tout objet fait de cordes. 

Caboche. — Se dit d'une têle coupée dans sa partie 
supérieure ou perpendiculairement. 

Cabot. — Poisson à grosse tête posé en pal. 

Cabré. — Altrih)ut du cheval acculé. 

Caducée. — Deux bisses affrontées sur un bilon tourné 
qu'elles entortillent également à la base. Se dit aussi 
d'un vol à son extrémité supérieure. 

Cailloux. — Espèce ûe feuille à trois lobes. 

Calme. — Onde représentée dormante. 

Canettes. — Petites cannes ayant bec et pattes repré- 
sentées en nombre. 

Cannelé. — S'emploie pour les pièces dont les bords 
sont formés de pointes arrondies en dehors, comme sont 
certaines colonnes. 

Canon. — Ne se rencontrait pas dans les anciennes 
armoiries. 

Canton. — Pièce héraldique, une des quatre parties de 
l'écu. 

Cantonné. — Se dit de la croix accompagnée de quel- 
que autre figure dans les cantons de l'écu. S'emploie aussi 
pour les pièces qui occupent régulièrement l'endroit des 
cantons. _ , 



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TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE ISO 

Carnelé. — S'emploie peu. Attribut de pièce, bordée, 
entourée. 

Carnation. — Se dit de toutes les parties du corps 
humain, particulièrement de la figure et des mains rcpré- 
«eutées au naturel. 

Carreaux. — Petits carrés posés en nombre sur une de 
leurs pointes. 

Casque. — Pièce d'accompagnement pour la partie 
extérieure de l'écu, et, dans l'écu, figure artificielle repré- 
sentée généralement de profil. Synonj'me de heaume, 
d'armet. 

Caudé. — Attribut d'un émail particulier d'un rais 
d'étoile ou d'une queue de comète. 

Centaure. — Figure chimérique. 

Cerclé. — Se dit d'un baril dont les cercles sont d'un 
émail diÛérent à lui-même. 

Champ. — Fond de l'écu qui porte les armoiries. Un 
champ peut être plein ou plain, sans aucun meuble. 

Champagne. — Pièce héraldique, partie basse de l'écu. 

Champé. — Mol dont on ne se sert plus. Se disait d'un 
écu d'un seul métal ou émail sans aucune pièce. 

Chantepleure. — Synonyme de bouse. 

Chapeau. — Pièce d'accompagnement. 

Chaperon. — Capuchon qui recouvre la tète des 
oiseaux de proie. 



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DU BLASON 191 

Chaperonné. — Se dit des oiseaux dont la lèle est 
recouverte du chaperon. 

Chappé ou Chape. — Se dit de l'écu qui s'ouvre en 
chappe depuis le milieu du chef jusqu'au milieu des lianes. 

Chargé. — Se dit de toutes pièces sur lesquelles il s'en 
trouve d'autres. 

Chargeure. — Pièces posées sur d'aulres. 

Château. — Forteresse au milieu de deux tours. 

Châtelé. — Se dit d'une pièce chargôo de plusieurs 
châteaux. 

Chat-huané. — Oui a le plumage du chat-huint. 

Chatonné. — AUribut de toute pierre précieuse dont le 
sertissage est d'un émail particulier. 

Chaussetrape. — Pièce de fer à quatre pointes dont 
l'une est toujours droite. 

Chaussé. — Pièce héraldique, opposée de chappé. 

Chef. — Partie hauic de l'écu. 

Chevelé. — Se dit d une tète dont les cheveux sont 
d'un autre émail qu'elle-même. 

Chevilles. — Pois de cerf qui a plusieurs andouillors. 

Chevillé. — S'emploie pour les ramures d'une corne de 
cerf, en désignant le nombre dandouillers. 

Chevron. — Assemblage de deux pièces plates dont la 
pointe est tournée vers le haut de l'écu. 






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192 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Chevronné. — Se dil des pièces chargée: de chevrons 
ou du champ de l'écu rempli de cîievrons en nombre égal. 

Chicot. — Bàlon noueux sans feuilles, synonyme d'écot. 

Chien. — Se représente, dans l'écu, de profil et pas- 
sant. 

Chimère. — Figure chimérique. 

Chouette. ^~ Se représente de profil, avec la tête vue de 
face. 

Cimier. — Ornement placé sur la cime du casque. 

Cintré. — Se dit de l'émail particulier du glohe entouré 
d'un cercle et d'un demi-cercle. 

Clarine. — Sonnette pendue au cou dos animaux. 

Clarine. — Se dit d'un animal qui a des clarines ; en 
indiquer le nombre et leur émail. 

Clavelé. — Attribut des pièces chargées de noeuds ou 
d'écot?. 

Cléché. — Se dit des croi.v dont les extrémités sont fai- 
tes comme des anneaux de clefs. 

Cloué. — Se dit particulièrement d'un collier de chien, 
des fers ;i cheval et de toute autre pièce dont les clous sont 
d'un émail particulier. . . 

Clous de la Passion. — Ces clous ont une forme 
triangulaire. 

Colleté. — Se dit des animaux munis d'un collier, en 
spécifier l'émail. 






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DU BLASON 193^ 

Colombe. — Représenlée de profil, presque toujours 
d'argent. 

Cœur. — Point central do l'écu, synonyme d'ahinie. 

Colonne. — Se représente généralement avec un cha- 
piteau et un socle dont les émaux peuvent être dilFérents. 

Comble. — Pièce héraldique, chef diminué ; partie 
supérieure des pavillons. 

Comète. — Etoile à huit rais, dont celui inféiieur est 
ondoyant et plus long que les autres. 

Comète. — Pièces qui ont des rayons ondoyants, mou- 
vants du chef. 

Compon. — Division de forme carrée. 

Componure. — Se dit d'une pièce composée de carres 
égau.'s, alternant d'émail. . 

Componé. — Attributs des pièces honorables compo- 
sées de pièces carrées de cômpons d'émaux alternés, 

Conil ou Connil. — Terme employé pour dé>igner le 
lapin. 

Coquerelies. — Employé pour désigner trois noisettes 
enveloppées de leurs gousses. 

Cordelière. — Pièce de l'accompagnement de l'écu. 

Contourné. — Se dit des animaux ou têtes d'animaux 
tournées vers la partie senestre de l'écu. 

Cornière. — Anse de pot, de table ou de cofîre. 

Contre-bande. — Bande nr\F-métal, mi-émail. 



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194 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Contre-bandé. — Bandes placées en opposilion. 

Contre-barré. — Barres posées eu opposilion. 

Contre- écartelé. — Quartiers coarlelés et subdivisés 
en quatre parties , quartiers dont Térnail de la bordure est 
opposé alternativement au quartier écartelé. 

Contre-fascé. — Fasces placées en oposition. 

Contre-palé. — Paux placés en opposition. 

Contre-chevron, — Caevron opposé à un autre. 

Contre-chevronné. — Chevrons placés en opposition. 

Contre-componé. — Chargé de compons alternés. 

Contre-potencé, — Potences placées en opposition. 

Contre-vairé. — Vair placé on opposition. 

Contre-bretesses. — Rangée de crénaux à érnaux 
alternés. 

Contre-bretessé. — Bretesses placées en opposition. 

Contre-écart. — Partie d'un écu contre-écartelé. 

Contre-fleuré. — Fleurons placés en opposition. 

Contre-émaillé. — Attribut d'une pièce dont l'émail 
est opposé au métal. 

Contre-fleuronné. — Attributs de pièces à fleurons 
alternés opposés. 

Contre -hermine. — Champ de sable m»jucheté d'ar- 
gent. 



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DU BLASON 195 

Contre-herminé. — Le contraire de l'hermine, fond 
de sable à mouchetures d'argent. 

Contre-issant. — Attribut des animaux adossés l'un à 
l'autre. 

Contre-manché. — Attribut des pir-ces à pointes 
opposées. 

Contre-pal. — Pal, mi-métal, mi-émail. 

Contre-passant. — Se dit des animaux placés l'un sur 
l'autre et passant en sens contraire. 

Contre-pointe. — .Vttribut de pièces dont les pointes 
sont posées contre d'autres pointes. 

Contre-posé. — Posé l'un sur l'autre, de haut en bas 
et dans un sens contraire. 

Contre-position. — Positions diflérentes des ligures 
de l'écu. 

Contre-potencé. — Attribut des pièces qui ont des 
potences opposées. 

Contre-rampant. — Se dit de deux animaux se faisant 
face. 

Contre-saillant. — Se dit de deux animaux, saillant 
en sens inverse. 

Contre-vair. — Kmaii. Fourrure d'argent et d'azur 
opposés. 

Contre-vairé. — S'enjploie pour désigner l'i'cu ou les 
pièces dont l'rniail est formé du contre-vair. 

Coq. — Peut être chantant, s'il a le bec ouvert ; hardi, 
s'il a la patte dextre levée. 



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19G TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Coquarelles. — Se dit de trois noisettes jointes 
ensemble. , 

Cotice. — Pièce honorable qui est diminuée. 

Coquille. — Représentée dans la partie concave, on la 
dit vannet, diminutif de la bande, dont elle a -la moitié ou 
le tiers de la largeur. 

Coticé. — Se dit de l'écu quand il est rempli de coli- 
ces, alternativement de métal et de couleur. 

Contre-coticé. — Se dit d'un écu divisé en deux par- 
lies égales par une diagonale de gauche à droite et que les 
demi-cotices qui se correspondent sont d'un émail dilTé- 
rent. 

Cordé. — Se dit des harpes, luths et tous instruments à 
cordes ou arcs i tirer, dont les cordes sont d'un émail par- 
ticulier. 

Cordelière. — Cordon à nœuds ; est un ornement 
extérieur de l'écu. 

Cornette. — A la (orme carrée, enseigne de cavalerie. 

Cornière. — Se dit d'une anse, d'un vase, figurée 
comme un fer à cheval. 

Côtoyé. — Synonyme d'accosté. 

Couard. — .\lLrihut du lion qui a la queue entre les 
jambes. 

Couchant. — Se dit du soleil placé en pointe de l'écu. 

Couché. — Se dit des pièces inclinées dans l'écu et 
dont les bases ou parties saillantes sont appuyées vers la 



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DU BLASON 197 

dcxtre ; s'emploie encore pour certaines postures dani- 
niaux. notamment pour le dauphin lorsqu'il est posé en 
face et do forme circulaire. 

Coulisse. — Herse placée à la porte d'un cLûtcau ou 
d'une tour. 

Coulissé. — Se dit d'un châlcau ou d'une tour qui ont 
la herse ou la coulisse fermée à la porte. 

Coupé. — Se dit de l'écu partagé en deux horizontale- 
ment parle milieu, et des membres des animaux qui sont 
coupés net. 

Coupeau. — Pointe de montagne ou de rocher. 

Couple. — Attache qui sert à coupler les chiens. 

Couplés. — Se dit de doux chiens de chasse attachés 
ensemble. 

Couraot. — Attribut d'un animal qui court. 

Courbé. — Se dit des fasces un peu cintrées. Position 
naturelle des Dauphins et des Bars. 

Couronne. — Ornement d'accompagnement de l'écu ; 
figure souvent représentée dans le blason sous forme anti- 
que. 

Couronné. — Se dit de toute figure surmontée d'une 
couronne. 

Cousu. — Se dit du chef, quand il est de métal sur 
métal, ou de couleur sur couleur. Le champ de l'écu de la 
ville de Paris est de gueules, et son chef est celui de France 
(d'azur). 



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198 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Courti. --Tète de maure avec un collier d'argent. 

Courtine. — Partie du pavillon qui forme le manteau; 
c'est un ornement extérieur de 1 ecu. 

Couvert. — ALlribut du château ou de la tour ayant 
un toit. 

Crancelin. — Portion de couronne à tleurons, pospe en 
bande de l'angle dexlre du chef à l"angie sencstre de la 
poin'e. 

Crampon. — Crochet de fer. 

Cramponné. — Se dit des pièces dont les extrémités 
se terminent en crampon. 

Crénelé. — Opposé de bastille ; se dit des pièces cl plus 
spécialement des tours et châteaux qui ont des créneaux 
dirigés vers le chef. 

Créquier. — Figure .jui a quelque rcssemblanco avec 
un chandelier ayant un montant principal et six brandies. 
C'est un prunier sauvage mal représenté. 

Crête. — Se dit des crêtes de coqs, dauphins, etc., 
lorsquelles sont d'un émail diiférent à eux-mêmes. 

Cri de guerre. — Cri d'arme> ou simplement cri, se 
dit de certains mots qu'une nation, une ville, une famille, 
portait écrit sur ses bannières, sur les cuttes d'armes, et que 
les gens de guerre avaient coutume de crier en allant au 
combat. Il se met généralement dans une banderole et est 
un accompagnement de lécu. 

Cri d'armes. — Ou cri de guerre. 



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DU BLASON 199 

Croisé, — Se dit du globe impérial et des bannières 
qui ont une croix. 

C*oisette. — Petite croix abaissée. 

Croiseté. — Attribut d'un écu couvert de croisettes. 

Croisillon. — On donne ce nom à la traverse d"une 
croix. 

Croisure. — Centre d'un écu écartelé. 

Croissant. — Pièce héraldique. 

Croissantée. — Attribut de pièces Iionorablcs ayant 
des croissants à leurs extrémités. 

_ Croix. — Pièce héraldique. 

Croix de Lorraine. — Qui a deux traverses. 

Croix de Toulouse. — Vidée, tréllée et croi:etée. 

Cyclamor. — Pièce héraldique rcprésenléc par un 
grand annelet plat 

Cyg-ne. — Oiseau presque toujours représenté en 
arorent, et au naturel. 



Dans sa piété. — Se dit du pélican ensanglanté. 

Dauphin. — Poisson représenté de proiil, le corps 
courbé, la léte et la queue tournées vers la dextre. 



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200 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Décapité. — Attribut des animaux dont la tète est 
coupée net. 

Découpé. — Se dit de toute pièce dmit les lignes exté- 
rieures ont des découpures inégales. Se dit aussi des lam- 
brequins qui sont découpés d'acantlie. 

Déçusse, — Se dit des feuilles disposées par pair et 
posées en sautoir. 

Défendu. — Se dit des défenses du sanglier ou de l'élé- 
phant lorsqu'elles sont d'un émail diiïérent de ces animaux. 

Défense. — Se dit de la dent d'éléphant ou de sanglier. 

Défense (en). — Attribut de la licorne la tête baissée. 

De l'un à l'autre. — Se dit des pièces, qui passent sur 
celles de la partition ou sur toutes les fasccs, bandes, pals, 
en alternant les émaux de cette partition. 

De l'un en l'autre. — Se dit du parti, du coupé, du 
tranché, de l'écartelé, du fascé, du paie, du bandé, etc., 
quand ils sont chargés de plusieurs pièces qui sont sur Tune 
de ces parties et sur l'émail de l'autre réciproquement et 
alternativement; jiar exemple, d'un écu tranché d'argent et 
d'azur à trois tourteaux d'azur sur l'argent et trois liesants 
d'argent sur l'azur. 

Delta. — Triangle vide. 

Démembré. — S'emploie pour tout animal et plus par- 
ticulièrement des oiseaux dont les membres sont séparés du 
corps. 

Demi-vol. — Désignation d'une aile d'oiseau étendue. 



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DU BLASON 201 

Demi-ramure. — IJn seul bois de cerf ayant six dagues. 

Denté. — Se dit des animaux dont les deuls sont dan 
émail autre queux-mènies. 

Denché. — Se dit du chef, de la fasce, de la Lande et 
de tout ce qui est parti, coupé, tranché, laillé, ccarlelé, 
quand il se termine en pointes aiguës en forme de dents de 
scie. 

Dentelé. — Synonyme de dencl:é. 

Denticulé. — Bordure de dents placée autour de l'écu. 

Dépouillé. — S "emploie pour un animal sans peau. 

Désarmé. — Attribut de l'aigle représenté sans ongles. 
Mât sans voiles ni cordages. 

Deux et un. — Se dit de la position ordinaire de trois 
pièces en armoiries, dont deux sont en chef et une vers la 
pointe. 

Devise. — Un ou plusieurs mots formant une espèce de 
sentence qui indique les goûts, le.n qualités, la profession, 
la résolution, etc. de quelqu'un, soit qu'il les ait adoptés ou 
qu'on lui applique. La devise est inscrite sur une banderole 
ou listel, au-dessous de l'écu. 

Dévorant. — Se dit du poisson dont la gueule est 
ouverte et peut s'employer comme synonyme de pâmer. 

Dextre. — Cùlé droit de l'écu. (La gauche de la per- 
sonne qui le regarde). 

Dextrochère. — Main droite représentée dans un écu, 
presque toujours gantée et armée. Elle peut être "nue ou 
parée. 



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202 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Diadème. — Se dit de l'aigle qui a la tOlc ealouréo 
d'uQ cercle. 

Diapré. — Se dit des pièces bigarrées de plusieurs cou- 
leurs, et de toute damasquiaerie tracée sur les pièces de 
Técu. 

Diffamé — Se dit du lion représenté sans queue. Syno- 
nyme d'abaissé par rapport aux armes. 

Divise (ou divisé). — Expression qu'on n'emploie pres- 
que plus, lorsque la bande, lu fasce, etc., n'ont que la moi- 
tié de leur largeur, on la devise la septième partie de la 
hauteur de lécu. 

Doloire. — Instrument de tonnelier à lame très large, 
espèce de liache sans manche. 

Donjonné. — Se dit des châteaux et de; tours qui sup- 
portent eux-mêmes d'autres tours do dimensions moindres. 

Dormant. — Se dit de tout animal qui semble endormi. 

Doublet. — Nom donné au moucheron posé de profil. 

Dragon. — Figure chimérique. 

Dragonne. — Se dit de tout animal, et plus particuliè- 
rement du lion, dont le corps se termine en queue de dra- 
gon. 

Du champ. — S'emploie pour éviter la répétition d'une 
pièce qui en charge une autre et qui est de la couleur du 
fond de l'écu. 

Du même, — S'emploie pour une pièce d'un émail qui 
a été déjà nommé. 



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DU BLASON 20c 



Ebranché. — Se dit d'un arbre sans branche. 

Ecaillé. — Se d'il des poissons qui ont leurs écailles 
d'un email diirércnl à cux-mO-nics. 

Ecartelé. — l'arlilion de l'écu. Se dit d'un écu pailagù 
en quatre quartiers soit en bannière; soit en sautoir. 

Ecartellement ou écartelure. — Division de l'éca en 
quatre quartiers. 

Ecot. — Synonyme de chicot. 

Ecoté. — Se dit des troncs d'arbres dont les branches 
oui été coupées. 

Echiqueté. — Qui est divisé en carrés semblables à 
ceux d'un échiquier. Pour qu'un écu soit dit échiquelé, il 
doit avoir vingt ou vingl-qualre carreau.x. 

Echiquier. — Ecu semblable à une table d'échiquier. 

Ecimé. — S'emploie lorsque le chevron a sa pointe 
coupée horizonlalement. 

Eclaté. — Se dit lorsque les divisions de l'écu sont tra- 
cées en zigzag. S'emploie aussi comme attribut des armes, 
lances, butons, etc., représentés brisés. 

Eclipsé. — Se dit des étoiles dont on ne voit que la 
moilié. 

Eclopé. — Se dit d'une partition dont une pièce parait 
rompue. 



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204 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Ecorché. — Synonyme de dépouillé; exprcî^iuii qui 
n'est plus guère employée. L'a loup dé gueules .se dil 
écorché. 

Ecu. — ReprésciiLdlion d'un bouclier sur lequel on 
peint ou grave les armes. 

Ecuage. — Droit de porter l'écu. 

Ecusson. — Figure héraldique qui, dans les armoiries, 
eu fait la parti'j principale ; l'écusson, dans l'écu, se place 
généralement au rentre. 

Effaré. — Synonyme de cabré, d'ellrayé. 

Effarouché. — Synonyme d'ellrayé et de furieux, mais 
appartient parliculiéroment au chat, au bœuf et au tau- 
reau, dans une atliLude droite sur leurs pieds postérieurs. 

Effrayé. — Synonyme des précédents. 

Effeuillé. — Se dit d'un arbre qui n'a pas de feuilles. 

Elancé. — Se dit du cerf courant. 

Email. - Terme employé pour les émaux, les métaux 
et les fourrures. Leb émaux proprement dits sont des cou- 
leurs au nombre de cinq : De gueules (rouge) ; d'azur 
(bleu) ; de siuople (vert) ; de pourpre (violet) ; de sable 
(noir). 

Emaillé. — Se dit de toute pièce ou figure d'une cou- 
leur qu'on veut spécifier. 

Embâtonné. — Se dil d'une colonne cannelée avec des 
bâtons ou baguettes placés jusqu'à une certaine hauteur. 

Emanché ■— Se dit des partitions de l'écu où les piè- 
ceà s'enclavent l'une dans l'autre en fornae de long? trian- 
gles pyramidaux* 



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DÛ BLASON 205 

Embarroqué. — Se dit du lion couché sur ses quatre 
pattes. 

Embouché. — Se dit d'une emboucbure de trompe, 
cor, hucbct, quand elle est d'un email différent à eux- 
livnies. 

Embouclé. — Se dit d'tmc ceinture, d'un collier garnis 
d'une boucle. 

Erabouté. — S'emploie pour les manches de marl'cacx 
dont les bouts différent d'eux-mêmes comme émail. 

Embrassé. — Se dit d'un écu parti, ou coupé, ou tran- 
ché d'une émanchure qui s'étend d'un ffaiic à l'autre. 

Emmanché. — Attribut des outils qui ont des manches 
d'un émail différent à eux-mêmes. 

Emmuselé. — Se dit des animaux munis d'une muse- 
lière d'un émail différent à eux-mêmes. 

Emoussé. — Se dit d'un fer de lance, de flèche, elc , 
sans pointe. 

Empenné. — S'emploie lorsqu'une flèche, dard, trait 
ou javelot a ses plumes d'un émail différent à eux-mêmes. 

Empiétant. — Se dit d'un oiseau de proie quand il 
lient entre ses serres un objet quelconque. 

Empoigné. — Se dit des flèches et toutes autres pièces 
de ligure longue quand elles sont en nombre, générale- 
ment de trois, l'anc en pal, les autres en sautoir, assem- 
blées et croisées au milieu de l'écu. 

Enchaussé. — Synonyme de chaussé. Opposé de chappé. 

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206 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Encoche. — Se dit d'un Irait posé sur un arc bandé ou 
non. 

, Enclavé. — Se dit d'un écu parti, ou coupé, ou tran- 
ché, ou taillé, dont l'une des partitions entre dans l'autre 
par une espèce de liste ou engrélurc. 

. Enclos. — Se dit d'une pièce entourée d'un Iresdieur 
double. 

En défense. — Se dit de la licorne lorsi^u'elle a la lélc 
baissée, présentant sa corne en défense ; s'emploie encore 
pour le hérisson en boule. 

Endenté. — Se dit d'une pièce formée de longs trian- 
gles, alternés de divers émaux. 

Enfilé, — Se dit des couronner, annelets et autres 

objets ronds et ouverts passés dans des bandes pals, fasces, 
lances, etc. 

Enflammé. — Se dit particulièrement du cœur et de la 
grenade et de toule autre pièce lorsqu'il semble en sortir 
des llammes. 

En forme. — Lièvre an repos. 

Englanté. — Se dit d'un chêne chargé de glands. 

Engoulant. — Se dit d'un animal qui avale un objet 
quelconque» 

Ëngoulé. — S'emploie pour les pièces dont les extré- 
mités entrent dans la gueule d'un animai. 

Engrelé. — Se dit des pièces dont les bordures ont de 
petites dents alternées avec des intervalles arrondis. 



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: DU RLASO>î 207 

Engrelure. — Dordure élroile ou filcl cngrolé qui fait 
le tour de l'écu. . . ■ . - • • 

Euguiché. — Synonyme d'embouché. 

Enguichure. — Embouchure de huchet, etc. 

Enhendé. — Se dit de la croix dont les branches sont 
terminées par des crochets entre lesquels se trouve un fer 
de lance ; lorsque le pied de la croix est refendu, on le dit 
enhendé. 

Enlevé. — Se d:t de certaines pièces qui paraissent 
enlevées, supprimées dans un écu. 

Enquerre (à). — Armes qui ne sont pas dans les rt'îgles 
du blason. 

En repos. — Synonyme de couché. 

Ensanglanté. — Se dit des animaux dont le sang 
coule, particulièrement du pélican, et de toutes pièces 
lâchées de sang. 

Enté. — Se dit des partitions qui entrent les unes dans 
les autres par des découpures de forme ronde. Se dit du 
chevron plein, lorsque ses côtés sont recourbés en dedans. 

- Enté en pointe. — Se dit de l'écu dont la pointe 
forme une entaille dans le champ. . . 

Entravaillé. — Se dit des oiseaux ayant une pièco 
quelconque passée entre les ailes et les pattes; générale- 
ment c'est un b;îton, et de tout animal entrelacé dans d'au- 
tres pièces. 

Entrelacé. — Se dit des croissants, anneaux, et de 
toute autre pièce, passés les uns dans les autres. 



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208 TRAITi: ÉLÉMENTAIRE 

Entretenu. — Se dit de toute pièce, et particulière- 
ment des clefs qui se tiennent liées par leurs anneaux. 

Epanoui. — Se dit des fleurs, et particulièrement de la 
fleur de lis dont le fleuron d'en haut est ouvert et qui a des 
boutons entre les autres fleurons. 

Epée. — Figure qu"on rencontre souvent dans le blason. 

Epieu, — Espèce de hallebarde. 

Eployé, — Aigle que l'on représente dans les armoi- 
ries, les ailes étendues. 

Equipé. — Se dit d'un vaisseau garni de si'S voiles, cor- 
dages, etc., d'un cavalier armé de t'jutes pièces. 

Equipolé. — Se dit de neuf carrés forjnés de deux 
émaux ditl'érents et alternativement; c'est la réduction de 
l'échiquier. 

Escarre. — Sorte d'équcrre ; partie do bordure qui 
ferme un quartier des deux côtés intérieurs de l'écu. 

Essonnier. — Double orle ou treschcur qui couvre l'écu 
dans le même 3cns que la bordure. 

Essorant. — Se dit des oiseaux qui ont les ailes entr'ou- 
veilcs et qui semblent prêts à prendre leur vol. 

Essoré. — Se dit des oiseaux en plein essor. Se dit 
également du toit d'un^^ maison, quand il est d'un émail 
différent à elle-même. 

Etal. — Diminution du chevron. 

Etayé. — Attribul^d'un écu ou de pièces chargé d'étais. 









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DU BLASON 209 

Etêté. — Se dit d'un animal ou d'un arbre sans lête. 

Etincelant. — Se dit du charbon ardent dont il sort 
des étincelles. 

EtÎBcelé. — Se dit d'un écu ou de pièce semée d'étin- 
celles. 

Etoile. — Figure i cinq rais, très usitée dans le blason. 
Lorsqu'elle a plus de cinq rais, on doit en spécifier le nom- 
bre. 

Eviré. — Se dit des animaux dont le sexe n'est pas 
indiqué. 



Failli. — Se dit des chevrons rompus. Synonyme de 
rompu- 
Falot. — Espèce de vase avec an manche. 

Fanon. — Bracelet ressemblant au fanon que les prô- 
très et les diacres portent au bras gauche, 

Fasce. — Pièce honorable. 

Fascé. — Se dit d'un écu chargé de fasces égales en 
largeur et en nombre de deux émaux alternés. 

Fascé-contre-fascé. — Se dit de l'écu parti, et fascé 
d'émaux, opposés. 

Faux ou armes fausses. — Se dit des armoiries qui 
ont couleur sur couleur ou métal sur niétal. 

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210 TRAITK LLKMHNTAIRE 

Fer de moulin. — Synonyme de croix de moulin. 

Fermail. — Boucle earnic de ses ardillons. 

Fermaillé. — Se dit de l'écu jcmé de fcrmaux. 

Ferré. — Se dit de la fer d'une flèche qui a un émail 
particulier. 

Feuille de scie. — Pal, fascc, bande ou barre dentelé 
d'un côté. 

Feuille. — Se dit des plantes dont les feuilles sont d'un 
émail différent à elles-mr-mes ; s'emploie aussi pour les 
Heurs cl les fruits rei)rt'Sontés ordinairement sans feuilles. 

Fiché. — Se dit de toute pièce et particulièrement des 
croisettes qui ont le pied taillé en pointe. 

Fier. — Se dit du lion qui a la crinière hérissée. 

Fierté. — S'emploie lorsque les poissons, et particuliè- 
rement la baleine, ont les dents d'un émail différent à, eux- 
mêmes. 

Figuré. — Se dit de toute pièce sur laquelle est tracée 
un visage humain. 

Fil. - Traverse du lamhel. 

Filet. — Pièce honorable diminuée. 

Filière. — fîordnre étroite. 

Flambant. — Se dit des pièces ondées et qui semblent 
embrasées. S'emploie plus particulièrement pour le pal. 



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DU BLASON 211' 

Flamboyant. — Se dit comme ci-dessus, et de plus 
lorsque ces pièces so terminent par une tlamme. 

Flamme. — Figure faite de trois pointes ondées et dont 
la base est arrondie. . 

Flanchis. . — Sautoir alésé, . 

Flancs. — Cùtés de l'écu. 

Flanqué. — Se dit des pièces qui en ont d'au're à leur 
côté. 

Flèche. — Figure héraldique ; la flèche est empennée 
et encochée. 

Fleur. — Peut être ligée, feuillée ou au naturel. 

Fleur de lis. — Figure héraldique. 

Fleurdelisé. — Se dit des pièces qui se terminent par 
des fleurs de lia. 

Fleuré. — Se dit des pièces terminées en fleurs ou 
bordées de fleurs. 

Fleureté. — Synonyme du précédent. 

Fleuronné. — Se dit des pièces terminées en fleurons. 

Fleurons. — Ornements posés sur le cercle d'une cou- 
ronne^ etc., généralement en forme de fleur de lis. 

Fleuri. — Se dit dos plantes chargées de fleurs. 

Florence. — Se dit de la fleur do lis qui porte des bou- 
tons entre ses pétales. 






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212 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

S'çmplûie aussi pour la croix dont les extrémités se ter- 
minent en Heur de lis. ... ; 

Flottant. — Se dit du navire, du nid de Talcyou, des 
poissons qui semblent flotter sur les eaux. 

Flotté. — Se dit d'une pièce ondée qu'il ne faut pas 
confondre avec le flambant. 

Foi. — Désigne deux mains jointes et représentées eri 
fasce. 

Forces. — Représentation des forces de londeur. 

Forcené. — Synonyme d'cft'aré. 

Forme (en). — Lièvre au repos. 

Fourché. — Se dit des pièce?, notamment de la croix 
dont les extrémités sont terminées en fourclies ; des ani- 
maux dont la queue se termine de même. 

Fourcheté. — Se dit également de la croix lorsque ses 
extrémités sont en fourchettes. 

Fourrure. — Hermine, contre-hermine, vair, conlre- 
vair. 

Franc-canton. — Pièce héraldique. Canton dextre de 
l'«cu. 

Franc-quartier. — Premier quartier de l'écu qui est à 
la dextre du côté du chef, d'une dimension moindre qu'un 
vrai quartier d'écartelure et d'un émail difl'ércnt du reste 
de l'écu. 

Frangé. — Se dit des gonfanons qui ont des franges et 
dont on doit spécifier l'émail. 



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DU BLASON 213 

Frette. — Bandes ou barres entrelacées. Lien ou cercle 
de Ter dont on entoure rextréniité du moyeu des roues, la 
t(}te des pilotis, 

Fretté. — Se dit des pièces couvertes de bâtons en sau- 
toir qui forment des losanges. Leur nombre ne doit pas ôtre 
iuférieur à quatre et supérieur à huit. 

Fruité. — Se dit d'un arbre chargé de fruits et d'un 
émail particulier. 

Fruits. — Figure qui peut être feuillée et soutenue. 

Furieux. — Synonyme d'elFarouclié. S'emploie parti- 
culièrement pour le taureau. 

Fuselé. — Se dit de l'ccu chargr de fusées de deux 
émaux alternés. Les pièces honorables peuvent être égale- 
ment fuselées. 

Fusée. — Losange allongé. 

Futé. — Se dit d'une lance, d'une bannière, etc., dont 
le fût est d'un émail dilFérent i elles-mêmes ; s'emploie 
aussi pour le tronc d'arbre tiui C'^t d'un émail autre que 
celui de ses feuilles. 



Gambisson. — Vêtement en forme de pourpoint.. Peu 
usité. 

Gai. — Se dit d'un cheval nu, non harnaché, ni bridé. 

Garni. — Se. dit d'une é|)éc et de toute arme dont la 
garde ou la poignée est d'un émail particulier. 



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214 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Genette. ■ — Mammifère qui lient du chat. 

Giron. — Pièce honorable de second ordre. Espèce de 
triangle dont la base est aussi large que la moitié de l'écu, 
et dont la pointe est au centre de l'écu. 

Gironné. — Se dit d'un écu oVi il y a quatre girons 
d'un émail et quatre d'un autre. Partition do l'écu. 

Gisant. — Se dit du cerf couché. 

Givre ou Guivre. — Serpent. 

Givré. — Attribut d'une pièce dont l'extrémité se ter- 
mine en givre. 

Girouette. — Attribut de châteaux, tours, garnis de 
girouettes, dont l'émail est différent à eux-mêmes. 

Gland. — Fruit du chêne. 

Glandé. — Attributs du chêne dont les glands sont 
d'un émail diiTérent à lui-même. 

Globe. — Corps sphérique, monde. 

Gonfanon ou Gonfalon. — ranniôre d'église à trois 
ou quatre fanons. Le gonfanon fut, i l'origine, une ensei- 
gne militaire. 

Gorgé. — Se dit du cou des oiseaux lorsqu'il est d'une 
couleur spéciale. •• - 

Gounset. — Figure héraldique de second ordre, espèce 
de petite console. 

Goutte. — Liquide quelconque de forme hémisphé- 
rique. 



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DU BLASON 215 

Goutté. — Se diL d'une pièce chargée de goulles. 

Gorge. — Se dit de la gorge des oiseaux d'un émail 
diiïérenL à eux-mêmes. 

Grillot ou Grillet. — Pelile sonnette ronde. 

Grenade. — Fruit du grenadier. Se représente ouverte, 
est tigée et feuilléc, 

Grenade. — Petit globe de for d'où il sort une flamme. 

Griffon. — Figure chimérique moitié aigle et moitié 
lion. 

Grilles. ^- Carreaux de la visière du casi^ue. 

Grillet. — Synonyme de grillot. 

Grilleté. — Se dit des oiseaux de proie qui ont au cou 
des grelots. 

Grimpant. ~ Synonyme de rampant ; se dit aussi de 
tout animal qui grimpe. 

Gringolé. — Se dit des pièces terminées eu tête de 
serpent. 

Grue. — Oiseau qui a dans une de ses pattes levée un 
caillou dit de Vigilance. 

Gueules. — Métal (rouge). — ' 

Guidon. — Drapeau attaché à une lance et ayant deux 
pointes. 

Guivre ou Givre. — âerpcnt qui dévore "in enfant, 

Guirré. -^ Se dit de la croix dont les extrémités sont 
terminées par une guivre. . . 



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216 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Guipe. — Tourleau de pourpre. 
Gumène. — Câble de Tancre. 
Guse. — Tourleau de "ueules. 



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Habillé. — Se dit d'un personnage ou d'un buslc 
pourvu de ses vêlements. 

Hache. — Meuble de blason assez fréquent. 

Hachements. — Découpures des lambrequins. 

Hachures. — Les traits qui indiquent, en dessin ou 
gravure, les émaus qu'on veut représenter. 

Haie. — Fascines enlrelacées dans les pieux ; se repré- 
sente de face. 

Halissant. — Se dit de la guivrc qui dévore un enfant. 

Hamade ou haméide. — Trois fasces alésées n'ayant 
qu'un seul nom ; figure une barrière à jour. 

Harpie. — Figure chimérique* 

Haussé. — Se dit de toute pièce posée plus Laut que sa 
situation ordinaire. 

Haute. — Se dit de Tépée dl'oile. 

Héraldique (La science'). — Qui a rapport aux armoi- 
ries, au blason. 



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DU BLASON 217 

Hérissonné. — Se dit du hérisson qui est en défcnsa ; 
du chai ramassù et le puil hérissé. 

Hermine. — Fourrure d'argent mouchetée de saliio, 

Hermine. — Se dit des pièces dont le fond est d'argent 
moucheté de noir. 

Heaume. — Casque représenté ouvert, grillé ou formé. 

. Herse sarrasine. — Formée de dix pals alésé-; et 
aiguisés par le bas avec traverses clouées aux intersections 
avec un anneau au milieu de la traverse supérieure ; sorte 
de défense des portes des cliàtcaux et des tours. 

Hersé. — Se dit d'une porte qui a sa coulisse abaissée. 
Synonyme de coulissé. 

Haurte. — Tourteau d'azur. 

Hie. — Sorte d'instrument dont on se sert pour enfon- 
cer les pilolis en terre. C'est une longue luséc avec deux 
annclcts saillants. 

HorizDûlé. — Se dit d'un a^lrc placé à Fun des angles 
de Fécu. 

Housseau ou Houssette. — Sorte de chausse pro- 
fonde. 

Housse. — Se dit du clieval qui a sa housse. 

Huchet. — Trompe, cor, cornet. 

Huro. — Télc de sanglier, peut être coupée ou arra- 
chée. 

Hydre. — Figure chimi'TÎque. 



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218 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



Immortalité. — Biicherdu Phoiuix. 

Isalque. — Fleur en forme de Irèlle ayant cinq queues 
et traversant un croissant renversé. 

Issant. — Se dit des animaux dont on ne voit que la 
tête et le haut du corps. 



Jars. — Mâle de Tuie. 

Jug'd d'armes. — Celui qui était établi pour juger des 
armoiiios et des titres de noblesse. 

Jumelles. — Deux petites fasces, bandes, barres, etc., 
parallèles, qui n'ont que le tiers de la longueur ordinaire 
de CCS pièces. 

Jumelle. — Se dit d'un sautoir, d'ua^clicvron, de toute 
pièce formée de deux jumelles. 



Laos d'amour. — Cordons repliés sur eux-mème? et 
dont les bouts rcssorlent par le bas, à gauche et à droite. 



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DU BLASON 219 

Tjambel. — Formé d'un filet à trois pendants au moins 
et six pendants au plus, et dont les extrémités ne touchent 
- pas le bord de l'écu. 

Les puinés en chargent les armes de leur maison. C'est 
une brisure. 

Lambrequins. — Ornements qui pendent du casque et 
qui entourent l'écu. Accompagnements de l'écu. 

Lampassé. — Se dit de la langue de tous les quadru- 
pèdes, ainsi que de celle de l'aigle lorsqu'elle est d'un 
émail ditlerent i eux-mêmes. 

Langue. — Se dit de la langue du gritron et de celle 
des oiseaux (la langue de l'aigle exceptée) lorsqu'elle est 
d'un émail dilTéreal à euî-mémcs. 

Léopard. — DilFèrc du lion ayant toujours la lOte de 
face. Il est également toujours passant. 

Léopardé. — Se dit du lion lorsqu'il est passant. 

Levé. — Se dit de l'ours debout. 

Lévrier. — Chieu colleté el courant. 

Levron. — Lévrier sans collier. 

Licorne. — Figure chimérique qui rcprésenle un clie- 
ral avec une corne sur le front. 

Lié. — Se dit des pièces aLlachécs par un lien, comme 
les clefs, les huchcts, etc. Spécitier l'émail du lien. 

Lion. — Figure héraldique. 

Lionne» — Lion sans crinière. 






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220 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Lionne. — Se dit du léopard rampanl- 

Lis au pied nourri. — Fleur de lis lenniuée par uue 
base. 

Lis de jardin. — Fleur représenléc au naturel. >'e pas 
coufondre avec la Heur de lis. 

Lis au pied coupé. — Lis sans tige. 

Lis renversé. — Lis naturel représenté la tête en bas. 

Listel ou Liston. — Sorte de banderole où l'on inscrit 
la devise. 

Long'é. — Synonyme de lié. S'emploie particulièrement 
lorsque le faucon ou autre oiseau de chasse a un lien aux 
pattes d'un éma;l dillérent à lui-même. 

Loré. — Se dit des poissons lorsque leurs nageoires 
sont d'i^n émail ditlerent à eux-n\ême5. 

Losange. — Pièce héraldique ordinaire. 

Losange. — Se dit de l'écu ou d'une pièce divisée ea 
plusieurs losangci de deux émaux dilFérents et alternés. 

Loup. — Figure héraldique. 

L'un sur l'autre. — Se dit des animaux et de toutes 
pièces mises l'une sur l'autre. 

Lunel. — Figure héraldique. 

Lyre. — Figure hcraldiquo, 



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DU BLASON 221 



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Macle. — Espèce de losange percé à jour par le milieu. 

Maçonné. — Se dit d'une pièce dont la maçonnerie 
est indiquée. 

Maçonnerie. — S'emploie pour indiquer la maçonne- 
rie des pierres lorsqu'elle est d'un émail différeuL des piè- 
ces qui les portent. 

Main. — Voir appaumé. 

Maison. — Se représente d'un ou de plusieurs émaux. 
Son toit se dit essoré. 

Mal-ordonné. — Se dit de trois pièces placées dans 
l'écu 1 et 2. 

Mal-taillé. — De ce qui pourrait rire une manche mal 
taillée, de proportion inégale. 

Manipule. — Ornement que lo prèlro porte au bras 
gauche, représenté sur le bras. 

Manteau. — Pièce d'accompagnement qui est une 
fourrure herminée sur laquelle est posé Técu. 

Mantelet. — Pièce d'accompagnement qui est une 
fourrure herminée sur laquelle est posé l'écu. 

Mantelé. — Se dit de l'écu divisé par deux diagonales 
dont l'une part de l'angle dextre et l'autre de l'angle senes- 
tre et qui se réunissent à une petite distance du chef. S'em- 
ploie pour les animaux couverts d'un mantelet d'un émail 
différent k eux-mêmes. 









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222 TRAITE ELEMENTAIRE 

Marché. — Se disait, dans le temps, de la corne du 
pied d'un animal dont l'émail était ditlerent à lui-même. 

Mariné. — Se dit de tout animal qui a une queue de 
poisson. 

Marmouset. — Personnage dont on ne voit que la tête. 

Marqué. — S'emploie pour les dés dont on voit les 
points d'un émail particulier. 

Marqueté. — Se dit du corps du papillon qui est d'un 
émail particulier. 

Massacre. — Tête de cerf vue de face, surmontée de 
ses bois. 

Masse, Massue. — Meubles souvent employés dans le 
blason. 

Masqué. — Se dit d'un personnage bumain et d'un 
animal, particulièrement du lion, qui a un masque sur la 
face. 

Maure (Tête de). — Est une tête de nègre, toujours de 
sable, généralement représentée de profil et couronnée 
d'un torlil. 

Mélusine. — Figure chimérique. Sirène sortant d'une 
cuve. 

Membre. — Se dit des pieds et pattes des animaux 
représentés seuls. 

Membre. — Se dit des oiseaux qui ont les niembrea 
d'un émail différent à eux-mêmes. 



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DU BLASON 223 

Même. — Terme de blason employé pour éviter de 
répéter les émaux. 

Menu vai»*. — Vair plus petit qu'à l'ordinaire et dont 
les tirés sont de six au lieu de quatre. 

.rlanu vairé. — Se dit de l'écu et de toute pièce formés 
de plusieurs menus vair. 

Mer. — Figure occupant environ le tiers de l'écu, et est 
représenté-î par des lignes ondées. 

Merlette. — Se dit d'un petit oiseau posé de profil, 
n'ayant ni bec ni pattes. 

Métaux. — Il y en a deux : l'or et l'argent. En Alle- 
magne, il y a Veisen (fer) comme troisii'-me métal. 

Meubles. — Toute pièce ou figure qu'on trouve dans 
l'écu après les pièces honorables. 

Mézail. — Le devant du casque. 

Mi-parti. — Se dit de deux éeus coupés par le milieu et 
ne formant qu'un seul écu, et d'une pièce composée de 
deux émaux. 

Miraillé. — Se dit des ailes du papillon lorsqu'elles 
sont d'un émail dilFérent à lui-même. De même pour la 
queue du paon. 

Mis en. — S'emploie pour toute figure mis en sautoir, 
mis en pal, etc. Synonyme de posé en. 

Molette. — Molette de l'éneron, étoile à six rais percée 
par le centre. 

Monde. — On dit globe rie préférence. 



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22À TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Monstrueux. — Se dit <le tout animal qui a une face 
humaine. 

Montant. — Se dit do. toute pièce représentée montant 
vers le chef de l'écu, comme le croissant dont les pointes 
regardent le .'"hef, etc.; s'emploie aussi lorsqu'un oiseau de 
proie est au-dessus d'un autre qu'il attaque. 

Montagne. — S'emploie pour désigner plusieurs cou- 
peaux. 

Morailles. — Pinces i l'usage des chevaux. 

Morne. — Cercle, virole, etc., servant à mouchetcr les 
épées. 

' Morné. — Se dit des animaux qui n'ont ni dents, bec, 
langue, griffes et queue. 

S'emploie pour désigner un casque fermé. 

Moucheté — Se dit de toute pièce chargée de mouchc- 
lures d'hermine ; des écailles des poissons dont l'émail est 
différent i eux-mêmes. 

Mouchetures. — Se dit principalement d'une petite 
croix de fourrure attachée à l'hermine; ce sont des queues 
d'hermine. 

Mouton. — Animal qui est passant. Quand exception- 
nellement il est représenté rampant, on le dit sautant. 

Mouvant. — Se dit des pièces attenantes au chef, aux 
angles, aux flancs ou à la pointe de l'écu dont elles sem- 
blent sortir. 

Muselé. — Animaux qui ont une muselière dont l'émail, 
quand il est ditTérent, doit Être indiqué. 



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Nageant. — Se dit du cygne représenté sur l'eau; des 
poissons placés horizontalement ou de travers sur l'écu. 












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DU BLASON 225 

Naissant. — Se dit des animaux dont on ne voit que la 
lète et le haut du jorps, sortant de l'extrémité du chef, du 
dessus de la fasce ou du second du coupé. Attribut du soleil 
placé en chef. 

Naturel. — Se dit de toute figure représentée au 
Liturel. 

Navire. — Figurj héraldique. On le dit habillé de ses 
voiles et équipé de son mât. 

Nazal. — Partie supérieure du casque. 

Nébulé. — Se dit des pièces qui sont faites en forme de 
nuées. ' 

Nervé. — Se dit des feuilles et plantes dont la nervure 
est d'un émail différent à elles-mêmes. 

Nillé. — Se dit de la crois ancrée très rétrécie. 

Noué. — Se dit de la queue du lion lorsqu'elle a plu- 
sieurs nœuds en forme de houppe. Se dit aussi des pièces 
qui sont entourées d'un lien d'un autre émail (synonyme de 
lié). 

Noueux. — Se dit d'un écot ou d'un bâton à nœuds. 

Nourri. — Se dit des pieds des plantes dont les racines 
ne sont pas apparentes, et des fleurs de lis dont la partie 
inférieure n'est pas représentée. 

Nuage. — Synonyme de nébulé. 

Nuées. — Pièces rondes alternativement saillantes et 
■ rentrantes couvrant l'écu ou les pièces honorables. 



Ogoesse. — Tourteau de sable. 
Oiseau. — Figure héraldique. 



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226 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Ombelle. — Sorte de parasol. 

Ombre. — Image peu prononcée qui laisse voir le 
fond. 

Ombre de soleil. — Soleil qui n'a ni yeux, ni nez, ni 
bouche. 

Ombré. — Se dit des figures tracées en noir et ombrées 
pour les mieux faire distinguer. Lorsqu'un cùlé d'un édifice 
est d'un émail autre que lui-même, on le dit ombré de. 

Onde. — S'emploie pour les pièces ondulantes. 

Ongle. — Se dit d'un animal qui a les ongles d'un 
émail dillV^rent à lui-même. 

Opposé. — Se dit de deux pièces placées en sens 
opposé. 

Or. — Métal (jaune). 

Orangé. — Email anglais. 

Oreille. — Pointe qu'on voit de chaque côté dune 
coquille. 

Oreille. — Lorsque ces pointes sont d'un émail différent 
à ces coquilles. Attribut du dauphin qui a des oreilles d'un 
émail dilfércnt à lui-même. 

Orle. — Bordure étroite. Pièce honorable de second 
ordre. 

Orlé. — Ancienne expression pour désigner tout ce qui 
était rangé en orle. 

Ouvert. — Se dit de toute pièce représentée- béante 



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DU BLASON 227 

avant une ouverture comme les portes d'une tour, d'un 
château, et que cette ouverture est d'un émail particulier ; 
s'emploie pour une couronne non fermée ; se dit encore 
pour la grenade lorsque sa partie ouverte est d'un émail 
ditîérent à cUe-mùtiie. 

Otelles. — Bouts de fer de lance. 

Ours. — Fig';re héraldique. 



Paillé. — Synonyme de diapré. 

Pairie, — Figure formée par la moitié supérieure du 
sautoir et par la moitié inférieure du pal: elle ressemble à 
un V. 

Paissant. — Se dit des vaches et des brebis qui ont la 
tête baiîsée et qui semblent paître. 

Pal. — Pièce héraldique formée par deux lignes per- 
pendiculaires tirées du chef de l'écu à sa base. 

Paie. — Se dit de l'écu et des pièces chargées de pals 
d'émaux différents et alternés. 

Palé-contre-palé. — Se dit lorsque les pals qui for- 
ment le paie sont coupés, tranchés ou taillés d'un Irait, et 
qui opposent les émaux les uns aux autres. 

Palissé. ■;— Se dit des pièces à pals, de pieux pointus 
par le haut, placés les un=! près des autres, formant une 
sorte de palissade. * 






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22S TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Palme. — Se dit de la branche du palmier. 

Pâmé. — Se dit des poissons qui ont la gueule ouverte; 
s'emploie pour l'aigle qui a l'œil fermé et dont on ne voit 
pas la langue. 

Pampre. — Rameau de vigne. 

Pampre. — Se dit d'une grappe de raisin nionlt^e sur 
sa tige avec quelques feuilles, et dont l'émail est parti- 
culier. 

Panache. -- Ornement extérieur de l'écu, se place 
ordinairement sur le casque. 

Panaché. — Se dit d'une pit'-ce ornée d'un panache. 

Panelle. — Feuille de peuplier. 

Pannes. — Se dit des fourrures, psrce qu'elles étaient 
cousues aux étoffes des habits. 

Panneton. — Déiignation de la partie de la clef qui 
entre dans la serrure. 

Paon. ~ Figure héraldique. 

Papegai. — Synonyme de perroquet. 

Papelonné. — Se dit de l'écu rempli de demi-cercles 
un peu allongés, rangés les uns sur les autres comme les 
écailles d'un poisson, le plein de ces demi-cercles tenant 
lieu de champ et les bords formant les pièces. 

Papillon. — Insecte représenté dans le blason. 

Paré. — Se dit d'un dexlrochère ou d'un sénestrochère 



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DU BLASON- 229 

dont le bras est d'un émail ditïércnt à celui de la main ; 
s'emploie aussi pour une foi vêtue d'un émail particulier. 

Parti. — Se dit de l'écu et de toute pièce divisée verti- 
calement en deux parties égales ; s'emploie aussi pour dési- 
gner le chef des aigles à deux têtes. — Paitition de l'écu. 

Partition. — Division de l'écu. 

Passant. — Se dit des animaux qui semblent marcher. 

Passé en. — Se dit de deux pièces placées en forme 
de croix ou de sautoir. 

Patriarcale. — S'emploie pour designer une croix à 
deux traverses dont la plus élevée a les branches plus cour- 
tes que celles inférieures. Synonyme de Croix de Lorraine. 

Patenôtre. — Chapelet ou dizain de chapelet. 

Patte. — Se dit d'une pièce dont les extrémités des 
branches s'élargissent en forme de patte étendue. 

Pavillon. — Pièce d'accompagnement do l'écu compo- 
sée d'une couverture en forme de tente qui revêt et enve- 
loppe une armoirie. 

Pavillonné. — Se dit d'une tour couverte d'un toit 
pointu ; se dit aussi d'un instrument à vent quand on veut 
exprimer l'émail particulier de son pavillon. 

Pendant. — Petite dent placée au-dessous du lambel 
dont on spécifie le nombre qui ne doit pas dépasser six. 

Peautré. — Se dit des poissons et du dauphin dont la 
queue est d'un émail différent à eux-mêmes. 

Pennes. — Plumes qui garnissent un chapeau ou une 
toque timbrant l'écu. 

Pennon. — Grand écu contenant les quartiers d'une 
famille. 



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230 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Percé. — Se dit de? pièces ouvertes à jour. 

Perché. — Se dit des oiseaux perchés sur un objet 
quelconque. 

Péri. — On dit péri en bande, en sautoir, en croix, etc., 
lorsque ces pièces sont posées au milieu de l'écu et qu'elles 
sont d'une dimension inférieure à celle qu'elles sont obli- 
gées d'avoir Se dit aussi d'une petite pièce dont la moitié 
se perd dans la bordure de l'écu. 

Perronné. — Se dit de toute figure placée sur un per- 
ron, généralement représenté par quelques marches. 

Phénix. — Figure chimérique. 

Phéon. — Fer de dard ou de lance. 

Pièces honorables. — Certaines pièces de l'écu 
comme le chef, la fasce, la bande, etc. 

Piété. — Gouttes de sang tombanL des flancs du péUcan. 

Pig^ate. — Pot à eau. 

Pignonné. — Se dit des figures qui s'élèvent en forme 
d'escalier, pyramidalement. 

Pile. — Espèce de coin formé par deux ligues droites 
qui se rencontrent à leurs extrémités. Ordinairement, ces 
lignes sont tirées du chef de l'écu à sa base; mais elles 
peuvent être aussi tirées dans une autre direction. 

Plaine. — Pièce héraldique. Champagne diminuée. 

Plate. — Ancien nom du besant d'argent. 



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DU BLASON 231 

■ Plein ou plain. — Se dit des armes qui n'ont aucune 
écartelure ni brisuve, et formées d'un seul émail. 

Plié. — Se dit de toute pièce, comme bande, fasce, légè- 
rement couverte d'un côté et concave de l'autre ; des armes 
(T'u paraissent un peu courbées, des oiseaux qui n'ont pas 
les ailes étendues. 

Plumeté. — Parsemé de mouchetures ressemblant à un 
bouquet de plumes. 

Pointe. — Partie basse de l'écu. 

Pointé. — Se dit d'un écu chargé de pointes en nom- 
bre égal et alternées d'émaux. 

Poisson. — Figure héraldique pour tout poisson dont 
on ne reconnaît pas le genre. 

Pomme. — Synonyme de volait, tourteau de sinople. 
Pomme de pin. — Fruit du pin. 

Pommeté. — Se dit des pièces et principalement leurs 
extrémités revêtues de boules. 

Porté. — Se dit d'une croix latine représentée penchée 
en tande. 

Posé. — Se dit d'un animal arrêté sur ses quatre pieds. 

Potence. — Se dit d'une pièce, particulièrement d'une 
croix, quand ses extrémités sont terminées en T. 

Pourpre. — Email tirant sur le violet. 

Proboscide, — Trompe d'éléphant. 



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232 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 



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Quartier. — Division d'un écu : portion d'un ccu écar- 
telé ; chaque degré de descendance dans une ligne pater- 
nelle ou maternelle. 

Quatrefe'iille. — Figure héraldique. Fleur à quatre 
feuilles. 

Quintaine. — Poteau où est attaché l'écu. 

Quintefeuille. — Plante à cinq feuilles sur un môme 
pétiole, rangées en forme de main ouverte, ajourées au- 
%entre. 



Raccourci. — Se dit des pièces qui ne louchent pas le 
bord de l'écu, synonyme d'alezé. 

Radié. — Se dit d'une couronne k l'antique qui a des 
rais au iieu de lleurons. 

Rais. — .Nom qu'on donne aux rayons qui sortent des 
étoiles, des e'^carîïoucles, etc. ; les pointes d'une couronne 
à l'antique. 

Rais d'escarboucle, — Figure représentée par quatre 
bâtons en sautoir et quatre bAtons en croix réunis par une 
sorte de moyeu percé. Ces rais sont souvent bourdonnes ou 
pommetés, ou fleurdelisés. 

Ramé. — Se dit des cornes du cerf lorsque leur émail 
est différent au cerf lui-même. 



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DU BLASON 233 

Ramure. — Bois de cerf ayant six dagues de chaque 
côté. Synonyme de chevillé. 

Rampant. — Se dit du lion représenté dchout, mon- 
tant. Le chien, le lévrier, le renard peuvent è-trc aussi ram- 
pants. 

Ranchier. — Sorte de daim ou de rame dont la 
ramure est plate et couchée en arriére. 

- Rangé. — Se dit de plusieurs pièces mises sur une 
même ligne ; en pal, en bande, etc. 

Rangier. — Fer de faux sans manche. 

Ravissant. — So dit du loup représenté debout sur ses 
pattes de derrière (position du lion rampant"^. 

Rayonnant. — Sf" dit des astres qui ont de petits 
rayons entre leurs rais. 

Rebattements. — S'employait autrefois pour exprimer 
les oppositions de métaux sur les émaux. 

Rebrassé. — Synonyme de bordé. 

Recerclé. — Se dit de la croix ancrée dont les bras 
sont tournés en cerceaux. Attribut d'une pièce ou ligure 
ayant la forme d'un cerceau. 

Recoupé. — Se dit des écus mi-coupés et recoupés un 
peu plus bas. Division de l'écu. 

Recroiseté. — Se dit d'une croix dont les branches 
sont terminées par d'autres croix. 

Redorte. — Branche tressée en anneaux ou reformée 
en raqfieaux. 






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234 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Regardant. — Se dit de l'animal qui tourne la tète 
pour regarder derrière lui ; se dit aussi de l'animal dont 0!i 
ne voit que la tête et le cou. 

Rempli. — Se dit de toute pièce honorable dont le 
fond est d'un autre émail que celui de ses bords ; s'emploie 
aussi pour toute figure percée dont le vide est d'un émail 
différent de celui du champ de l'écu. 

Rencontre. — Un renconlre (masi:ulin), tète d'un ani- 
mal posée de front et dont on voit les deux yeux. 

Renversé. — Se dit de toute pièce retournée. 

Repotencée. — Se dit de toute pièce déjà polencée et 
dont les extrémités sont aussi potencées. 

Resarcelé. — Se dit de toute pièce, particulièrement 
de la croix, qui a un filet d'un émail particulier qui longe 
ses bords. 

Retrait. — Se dit des bandes, barres, pals et fasces 
qui, de l'un de leurs côtés seulement, ne touchent pas le 
bord de lécu. 

Retranché. -- Se dit de la croix dont les extrémités 
forment un ti-iangle rectangle et dont les angles aigus sont 
en dehors. 

Rinceaux. — Branches feuillées enlacées on forme de 
rameaux cintrés. 

Roc. — Fer de lance recourbé en deux. 

Roc d'échiquier. -- Tour coupée au milieu par une 

plinthe et ayant son faite recourbé en forme de crampons. 



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DU BLASON 235 

Rompu. — Synonyme de brisé. 

Rose. — Fleur à cinq feuilles et cinq points entre les 
feuilles, avec un bouton an centre et sans queue. 

Rouanx. — Se dit du paon qui fait la roue. 

Roue. — Représentée avec huit jantes; si ce nombre 
n'est pas atteint ou est dépassé, avoir soin de l'énoncer. 

Roue de sainte Catherine. — Roue brisée d'un côté 
et armée de piques. 

Rustre. — Losange percé en rond ; autrefois, on dési- 
gnait par ce mot une espèce de lance. 



Sable. — Email cculeor noire. 

Saflfre. — Aigrette de nrer. 

Saillant. — Se dit d'une chèvre, de la licorne, du 
bélier et du bouc lorsqu'il est dans ia positioo de rampant. 

Salade. — Casque antique. 

Salamandre. — Figure chimérique. 

Sanglé. — Se dit des animaux qui ont autour du corps 
une ceinture d'un émail différent à eux-mêmes. 

Sanglier. — Se présente passant, la queue resarceléo. 

Saumon. — Gros poisson ayant des mouchetures de 
gueules. 



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236 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRR 

Sautoir. — Se dit d'une pièce de l'écu qui ressemble à 
une croix de Saint-André. Pièce honornble. 

Sautoir (en). — Se dit des pièces ou figures posées au 
nomLro de cinq au moins dans le sens du sautoir. 

Sécantes partitions. — Ayant trait aux subdivisions 
de l'écu, terme ancien qu'on n'emploie plus. 

Sellé. — Se dit du cheval qui a une selle sur le dos ; en' 
spécifier réma:l. 

Ssmé. — Se dit des pièces dont l'écu est chargé, et qui 
sont tellement répandues sur toute sa surface, qu'elles se 
perdent sur ses bords. 

Senestre. — Cùté gauche de l'écu. 

Senestré. — Se dit des pièces qui en ont d'autres à 
leur gauche. 

Senestrocilère. — Se dit de la main gauche avec 
l'avanl-bras. 

Sicamor. — Synonyme de cylcamor. 

Sinople. — Email, couleur verîe. 

Sirène. — Figure chimérique. 

Soleil. — Figure avec deux yeu.x, un nez, une bouche, 
le cercle entoi'ré de seize rayons, huit rayon? alternés avec 
huit rayons ondoyants. 

Sommé. — Se dit d'une pièce qui en porte une autre 
au-dessus d'elle. 
D'un écu surmonté d'une figure quelconque. 

Soutenant. — Se dit d'une pièce qui paraît en soutenir 
une autre. 

Soutenu. — Se dit d'une pièce qui semble être portée 
par une autre. 



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DU BLASON 237 

Sphinx. — Figure chimérique. 

Strangue. — Ti^'-c de fer qui pénètre dans le Irabe de 
lancre. 

Supports. — Se dit des figures d"animaux et d'èlres 
chimériques qui supportent des armoiries. 

Supportant. — Se dit de la fasce qui semble soutenir 
un animai. 

Supporté. — Se dit des plus hauts quartiers d'un écu 
qui semblent être soutenus par les quartiers inférieurs ; se 
dit également d'un émail qui semble être soutenu par un 
autre deux tiers plus large, ne b"emi)loie en ce cas que pour 
Je chef. 

Surbrisure. — Deuxième brisure ajoutée à la première. 

Surbriser. — Action de briser des armoiries déjà brisées 
une première fois. 

Surchargé. — Se dit d'une pièce chargée d'une autre 
et surchargée d'une troisième. 

Sur le tout. — Se dit d'uu écnsson qui est sur le 
milieu d'une écartelure des pièces qui brochent sur les 
autres. 

- Sur le tout du tout. — Se dit d'un écusson qui est 
sur Técartelure d'un autre écusson qui est déjà sur le tout. 

Surmonté. — Se dit de toute figure qui en a une autre 
au-dessus d'elle immédiatement sans la toucher. S'emploie 
pour une pièce honorable abaissée qui a au-dessus d'elle 
un membre quelconque. 



Table d'attente. — Se dit d'un écu plein. 

Tacheté. — Se dit du .saumon qui a des mouchetures 
d'un émail différent à lui-même. 



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238 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

Taillé. — Se dit d'un écu divisé en deux parties égales, 
par une ligne diagonale, tirée di; gauche à droite. — Par- 
tition de l'écu. 

Targe. — Bouclier. 

Taré. — Se dit d'un casque, synonyme de posé. 

Tare. — Grille qui recouvre la visière du casque. 

Tau. — Nom du T grec. Se dit d'une croix dont on a 
retranché la. partie qui est au-dessus de la traverse. 

Tavelé. — Se dit do ce qui est moucheté. 

Tenants. — Ornements extérieurs de l'écu. Sont des 
figures d'homme, d'anges, de moines, de sauva;^es, etc., 
nus ou vêtus, placés extérieurement aux flancs de l'écu 
qu'ils semblent tenir. 

Terrasse. — Se dit de la pointe d'un écu occupé par 
de la terre couverte d'herbes. 

Terrassé. — S'emploie pour les plantes qui sortent 
d'une terrasse ou qui ont le pied entouré de terre. 

Tertre. — Petite terrasse. 

Têtes humaines. — Sont posées de face ou de profil 
et représentées de carnation. 

Tiercé. — Se dit d'un écu divisé en trois parties : en 
long, eu large, diagonalement ou en mantel. Partition de 
l'écu. 

Tiercefeuille. — Trèfle dépourvu de queue. 

Tierces. -*- Assemblage de trois burelles. 

Tige. — Se dit des arbres et des plantes dout la tige est 



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DU BLASON 239 

d'un émail dilTéreat à eux-mêmes ; s'emploie aussi de la 
tlv^iir qui a une tige lorsqu'elle ne devrait pas en avoir. 

Timbre. — Ornement extérieur de l'écu, qui consiste 
dans une couronne, un casque, etc. 

Timbré. — Se dit d'un écu couvert d'un timbre, cas- 
que, couronne, etc. C'est un attribut spécial qu'ont droit de 
porter les armes des nobles et des bourgeois de Paris. Ces 
derniers y ont été autorisés par une ordonnance de Char- 
les V en date du 9 août 1371. Cette ordonnance conféra aux 
bourgeois de Paris « le droit de porter des armes timbrées, 
ainsi que les nobles d'extraction par possession immémo- 
riale. » 

Tires. — Traits de l'échiquetù et du vaire. 

Tonnant. — Se dit d'une arme à feu accompagnée de 
feu et de fumée. 

Toque. — Ornement extérieur de l'écu, employé 
comme timbre. 

Torque. — Bourrelet posé sur le casque. 

Tortil. — Se dit de la couronne o'i du ruban qui 
entoure la tête du Maure. Diadème en perle qui orne la 
couronne de baro)i. 

Tortillant. — Se dit de la guivre et du serpent entor- 
tillés autour d'un objet quelconque. 

Tortillé. — Se dit de la tète du Maure entourée de son 
tortil d'un émail différent à cette tète. 

Tour, — Figure héraldique, habituellement ronde. 
Lorsqu'elle est de forme carrée, on doit le spécifier. 

Tourné. — Se dit du croissant dont les pointes regar- 



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240 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

dent à dexlre de réoii, du fer à cheval dans celle position, 
ainsi que du chevrou. 

Tourteau. — Pièce ronde cl plate, de couleur, cl non 
de métal comme les besants. 

Tourteau-besant. — Tourteau moitié émail et moilié 
métal. 

Tourtslé. — Se dit d'une pièce semée de tourteaux. 

Trabe. — Traverse de l'ancre. Bois qui supporte une 
bannière. 

Tracé. - Synonyme d'ombré. 

Traînée. — Feu sortant de la gueule du canon et qu'on 
représente en lignes ondées. 

Trait. — Synonjmc de lire. 

Tranché. — Se dit de l'écu divisé en deus parlies éga- 
les par une ligne diagonale tirée de droite à gauclic. — 
Partition de l'écu. 

Tranché crénelé. — Se dil d'un écu IrancLé cq forme 
de crcncau.x. 

Tranché-dentelé. — Se dit d'un écu (rancUé en forme 
de dcnls. 

Tranché nua^^é. — Se dit d'un écu tranché par une 
ligne ondulée. 

Tranché maçonné. — Se dit de l'écu quand la moilié 
du tranché est de métal ou d'émail et l'autre de manon- 
nerie. 



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DU BLASON 241 

Tranché taillé. — Se dit d'im écu tranché quaud il a 
à sou centre une petite entaille. 

Traverse. — Barre étroite. 

Traversé. — Se dit des pièces traversées par d'autres 
pièces. 

Trèfle. — Se représente comme le trèfle qu'on voit sur 
un jeu de caries. 

Tréflé. — Se dit des pièces dont les extrémités se ter- 
minent eu trèfle.. 

Treillis. — Grille qui forme la visière d'un heaume. 

Treillissé. — Se dit de l'écu ou d'une pièce chargée de 
plusieurs cotices entrelacées et non alésées ; c'est à peu de 
chose près le frété, mais plus serré. 

Treschsur. — Pièce ordinairement moins large de 
moitié que l'orlc.ct ornée de fleurons. 

Triangle. — Se pose habituellement la pointe vers le 
chef; il est presque toujours plein ; s'il est vi<le, l'indiquer. 

Tringles. — Fasces diminuées. 

Trois, deux, un. — Position naturelle de si.'c pièces : 
trois en chef, deux en cœur, une en pointe. 

Tronçonné. — Se dit des pièces divisées en plusieurs 
parties. 

Tronqué. — Arbre sans tétc ni pied. 



"Vache. — Se reconnaît par les pis. 

"Vair. — Fourrure composée de plusieurs petites pièces 

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242 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

égales d'argent et d'azur rangées alternativement et dispo- 
sées de telle sorte que la pointe des pièces d'azur est oppo- 
sée à la pointe des pièces d'argent, et la base à la base. 

Vair affronté. — Vair dont toutes les pointes se tour- 
nent vers le centre de rc-cu. 

Vair en pal. — Se dit lorsque chaque poiule corres- 
pond à une autre pointe. 

Vairé. — Se dit de l'écu et de toute pièce chargée de 
vairs. 

Vannet. — Coquille montrant son creux. 

Ventail. — Partie inférieure du casque, 

Vergette. — Pal diminué dans sa longueur. 

Vergeté. — Se dit de l'écu rempli de dix ou douze vcr- 
geltes d'émaux alternés. 

Versé. — Synonyme de renversé. 

Vertanelle. — Synonyme de bris d'huis. 

Vêtu. — Se dit de l'écu rempli par une losange qui lou- 
che les bords de ses angles. 

Vidé. — Se dit des pièces qui n'ont que des bords et 
dont le champ de l'écu est apparent. 

Vigilance. — Caillou tenu par la grue. 

Vilené. — Si dit de tout animal raùle qui a la partie 
sexuelle d'au émail ditférent àJui-mème. 

Vires. — Sont des cercles mis l'un dans l'autre au 
nombre de deux, trois ou quatre. 

Virole. — Se dit des cornes, huchets, trompes qui ont 
leurs viroles d'un émail différent à eux-mêmes. 



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DU BLASON 243 

Vivre. — Se dit des pièces à replis carrés, c'est-à-dire 
dont les bords ont des angles rentrants et saillants alterna- 
tivement. 

Voguant. — Synonyme de flottant. 

Vol. — On désigne ordinairement par ce mot deux ailes 
éle.'Jues jointes ensemble par le bas, et dont les pointes 
s'élèvent à dextre et à s-înestre vers le chef de l'écu. 

Vol abaissé. — Quand l'extrémité des ailes est pen- 
dante vers la pointe de l'écu. 

Vol plié. — Deux ailes pliéos jointes ensemble. 

Volant. — Se dit de tout oiseau ou insecte qui a les 
ailes étendues comme s'il volait. 

Vol banneret, — Vol placer en cimier. 

Volet. — Un des ornements du casque. 

Volté. — Double. 



Yeux humains. — Parfois ou voit dans un blason 
deux ou plusieurs yeux; ils doivent toujours être présentés 
de face. 



htrs. 



1': -.A'.ù rbt. 






ARMOIRIES AVEC LEUR LECTURE 



Pouf faciliter les explications qui précèdent, nous 
offrons h nos lecteurs le dessin de quelques armoiries 
des moins compliquées, en y ajoutant leur lecture : 




Fiï. 504. Stbasbccrg. 
D'argent à ane bande de ^rieTil«< 




Fig. 505. MrRE:oLT.i. 
De sinople à la fasce d'or 



14. 



-1/or ,)i! <l ■• • ><i JLT ..(I 



r^ 



.»; 



246 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 






Fi!ç. 50C. Sesus. 
De gueuler au pal il or 




Flç. 507. Mrra. 
Parti il argent et de *able 




Fi?. 50e, U GtncHi. 
De sincple aa sautoir d'or 



3. 



OIS 



.» : t t . • ■Dt.» »'1 



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DU BLASON 



247 




FIç. 509. Loo*. 
De çueulrts à trois eroi«-=ant« il'or, 2 et 1 




Fi-. JlO. ArAS'Ar. 
D'iiïPQl, parli lia «upule». a une Imndo (ta l'un m 1 autre 




Fi», âll. VhRiiALte. 
D'«ra«al, tailU, ouairé d« çacul«« 



m.- . .«i 'le '. ■^T 



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„^>, ^-..IJ 



f I . t- J 



248 



TRAITE ELEMENTAIRE 




Fig. âl3. Pabthexat. 

Bareli^e d'afaent et d'azur do .=i> pioi e? à la lanJe engrelée 
de sinpuie? brochante 




Fig. 513. Lezolx. 
De gueule», â cinq besants d'argent mis en sautoir 




Fig. 514. Cajlais. 
S* sisoplc, il QB chef d'argent. ciiarEé d'an* m«I«tt« d« lakl* 



8|r2 






■■•.t.*-^ }»»i; t i>L,«»> »U 



f ""i^ 






DU BLASON 



249 




Fig. 515. S\uïiu.AXCE«. 
D'.izur, à trois tours d'or 




Fi^. 516. Clebmost. 

De sraeilei, ii une tour crénelée d or. ouverte ajourée. mni;onnée âe -aLle, 
au eliet de France 




h'Iï. 517. V|. -LE-f-OMTg. 

D'arzenL, » troi: mai le.- do ^ueuiei au cLef Je tn^me 



fis 



t/... ■ .inf. .si^ 



iV.l'- Lk 



250 



TRxMTE IXKMENTAIRE 




Fig. 51S. AnCI = -SLR-ALBE. 

D'aznr, à sis basant? a'ùc po-é» o, "2 et 1, au cli»f d'or ot à la LorJuru 
ûu filière df !raeule> 



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M 



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Fig. ÔIO. SAixT-(jEr.v »i~. 

D'or, à deux fasce? de sinùpie, à u'âux pil- darïeut. 
liroohant =ur le t.iul 




Fiï^, 020. MON-TDKI-OX. 

D'or, au ctierron de rueuler charcé d un croissant d'irfeat 



t ,ini» Il ' 



.1 /nvii / ,•'. 4Î 



l'"~n 






DU BLASON 



251 



Fig. 521. Barbezietx. 
D or, a un écusson d'ajur en alrime 




Fiç. 52"-. S.mjt-Pai'i.. 
' EmuicUé d'argent et d'ajur 




Fis- 023. LoLDÉAC. 
l>f vaii' l'Icia 



ie$ 









252 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Fi 5. 524. D1X.0-. 

De gueule?, à un fort crénelé doajotuiA de trois tours au.-si crénelées d'or 
ouverte'» -ijourees 
et maçounce? de sable, au clef d'hermine 




Fi^. 5i5. Saixt-M.unent. 
De gueules, à une couronne ro n!e simple dor, au cLef ue F'rance 




Fig. 526. Mirepoix. 
D"or â Irois tLcv.oa; de .-allé 



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DU BLASON 



253 




Fi5. 0-27. Ax. 
D'or a trois pals lie gueules 




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Fig. Ô-2S. S.jiM-GuMîi. 
D'or à trois lascn dùtzur 




Fis. »Î5- Ma"-"^- 
De gceu'.t!"; a lioi^ .Tnceicl- iI.t^dI, C et 1 



la 



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TRAITE ÉLÉMENTAIRE 



iiiimriiiiii", 



pTnTTTTTnrTT'-T.'l'i'lllIllIMMi 1 



iriiiii'i'iri;; yMHiiUiii': 



TTiifM'" r''i'i'.ii;ii:; 



"'"" nni."MiiuuuiLL 



ioaad 



Fi;;. 530. Ricempbé. 
D'argeat, a t'-oU jume.lcs de gueu!e« 




fis. 531. C.<fTxi~. 

D'argent, à (jailre emanche^ Je sipule? moarnnlci du liane «eneslre 
ce i'écu, aa chef île Fiance 



m.^^^ 






Fiir. 532. Folcëki;-. 
(Aiiao- i-'TiluQtL'-). D or, â une li-'.' (i" fo'jiJÙrc arricLfc iX'- -iai'pte 



.>t ( .»U lui""[ • 4» "A 



DU BLASON 



235 




Viv;. 53o. L'Ar.BKE^LE. 



(Arme? parlante- . De guouîe», ;> un nrlie artarliè île >inople, les racine^ «Vor, 
acco-lo di' vieux ailes d'atu-onl 




F15. 53 i. Tarbl?. 
Ecarlvlc d'or et do gueule* 




Fiz. .V'ô. AnDai;?. 
D'or, a Irju f.ijOLv- uaice^ 4 azur 



dcS 



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ICijj^i. I - >u/>^^ 



256 



TRAITÉ ÉLLMENTAlPcE 



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Fis. 53(3. RocntFORT. 
Fascù d'or e: rie g'ieule?, au lamLel dt; saLlo 




Fij;. boî . Dl.vxgt. 
D'argent au lion de ssble, armé et lampiiié du jaecles 




Fig. Ô3S. BnE^^':I»E. 



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cidS 



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?c« . .Ji»Wk O 



DU BLASON 



257 




Fij. 533. CoLM.vR. 

Parti Hft |Ta(îu!e' e' Je ^inople. a la molello il 'éperon d'or attachée 
a -a lirani-lie. po?ée ea banJe 




Fig. 540. La B.tsTiDt-CtAiBAXCE. 
Lo'ianïé d'or et de soeules. à i\ f i?ee d'or 




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Fig. 51i. THtzE. 
D'or fretlé de sneale* a une fa^ce d'hermine 



Tes 



• lit» ' 



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i!,ej! »t V.i»'>' -II. J 



258 



TRAITK ELlîMCNTAIRE 




Fig. 3-tJ. Laigle. 
D'or, a une ai;le éplovro de sable, aa clief de France 




Fi.'. 5 in. Olép.ox. 
Lo^ansO dor et d'azur, nu pil ilc ?iaop!« 



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Ilillltlll! 


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211 


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Fis. 34 1. Dnr.i'v. 
Ecliiquett d'or et d'-izur. a li Lor 'are '.9 ?u«ul«5 



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DU BLASON 



2Ô9 




Fis. 515. L's-EL. 
De gnoulej, à Land.3s omlOe* d'or 




Flç. 5-5fî. S.vixt-Ama^d-Tah.a!(de. 
U'aïur, à Irois tour* d'or, ranyee» sur une lerraî?e do satle 




Fi'.;. 517. Sm;z. 
Dazur, a IroW lis irarçoiil. i'fii' et feuille? d'oT 



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>!♦-.' 



2Ô0 



TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 




Fig. 518. CnATitiox-^rn-SLrME. 
De .^eale», au lion d'.irçenl armé ot lampassé de sable 




Fiff. 549. Saj-in^. 
Parti l (lor à li bande de trueule-, ? de sueules à l'aigle d'ar!>-nt 




F\g. 550. Sois^o>-=. 

D'anrenl, à ?> pah au pi^d Hclié de sueule= cUarré chacun 

il un be^anl du cliamp 



■jnu. 



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DU BLASON 



261 




Fig. 551. Ltx^tov. 
D'argent. ^ trois tète> de cliien Je gueule», 2 et 1 




Fig. 55?. ABMESTlfjlKS. 

D'argent, à nue fleur de Us l'e çneilv- 




Fig. 553. Beuése. 
D'szar, à an cbiteiu ouvert d'or, Joajooné t'e trois tourj Je iném» 



liJÎ. 



. reTT.l .'.V ti'-i 






2Q^ 



TRAITi-; ELEMENTAIRE 



t. -««•. ^*?*- -ot*- "•' 




Flg. 55i. Patay. 
D heraainc. à l'écu-ïon c'e sueales ea abc ne 




Flg. jjj. f.AV IL. 

Dp gueuli^i, au léopard lionnô d'or 




' Fij. 555-. Fa5TEXAT-LE Co ITt. • 

D« takU, tnncbé J ariieat, à une foati'.ne d'or brg;hant sur 1« tout 



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DU BLASON 



2G3 




Fig. 537 ■ NomuoLTiEB. 

D'or, au chevron Je ?ueule = , acrooipisné de trois aiglettes t''azur, 
becqutJes et membrees ae gueules 




Fiir. 553. Nice. 

D'argent, h one aiirie au vol éplové re cueulps, posé surtiols 
roches de saLle, naissantes d une mer Je simple 




D'izur, à l'aigîp éplo_v{e d'or, l'aigle est bicéphale 



f.OÇ 



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CtTTîJ: S) tôO 



■, ir.T jT l'an ^cj t ,ln*:si»'(l 



2j4 



TRAITE ÉLLIMKNTAIRI': 




Fig. 560. Sacveterre. 
Dardent, à na lion coalourn^ de çueales 




Fi?. 561. RocHECHOciai. 
Fa?«é, onJé ou n'ibalé d'arjent et de çueules ds sU pièces . 




Fi?. 503. LtziiN'AX. 

Bare.4 d'argent et d'.izur, ^u Uoa oe irucuie-', armé et lanipa**e 
et couroaue it'or, brochâut sur le tout 



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2, ,.••..■[ 



■•t • . ] Jfl^r•'^ • ».»»»rU 



INSTRUCTIONS 

<s Sur la manière dont se doivent faire empereur, rois, 
ducs, marquis, comtes, vicomtes, barons et cheva- 
liers, ï d'après un manuscrit du XV' Siècle. 



La Bibliothèque Nationale de Paris possède 
un manuscrit, datant de la moitié du xv*' siècle, 
contenant les ordonnances de Philippe le Bel 
sur les Gages de Bataille, suivies d'instructions 
sur la manière dont se doivent faire empereurs, 
rois, ducs, marquis, comtes, vicomtes, barons, 
chevaliers. 

Écrite en vieux français, cette partie du 
manuscrit est très intéressante pour ce qui nous 
occupe ; nous la reproduisons intégralement en 
terminant cette étude dont elle est, en quelque 
sorte, le complément. 

Cy après devise comment et en quantes manières 
les princes des Alemaignes s^nl faiz et créez Empe- 
reurs : 

Les princes des Alemaignes qui se veulent 



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li IIM 
I 

iiiaiïi al 'lun 












2(3G TRAITl': KLKMCNTAIRE 

faire créer Empereurs, le doivent estre par 
l'une de ces deux manières : c'estassavoir l'une 
par élection, et l'autre par force d'armes et 
d'amis, ainsi que fit Charlemaigne et pluseurs 
autres, ainçois que les Alemans applicassent à 
eulx, la très haulte dignité des coronnes de 
l'Empire, laquelle par droit ne peut estre reffu- 
sée à quelque prince qui est le plus puissant et 
tient la place en Alemaigne devant Nostre Dame 
d'Aix, ainsi que le droit dit. Et pour ce que le bon 
prince qui est par sa illustre et resplandissant 
vaillance, comme d'estre vray crestien, â aimer 
Dieu, honneur et justice ; que pour ce Dieu le 
fait si eureux que sa bonne renommé reluist 
par tout, et tant, que les autres prélaz, princes 
et citez de l'Empire, s'il emprent à peu de force, 
et aucunesfois à leur rcqueste pour estre bien 
gouvernez, le requerront et semondront â la 
coronne de TEmpire. Et pource est très belle 
chose à tout prince de soy efforcer de bien 
faire ; car la clarté du bien reluist en ciel et eu 
terre, et l'obscurté du mal porte ténèbres devant 
les yeulx à celui qui le tait. ' " 



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DU BLASON 2G7 

Cij devise la première manière de faire et créer 
l'Empereur : 

La première maniéi'e de faire i'Empereui' est 
par élection quant les électeurs de l'Empire 
sont d'accort, c'estassavoir. 

Et quant l'Empereur est esleu par iceulxpré- 
laz et princes dessusdiz, il s'en doit aler devant 
la cita d'Aix, et là se doit logier a toute sa puis- 
sance, et l'empererisse avecques lui. par l'es- 
pace de six sepmaines, s'il n'est entre deux 
combattu. Et le jour ensuivant doit entrer en la 
cité ; et après le service fait en la grande église 
de Notre Dame d'Aix, doit estre coronné parles 
prélaz et princes dessusdiz ; et puis ouyr la 
grant messe et le service à ce ordonné, lequel 
doit faire l'arcevesque de Colongne ; et puis 
doit prendre leurs hommaiges et des autres 
^ubjez de la coronne de TEmpire, et par celle 
Goronne est dit Roy des Alemans. 

■ Comment l'Empereur prenl sa denxiesme coronne 



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K\v\\'\ \ Ut^mi^Wt) 



268 TRAITÉ ÉLKMnNTAIRE 

en la cité d'Arles le Blanc par les prélaz et princes 
qui là seront : 

Quant l'Empereur ou Roy des Alemans a 
prins sa première coronne en la manière des- 
sus dicte, il doit aler en la cité d'Arle en Prou- 
vence, qui est dicte Arle le Blanc, et là doit 
mander le conte de Prouvence, le daulphin de 
Viennois, le conte de Bourgoingne, le conte de 
Savoye, le conte de Vienne, le conte de Valen- 
tinois, Tarcevesque d'Arle, rarceves(|ue de 
Besançon, l'arcevesque d'Ambrun, l'arcevesque 
de Vienne, et Tevesque de Lausanne ; et en la 
dicte grant cité d'Arle, en la grant église de 
Saint Troferae, se doit coronner par les prélaz 
et princes dessusdiz, et prendre les hommaiges 
d'eulx et des autres subgez du royaume d'Arle ; 
car ce sont les prélaz et princes qui tiennent de 
lui ; et lors est dit et nommé Roy d'Arle. 

Comment l'Empereur a toute sa compaignie de 
princes et prélaz passe les mons et à Milan se fait 
coronner Boy de Lombardie : 

Quant l'Empereur a prlns sa • deuxiesme 



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DU BLASON 269 

coronne en la cité d'Arle, ainsi que dit est, il 
doit passer les mons et aler à Milan ; et là doit 
mander la seigneurie de Milan qui à présent 
est ; le duc de Gennes, le duc de ^'enise, le 
prince de Pymont, le marquis de Montferrat, le 
marquis de Saluées, le marquis de Ferrare, le 
commun de Pyse, le commun ou le seigneur de 
Lucques, l'arcevesque de Milan, et les autres 
princes, prélaz et communitez de Lombardie et 
de Toscane qui tiennent de la coronne de Milan. 
Et à Saint- Ambroise de Milan, par iceulx pré- 
laz et princes se doit faire coronner. Et ledit 
arcevesque de Milan doit faire le service. Et 
après tout ce fait doit prendre les hommaiges 
d'eulx et des autres qui . tiennent de ladicte 
coronne de Milan ; et par ccste coronne est dit 
Roy de Lombardie. 

Comment l'Empei'eur se fait coronner à Rome par 
le PapCt et lors est dit et nommé Roy des Romains j 
qui est à dire^ vray et parfait Empereur : 

Quant l'Empereur a prins sa troisiesme 
coronne en la citî de Milan, ainsi que dit est, il 



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. I 15 il) p. l.Ui'I^ 'i\' 

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.. . :i( «h • )!■' ' f!') 'Jl'.dO'U''» 



270 TRAITÉ KLKMENTAIRR 

doit passer les mous et aler à Rome. Et là doit 
mander le commmi de Venise, le commun de 
Florence, le commun de Pyse, le commun ou le 
seigneur de Senes (1), le prefect de Rome, et les 
princes et seigneurs, c'est assavoir les Ursins, 
les Coulonnez, les Savcaulx, les contes et les 
autres nobles lignaiges de Home, et générale- 
ment tous ceulx qui tiennent de la coronne des 
Romains. Et là, présens tous iceidx, doit estre 
corcnné par l'évesque de Rome, c'est le Pape, 
en l'église de Saint Jehan de Lateran, comme le 
chief de l'Eglise ; aussi par le Roy de Sicile s'il 
y est, et par le prél'ect de Rome, qui est office 
impérial à ce député. Et ce fait, le Pape doit 
faire le service s'il n'a exoinne (2) du corps ; et 
l'Empereur dit l'Euangile et le Roy de Sicile 
l'Epistre se le Roy de France n'y est. 

Et après le service fait, le Pape demeure 
auesques l'Empereur acompaigné des cardi- 
naulx, des princes, prélaz et tous les nobl(}s 
dessusdiz. 



(1) Sipnne. 

(2) Empêchement. 



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DU BLASON 271 

Ainsi coroimé doit chevaulcher parmy la ville 
de Rome, et aler à Saint-Pierre ; et là prendre 
ses hommaiges des prélaz, princes et autres 
seigneurs et communitez qui tiennent de l'Em- 
pire. Et lors est dit vray Roy des Romains, 
c'est-à-dire vray Empereur. Et s'il ne fait tout 
ce qui est cy en escript, ne se peut dire vray 
Empereur, si non seulement Roy des Romains 
et des royaumes dont il est coronné. 

Et s'il advenoit que aucun autre grant sei- 
gneur entreprinst la conqueste de l'Empire sur 
lui, le droit comme dit est veult ou'il le puisse 
honnestement et sans nul blasme faire. Et les 
préiaz, princes, communiiez et autres seigneurs 
de l'Empire, ne seroient point blasmez de lui 
obéyr véans et cognoissans clèrement qu'il le 
puisse faire et parfaire. Et cy fine la première 
manière comment l'Empereur se doit faire. 

Cy après commence la deuxiesme manière com- 
ment les Empereurs se font : 

Le Prince qui veult estrc Empereur par ceste 
deuxiesme maiiièro, c'estassa^■oir sans élection, 



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272 TRAITK ÉLÉMENTAIRE 

lui fault estre si très fort et puissant devant la 
cité d'Aix en Alemaigne, que nul ne le puisse 
grever ; et se aucun autre y est avant lui, que 
par bataille ou autrement il l'en puisse lever, et 
doit avoir l'enipererisse avecques lui, et le jour 
ensuivant entrer en la ville à très grande solen- 
nité. Et là, en la grande église, soy faire coron- 
ner à Roy des Alemans, et prendre ses hom- 
raaiges, si comme dit est dessuz. Et ce fait, a 
toute celle puissance, se besoing est, doit venir 
en Arle, à Milan et puis à Rome soy coronner 
tout ainsi comme dit est dessuz, et lors sera 
Empereur vray. Ainsi comme le tit Charlemai- 
gne et d'autres, mais c'est moult peu. Et en 
ceste manière est fait plus haultement et hon- 
norablement, dont pluseurs l'ont essayé qui y 
ont failly. 

Cy après s'ensuit comment l'Empereur peut et doit 
faire nouvel Roy et nouvel royaume : 

Le Prince qui veult estre Roy doit avoir du 
mains quatre duchiez l'une tenant à l'autre, ou 



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DU BLASON 273 

autrement quatre contez poui' chascune duchié, 
et qui ne soient tenues de homme que de l'Em- 
pire ou de lui. Et en ces quatre duchiez doit 
avoir dix citez, dont l'une soit arceveschié que 
l'on dit province, ou autrement ne doit estre 
Roy. Et s'il les a, peut bien lionnestement par 
l'Empereur soy faire coronner Roy; car nul 
autre Roy ne le peut faire. Et se doit faire en la 
plus noble et puissant cité de tous ses pays, et 
d'icelui soy nommer Roy. 

Cy après s'ensuit comment et par quelle manière 
les marquis ou contes se pevent et doivent faire ducz 
par l'Empereur ou par leurs Roys : 

Quant ung marquis ou ung conte a quatre 
contez ou quatre baronnies pour chascune 
conté, l'Empereur ou son Roy le peut faire duc 
licitement ; et le doit faire en sa meilleure ville, 
qui doit estre cité; et d'icelle ou du pays pour- 
ter le nom de duc, ainsi que doit ung Roy de 
son royaume. Et tout en la propre forme que le 
Roy est coronné, excepté d'estre oinct. Et doit 



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274 TRAITÉ ÉLÉMENTAlRt: 

le duc estro enchappellé d'uiig très riche chap- 
pel d'or et de pierres précieuses par ledict 
prince, et le plus digne prélat doit faire le ser- 
vice, ou doivent estre qui peut autres princes, 
contes, prélaz, et nobles hommes à grant 
plante (1) pour honneur de la feste. Du surplus, 
comme de jouste, de dances, et d'autres festes 
et solennitt'Z le décret se délaisse, car il le 
remet à son plaisii-. 

Comment se fait untj marquis on luuj conte : 

Quant ung baron ou autre noble homme se 
veult faire conte, il faut qu'il ait (juatre baron- 
nies, et en chascune baronnie ait soubz elle du 
moins dix nobles hommes pour lui faire hon- 
neur à ses besoings. Alors son prince le peut 
faire licitement conte, et autrement il fait tort à 
la dignité de conte ; et de son prince n'y peut 
estre, par son congié le peut faire ung prince 
ou marquis de plus grant dignité que conte. 

(I) En grand nombre. 



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DL' m.ASûx 275 

C'çstassavoir que, apréis le service de la solen- 
nelle messe chantée par ung prélat ainsi que dit 
est, le prince ou seigneur qui aura la commis- 
sion sera assise et recevra l'cmmaige de lui^ et 
ce fait fera la commission ou privilège lire 
devant trestous. Et après ce par ung riche rubis 
ou dyamant l'envestira et mettra en possession 
de sa conté, laquelle sera nommée de la plus 
noble baronnie qu'il aura ; et de la noblesse et 
teste qu'il y fera, comme dit est. soit entendu à 
sou iioimeur et a sun plaisir. 

Comment le conte ou aucun noble homme et puis- 
sant baron se peut faire marquis : 

Quant aucun conte ou puissant baron se veult 
faire marquis, il fault que par raison il ait du 
moins cinq ou six baronnies, dont la meindre 
ait dix nobles hommes tous «es subgoz ; et se 
plus en a, c'est et sera l'onneur de lui. Et lors 
par son prince ou par son commis, lequel fault 
qu'il soit prince ou duc de plus grant dignité 
que marquis, en la grande église, et après le 



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276 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE 

service do la grant messe cliantée par le prélat 
d'iceliii lieu, présent son prince ou autre qui 
aura la commission, ledit marquis estant à 
genoulx devant lui sera requis de renouveller et 
jurer hommàiges de ses baronnies réduictes a 
ung seul nom. c'estassavoir marquis de la plus 
noble cité qu'il aura. Et ce fait, le privilège de 
sa dignité sera là publiquement leu. Et lors le 
dit prince recevra son hommaige et foy de lui, 
et puis l'onvcstira et mettra en possession de la 
seigneurie de marquis par ung très riche rubis 
ou dyamant qu'il lui mettra au moyen doy. Des 
fesies et de l'assemblée des dames qui y seront, 
le prince s'en rapporte à lui, conmie à celui qui 
aime son honneur. 

. Comment les Roys et autres (jrans princes font les 
harons.et autres nobles hommes vicontcs : 

Quant le baron et autre grant noble homme a 
deux ou trois baronnies siennes ou acquises, 
dont la meindre doit estre de dix nobles hom- 
mes de foy, son Roy ou prince par qui il doit 



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DU BLASON 277 

estre fait viconte, doit estre en place publique 
assiz, et assez près doit estre le viconte à 
genoulx, auquel il fera faire les seremens des 
dessusdictes baronnies assemblées toutes en 
une seule seigneurie, c'estassavoir le viconte ; 
et ce fait, alo: s son prince par ung anel, comme 
dit est, des autres dignitez le met en possession. 

Comnicnt les Roys et princes font les barons : 

Quant ung chevalier ou escuier a la terre de 
six bacheliers, c'estassavoir qui ne sont pas 
barons ne bannerez, et ont assez de quoy main- 
tenir Testât de chevalerie, lequel est du moins 
povoir vivre et maintenir quatre chevaulx au 
service de la guerre, le Roy ou son prince lui 
peut licitement donner la bannière à la première 
bataille où il se trouvera ; et en la seconde il est 
bannerez ; et en la tierce il est baron bannerez ; 
c'estassavoir avant le commencer de la bataille, 
il doit venir à son prince ou à son lieutenant, et 
lui requérir la bannière en l'ordre de chevalerie, 
s'il ne Ta; lequel seigneur, se le requérant en 

16 



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27ê TRAITÉ ÉLÉMFATAIRE 

è§t digilè, fâii baisser la làiiCe de son paiion, et 
iui côUppè la quelle, si en fait bannière. Laquelle 
yra âU dessoubz des autres pour celle foiz 
comme la derrenière de toutes, quelque noble 
qu'il soit. 

Comment se doit faire nng chevalier : 

L'escuier, quant il a bien voyagé et a esté en 
plusieurs fais d'armes dont il est sailly à son 
honneur, et qu'il a bien de quoy maintenir Tes- 
tât de chevalerie, du moins ainsi que ung che- 
valier baclieher, et comme vray noble se veult 
faire chevalier, pour plus honorablement le 
faire, fault qu'il se trouve en aucune bataille en 
grant assault ou rencontre. Lors doit adviser le 
chief ou quelque autre vaillant chevalier de la 
compaignie ; et lors il doit venir à lui demander 
et requérir la très noble ordre de chevalerie, au 
nom de Dieu, de Nostrê Dame, et de monsei- 
^•[neur saint George le bon chevalier ; et doit 
tirer son espée et la lui bailler. 

Alors le seigneur ou chevalier doit prendre 



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DU BLASON 



279 



l'espée de l'eseuier, et dire : Je te fay chevalier 
au nom de Dieu, de Xostre Dame, et de iiostre 
chief monseigneur saint George le bon cheva- 
lier, pour nostre vraye foy, saincte Eglise et 
justice loyaumont soustenir, et â ton povoir 
deffendre et garder le droit des femmes où ne 
sauras aucun reprouche, et enffans et orphelins. 

Et s'il advient que l'eseuier soit pouvre gen- 
tilhomme, le prince lui doit donner honneste- 
ment à vivre, ou ne le peut faire chevalier, et ce 
pour honneur de la très noble ordre de cheva- 
lerie, et de lui; c-ar Uiop~.se4^oit chose deshon- 
neste que le chevalier sans reprouche mendiast. 

Aucuns autres chevaliers se font au Saint- 
Sépulchre, et autres a Sainte-Katherine du 
Mont de Sinay, qui sont moult â louer ; et d'au- 
tres en voyages, en églises, en sales et autre- 
ment. Mais sur tous, ceulx qui sont fais en 
armes sont tenuz les plus vaillans et les plus 
chiers. » 



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